Archive for the tag 'Chine'

La chine veut réduire sa production de charbon

22 février 2016

La Chine compte fermer plus d’un millier de mines de charbon cette année. Dans un communiqué publié ce lundi 22 février, l’Administration nationale de l’énergie, qui régule le secteur, explique que « ces fermetures s’inscrivent dans son plan dévoilé le 5 février dernier et visant à limiter la surproduction du secteur ».
Les mines condamnées ont une capacité de production cumulée de 60 millions de tonnes. L’objectif est de supprimer quelques 500 millions de tonnes de capacités de production de charbon dans les trois à cinq ans à venir.

La Chine: premier importateur de pétrole de la planète

11 mai 2015

Dans un basculement historique, la Chine est devenue, en avril, le premier importateur de pétrole de la planète, devançant les Etats-Unis.china-oil-hands-soif-petrole

La République populaire a importé 7,37 millions de barils par jour sur le mois, devançant les 7,2 millions de barils achetés par les Américains. Les importations des Etats-Unis pourraient reprendre la première place temporairement dans le courant de l’année, mais ce changement reflète une tendance de fond. Le recours aux gaz de schiste a durablement réduit les importations américaines, tandis que la demande chinoise ne cesse de croître. Pékin a profité de la chute du cours de l’or noir sur l’année écoulée pour remplir ses réserves, à quoi s’ajoute un facteur politique depuis le printemps : la signature d’un accord sur le nucléaire iranien a poussé la Chine à augmenter ses commandes à Téhéran. La Chine est déjà le premier consommateur d’énergie au monde (depuis 2010), même si, par habitant, elle reste loin derrière les Etats-Unis (quatre fois plus) ou certains Etats du Golfe arabo-persique. Les Chinois sont aussi, depuis 2008, les premiers émetteurs de CO2 de la planète, suivis par les Américains et les Indiens.

  • Économie , Énergie
  • Commentaires fermés sur La Chine: premier importateur de pétrole de la planète

La Chine ralentie

2 mars 2015

La Chine se prépare à un nouveau ralentissement de la croissance de son économie. L’« objectif » officiel pour l’année 2015 sera dévoilé par le premier ministre, Li Keqiang, lors de la session annuelle de l’Assemblée nationale populaire qui s’ouvrira jeudi 5 mars.china

L’ambition d’atteindre 7,5 % de progression du produit intérieur brut (PIB), qui avait été affichée pour 2014, n’ayant pas été tenue, fait rare en politique chinoise – la croissance avait été de 7,4 %, son rythme le plus faible depuis 1990 -, la plupart des observateurs s’attendent à ce que la tête du parti communiste chinois (PCC) fixe cette fois un cap plus modeste. Probablement autour de 7 %, chiffre que le secrétaire du Parti, Xi Jinping, présente désormais comme la « nouvelle norme » pour le pays. La tonalité a d’ailleurs été donnée dès lundi 2 mars, avec la publication d’un rapport d’un institut d’études travaillant pour le gouvernement, le State Information Center, qui indique que la croissance devrait se situer à 7 % sur un an au premier trimestre. « La croissance continue de faire face à d’importantes pressions baissières dans un contexte d’ajustements structurels », a souligné l’institut dans le journal officiel China Securities News. À ce stade, les statistiques les plus récentes apportent toutefois des signaux quelque peu contradictoires. L’indice PMI des directeurs d’achats publié, lundi, par la banque HSBC montre que l’activité manufacturière chinoise a rebondi en février, alors que l’indice PMI officiel, diffusé dimanche par le gouvernement chinois, indique, lui, qu’il y a eu une contraction pour le deuxième mois consécutif de l’activité des usines chinoises, malgré une légère amélioration par rapport à janvier.

L’OCDE abaisse la croissance

15 septembre 2014

Cinq mois après la publication, en mai, de ses perspectives économiques mondiales, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) vient d’abaisser d’environ un demi-point ses prévisions de croissance pour les années 2014 et 2015 pour les États-Unis (+ 2,1 % et + 3,1 %) et la zone euro (+ 0,8 et + 1,1 %).
Dans une note, rendue publique lundi 15 septembre, l’organisation internationale observe que les principales économies mondiales sont entrées dans une phase de divergence. La reprise aux États-Unis « est solide », et la croissance est « conforme à sa tendance de long terme » au Japon (+ 0,9 % et + 1,1 %) et en Chine (+ 7,4 % et + 7,3 %), tandis qu’elle « se raffermit » en Inde (+ 5,7 % et + 5,9 %). En revanche, elle semble devoir rester « mitigée » dans la zone euro. Quant au Brésil, il devrait « sortir, mais modestement », de sa récession du premier semestre (+ 0,3 % et + 1,4 %), observe l’OCDE.

  • Économie
  • Commentaires fermés sur L’OCDE abaisse la croissance

Chine: reprise des introductions en bourse

2 décembre 2013

Les introductions en Bourse reprendront en Chine en janvier après avoir été suspendues pendant plus d’un an, annonce la Commission de régulation des marchés financiers chinoise (CSRC), qui s’est également engagée à simplifier les procédures de cotation.

Quelque 760 entreprises sont en attente d’une cotation sur les marchés chinois, et environ une cinquantaine devraient pouvoir être introduites en Bourse d’ici à fin janvier, indique la CSRC. L’Etat conserve un contrôle strict sur de larges pans de la deuxième économie mondiale et les introductions en Bourse dépendent d’approbations administratives arbitraires, souvent obtenues à l’issue d’une longue procédure. La CSRC, dans des directives publiées au cours du week-end, a indiqué qu’une réforme de ces mécanismes d’approbation accorderait une place plus importante au marché. Au lieu de se concentrer sur les bénéfices générés par les entreprises candidates, les autorités devraient simplement vérifier qu’elles remplissent les critères pour être cotées et laisser les investisseurs et le marché évaluer ensuite la valeur et les risques des nouveaux titres introduits, a affirmé le régulateur.

PSA: CA en baisse de 3,7%

23 octobre 2013

Alors qu’une entrée au capital de PSA Peugeot Citroën est à l’étude, le constructeur automobile voit son chiffre d’affaires en baisse de 3,7 %, à 12,1 milliards d’euros, au troisième trimestre, selon les résultats publiés par le groupe. Ces mauvais résultats tiennent en partie à cause d’un recul de ses ventes de véhicules, de la pression sur ses parts de marché en Europe et d’un taux de change défavorable. Ainsi, les ventes en Europe de PSA ont reculé de 10,9 % en volume sur neuf mois, tandis qu’en Chine elles ont bondi de 28,5 %.

La production mondiale d’acier à la baisse

23 novembre 2011

En net ralentissement la sidérurgie chinoise ne tire plus la production mondiale d’acier. Seule la Turquie augmente sa production.
Sur un an, la production mondiale d’acier a continué de grimper en octobre – en hausse de 6,2% à 123,98 millions de tonnes (Mt), annonce le dernier rapport de la World Steel Association. Le léger rebond par rapport au mois précédent, un jour de production de plus en octobre, ne suffit pas pour enrayer une tendance baissière depuis le niveau record de 129,97 Mt de mai. Un reflux confirmé par un taux d’utilisation des capacités tombé à 76,5M, son plus bas depuis les 73,6% de décembre 2010. Pour les 10 premiers mois de l’année la production mondiale a cependant encore progressé de 8,1% sur un an à 1 257,64 Mt. Cette tendance baissière est illustrée par la sidérurgie chinoise. Si sa production en octobre, 54,67 Mt est en hausse sur un an de 9,7%, elle n’a pas été aussi faible depuis février dernier, affichant une baisse de 9,3% par rapport au niveau record de mai, quand la production avait dépassé les 60 Mt. Pour les 10 premiers mois de l’année la production d’acier en Chine s’est établie à 580,79 Mt, en hausse sur un an de 11,1%. Contrairement à la Chine, la Corée et le Japon sont sur des tendances haussières. A 9,48 Mt, la production japonaise d’acier, a pratiquement retrouvé son niveau d’octobre 2010 et pour les 10 premiers mois de l’année n’est plus qu’en retrait de 1% à 90,5 Mt. Avec un niveau record de 6,09 Mt la sidérurgie coréenne a bondi de 17,8% sur un an alors que sa production pour les 10 premiers mois de l’année grimpe de 18,5% à 56,71 Mt. En hausse sur un an de 11,5% la production d’acier des Etats-Unis, 7,29 Mt s’est stabilisée au-dessus des 7 Mt. Sa production entre janvier et octobre a atteint 72,02 Mt, progressant de 6,8%. Durant la même période, la production de l’Europe de 27, 150,78 Mt, a monté de 3,6%. En octobre elle a cependant faibli de 1,1% sur un an, à 15,27 Mt. La production allemande a en particulier chuté de 4,2% par rapport à octobre 2010 à 3,69 Mt. Elle s’est tout de même appréciée de 2,7% pour les 10 premiers mois de l’année à 37,81 Mt. La sidérurgie française est l’une de rares à afficher une progression en octobre par rapport à l’année précédente, 2,8% à 1,41 Mt. Elle progresse également de 2,5% pour les 10 premiers mois de l’année à 13,33 Mt. En octobre les productions de la Russie et de l’Ukraine ont grimpé de respectivement 4,6% et 4,5% à 5,92 et 3,07 Mt. Pour les 10 premiers mois de l’année les progressions sont de 3,7% et 7,5% à 57,45 et 29,62 Mt. Mais la hausse la plus conséquente est celle de la sidérurgie turque, affichant des hausses en octobre de 12,3% à 3,08 Mt et de 18,1% à 28,14 Mt pour les 10 premiers mois de l’année. Au dix-septième rang de la sidérurgie mondiale en 2000, elle se rapproche rapidement de la huitième place, actuellement occupée par l’Ukraine.

Source : World Steel Association.

Croissance chinoise: 10,4 % en 2010

7 septembre 2011

La Chine a enregistré en 2010 une croissance de 10,4 % de son produit intérieur brut (PIB), selon un chiffre révisé en hausse de 0,1 point de pourcentage par rapport à celui annoncé en janvier, a rapporté mercredi 7 septembre le Bureau national des statistiques (BNS).
Le pays est devenue l’an dernier la deuxième économie mondiale, dépassant le Japon, qui détenait cette place derrière les Etats-Unis depuis 1968. En 2010, le PIB de la Chine s’est élevé selon les derniers calculs officiels à 40 120,2 milliards de yuans (4 453,5 milliards d’euros), soit 321,9 milliards de yuans (35,75 milliards d’euros) de plus qu’initialement annoncé. Le secteur primaire (agriculture) pèse 10,1 %, le secondaire (industrie) 46,8 % et le tertiaire (services) 43,1 %, précise le BNS. Le gouvernement chinois publie très rapidement ses indicateurs économiques, mais il s’agit de chiffres provisoires qui font fréquemment l’objet de réajustements par la suite. Au premier semestre 2011, la croissance du PIB chinois s’est légèrement ralentie à 9,6 % sur un an, selon les statistiques publiées en juillet.

  • Économie
  • Commentaires fermés sur Croissance chinoise: 10,4 % en 2010

Croissance mondiale à la baisse

12 avril 2011

D’après un rapport publié par l’agence de notation financière Fitch, la flambée du prix du pétrole combinée aux conséquences du séisme au Japon pourrait induire « des révisions à la baisse de la prévision de croissance pour 2011 et 2012″Fitch estime  que la croissance mondiale sera  3,2 %  (1) cette année et l’an prochain, après avoir atteint 3,8 % en 2010. L’agence a aussi revu à la hausse sa prévision d’inflation « et s’attend à une réponse plus précoce qu’initialement attendu de la part des autorités monétaires », autrement dit un relèvement des taux d’intérêt. Aux Etats-Unis, la croissance devrait atteindre 3 % cette année (contre 3,2 % attendus auparavant) et 2,8 % l’an prochain (contre 3,3 %). En Europe, (2) Fitch « a révisé à la baisse ses prévisions de croissance à la fois pour les principales économies et pour les pays périphériques », en raison des plans d’austérité, d’une consommation plus faible et d’un durcissement attendu de la politique monétaire. L’économie de la zone euro ne devrait croître que de 1,2 % en 2011 puis de 1,8 % en 2012, selon l’agence. Au Japon, Fitch estime que la croissance ne devrait s’établir qu’à 1 % cette année (contre 1,5 % initialement prévu), mais devrait rebondir l’an prochain à 2,2 % (contre 1,7 %), grâce à l’effort de reconstruction post-séisme. Enfin, Fitch a également légèrement révisé à la baisse ses prévisions pour le Brésil, la Chine et l’Inde, sous l’effet des politiques visant à maîtriser l’inflation.

Souce : AFP

(1) Dominique Strauss-Kahn, directeur général du FMI a indiqué, la semaine dernière à Washington, que la croissance économique mondiale devrait s’établir «autour de 4,5% cette année». Il a évoqué l’incertitude qui plane sur la conjoncture mondiale avec les troubles politiques dans plusieurs pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord ainsi que les conséquences du séisme au Japon. «Cette [croissance] moyenne cache des différences», a-t-il ajouté, évoquant les problèmes budgétaires de l’Europe . «Je suis toujours inquiet de l’éventualité que l’Europe ait une croissance faible dans les années à venir», a-t-il déclaré.

 

(2)  L’Eurozone devrait voir son économie croître de 0,5% au cours des trois premiers mois de l’année, tirée par l’économie allemande et française dans une moindre mesure, estiment trois instituts nationaux de la statistique (Insee France, Ifo Allemagne, Istat Italie) dans une étude publiée lundi 11 avril. L’activité continuera de progresser ensuite mais à un rythme moins important : + 0,4% au deuxième et troisième trimestre.

  • Économie
  • Commentaires fermés sur Croissance mondiale à la baisse

Ferrailles : Démolition navale, toujours l’Asie.

27 avril 2010

Depuis le début de l’année, 233 navires sont partis pour la démolition. L’Inde avec 120 navires (42%) reste la destination numéro 1 devant le Bangladesh, 55 (24%), le Pakistan, 25 (11%) et la Chine, 23 (9%). La démolition cumulée permettra le recyclage de près de 2 millions de tonnes de ferrailles et métaux.

La crise des cours et des volumes est derrière nous.  Les prix proposés et acceptés  par les chantiers de démolition sont en hausse :  400 $, voire 500 $ pour les pétroliers et davantage pour les navires contenant des métaux: bronze, inox, cuivre. Le record du trimestre est obtenu par le chimiquier norvégien Spirit acheté 780 $ la tonne par un chantier indien, un prix rarement atteint même en 2008. C’est le grand retour des tankers, amorcé au trimestre précédent. Alors qu’en 2009 ils représentaient moins de 20% des navires démolis, les pétroliers, chimiquiers et transporteurs de gaz constituent la première catégorie de navires partant à la casse ce trimestre avec 95 navires (41%). En dépit des annonces d’un prétendu boom sur leur démolition, 37 seulement sont des pétroliers à simple coque. Leur âge moyen est de 26,6 ans alors qu’il n’est que de 24,3 ans pour les navires à double coque, double fond ou doubles parois, un signe peut être que la difficulté de leur entretien raccourcit leur carrière. Les transporteurs de marchandises diverses, 53 navires (23 %), les porte-conteneurs 27 (12%) et les vraquiers 23 (10%) marquent le pas. En volume, l’ensemble des tankers représente plus de 1 million de tonnes soit près de 55% des ferrailles recyclées. Dix VLCC (Very Large Crude Carrier) sont partis à la déconstruction. Un certain nombre de pétroliers trés anciens, utilisés depuis des années comme site de stockage flottant et sans autonomie de propulsion sont arrivés en bout de course. C’est par exemple le cas du quinquagénaire brésilien Presidente Floriano dont la démolition avait été annoncée en 2003 mais qui continuait une sombre activité de stockage flottant sur l’Amazone. Le navire, en remorque depuis Manaus, a été accueilli à Alang en tant que « dead vessel » .

A la différence du Japon qui vient d’aider financièrement le démantèlement expérimental du New York Highway dans le chantier local de Muroran, l’Union Européenne tarde à mettre dans la réalité ses bonnes résolutions sur le démantèlement des navires.

En dépit des propositions et consultations de la direction Environnement de la Commission Européenne, les avancées réglementaires sont gelées. Les armateurs sont opposés à la création d’un fonds alimenté par les navires entrant dans les ports européens, à l’établissement d’une liste des navires prêts pour la démolition, et plus généralement à toute contrainte potentielle sur les activités de transport maritime. Les armateurs européens continuent donc d’exporter leurs épaves sans guère d’entraves.

Sur les chantiers de démolition asiatiques, les affaires continuent donc de plus belle, dans les conditions de travail maintes fois dénoncées . L’avocate Syeda Rizwana hasan, la bête noire des industriels et armateurs, continue son combat commencé en 1986. Dernières victoires en date: la fermeture au Bangladesh de 36 chantiers aux pratiques douteuses et l’interdiction aux navires en fin de vie d’accoster s’ils n’ont pas été débarrassés de leurs matériaux toxiques, en particulier l’amiante.

  • Ferrailles
  • Commentaires fermés sur Ferrailles : Démolition navale, toujours l’Asie.