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La chine hausse le ton

22 janvier 2018

Le 18 juillet dernier, la Chine  informait l’Organisation mondiale du commerce (OMC) de son intention d’interdire l’entrée sur son territoire à 24 catégories de déchets solides, dont certains plastiques, papiers et textiles. Effective depuis le 1er janvier, cette décision fait peser le risque d’un « scénario-catastrophe » pour l’environnement dans les pays riches… et met dans la panade sa propre industrie de la récupération.dechets-electroniques-chine

Depuis le 1er janvier, la porte du géant asiatique est fermée à 24 catégories de déchets solides, dont certains plastiques, papiers et textiles, une mesure annoncée seulement six mois plus tôt par Pékin, qui avance des motifs écologiques. Cette nouvelle donne du marché planétaire des déchets s’avère problématique pour les industriels américains et européens, habitués à voir une Chine avide de matières premières absorber la majeure partie de leurs déchets pour les recycler, et qui disposent de très peu de temps pour se retourner.  « C’est un séisme » et « on a toujours l’onde de choc. Cela a mis notre industrie en situation de stress car la Chine est tout simplement le premier marché mondial pour l’exportation de matières recyclables », se désole Arnaud Brunet, directeur du Bureau international du recyclage (BIR) basé à Bruxelles. L’Union européenne (UE) exporte la moitié de ses plastiques collectés et triés, dont 85% vers la Chine. Les Etats-Unis ont eux envoyé en 2016 en Chine plus de la moitié de leurs exportations de déchets de métaux non ferreux, papiers et plastiques, soit 16,2 millions de tonnes. »On va chercher des solutions alternatives, essayer d’identifier de nouveaux marchés de substitutions, à supposer qu’ils aient les capacités de traitement: on parle de l’Inde, du Pakistan ou du Cambodge », suggère M. Brunet. Mais cela pourrait prendre du temps: « Les capacités de traitement ne se déplacent pas comme ça du jour au lendemain », et dans l’immédiat l’accumulation des déchets, notamment en Europe, est « un risque majeur », prévient-il. L’interdiction de Pékin pose aussi un épineux problème aux entreprises chinoises du recyclage, extrêmement dépendantes des déchets occidentaux. « Cela va devenir difficile de travailler », admet Zhang Jinglian, propriétaire d’une société de traitement des déchets plastiques, Huizhou Qingchun. Plus de la moitié de sa « matière première » est importée et sa production va donc être réduite « d’au moins un tiers », explique-t-il à l’AFP, disant avoir dû récemment se séparer d’une dizaine d’employés. Les répercussions sont plus drastiques encore pour la société Nantong Heju, dans le Jiangsu (est): « Nous stoppons notre activité et cherchons désormais à nous reconvertir », confie un responsable à l’AFP.

Mais la décision chinoise pourrait à terme avoir pour effet positif de muscler les filières de retraitement. L’UE vient de dévoiler  sa stratégie pour réduire l’utilisation des plastiques à usage unique, avec pour objectif que tous les emballages de ce type soient recyclables d’ici 2030. Seulement 30% des déchets plastiques des Européens sont recyclés à l’heure actuelle. Le reste finit incinéré pour produire de l’énergie (39%) ou en décharge (31%). »Nous devrions utiliser cette décision pour nous remettre en question et nous demander pourquoi nous, Européens, ne sommes pas capables de recycler nos propres déchets », argue le commissaire Frans Timmermans.

(AFP)

La chine veut réduire sa production de charbon

22 février 2016

La Chine compte fermer plus d’un millier de mines de charbon cette année. Dans un communiqué publié ce lundi 22 février, l’Administration nationale de l’énergie, qui régule le secteur, explique que « ces fermetures s’inscrivent dans son plan dévoilé le 5 février dernier et visant à limiter la surproduction du secteur ».
Les mines condamnées ont une capacité de production cumulée de 60 millions de tonnes. L’objectif est de supprimer quelques 500 millions de tonnes de capacités de production de charbon dans les trois à cinq ans à venir.

La Chine: premier importateur de pétrole de la planète

11 mai 2015

Dans un basculement historique, la Chine est devenue, en avril, le premier importateur de pétrole de la planète, devançant les Etats-Unis.china-oil-hands-soif-petrole

La République populaire a importé 7,37 millions de barils par jour sur le mois, devançant les 7,2 millions de barils achetés par les Américains. Les importations des Etats-Unis pourraient reprendre la première place temporairement dans le courant de l’année, mais ce changement reflète une tendance de fond. Le recours aux gaz de schiste a durablement réduit les importations américaines, tandis que la demande chinoise ne cesse de croître. Pékin a profité de la chute du cours de l’or noir sur l’année écoulée pour remplir ses réserves, à quoi s’ajoute un facteur politique depuis le printemps : la signature d’un accord sur le nucléaire iranien a poussé la Chine à augmenter ses commandes à Téhéran. La Chine est déjà le premier consommateur d’énergie au monde (depuis 2010), même si, par habitant, elle reste loin derrière les Etats-Unis (quatre fois plus) ou certains Etats du Golfe arabo-persique. Les Chinois sont aussi, depuis 2008, les premiers émetteurs de CO2 de la planète, suivis par les Américains et les Indiens.

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La Chine ralentie

2 mars 2015

La Chine se prépare à un nouveau ralentissement de la croissance de son économie. L’« objectif » officiel pour l’année 2015 sera dévoilé par le premier ministre, Li Keqiang, lors de la session annuelle de l’Assemblée nationale populaire qui s’ouvrira jeudi 5 mars.china

L’ambition d’atteindre 7,5 % de progression du produit intérieur brut (PIB), qui avait été affichée pour 2014, n’ayant pas été tenue, fait rare en politique chinoise – la croissance avait été de 7,4 %, son rythme le plus faible depuis 1990 -, la plupart des observateurs s’attendent à ce que la tête du parti communiste chinois (PCC) fixe cette fois un cap plus modeste. Probablement autour de 7 %, chiffre que le secrétaire du Parti, Xi Jinping, présente désormais comme la « nouvelle norme » pour le pays. La tonalité a d’ailleurs été donnée dès lundi 2 mars, avec la publication d’un rapport d’un institut d’études travaillant pour le gouvernement, le State Information Center, qui indique que la croissance devrait se situer à 7 % sur un an au premier trimestre. « La croissance continue de faire face à d’importantes pressions baissières dans un contexte d’ajustements structurels », a souligné l’institut dans le journal officiel China Securities News. À ce stade, les statistiques les plus récentes apportent toutefois des signaux quelque peu contradictoires. L’indice PMI des directeurs d’achats publié, lundi, par la banque HSBC montre que l’activité manufacturière chinoise a rebondi en février, alors que l’indice PMI officiel, diffusé dimanche par le gouvernement chinois, indique, lui, qu’il y a eu une contraction pour le deuxième mois consécutif de l’activité des usines chinoises, malgré une légère amélioration par rapport à janvier.

L’OCDE abaisse la croissance

15 septembre 2014

Cinq mois après la publication, en mai, de ses perspectives économiques mondiales, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) vient d’abaisser d’environ un demi-point ses prévisions de croissance pour les années 2014 et 2015 pour les États-Unis (+ 2,1 % et + 3,1 %) et la zone euro (+ 0,8 et + 1,1 %).
Dans une note, rendue publique lundi 15 septembre, l’organisation internationale observe que les principales économies mondiales sont entrées dans une phase de divergence. La reprise aux États-Unis « est solide », et la croissance est « conforme à sa tendance de long terme » au Japon (+ 0,9 % et + 1,1 %) et en Chine (+ 7,4 % et + 7,3 %), tandis qu’elle « se raffermit » en Inde (+ 5,7 % et + 5,9 %). En revanche, elle semble devoir rester « mitigée » dans la zone euro. Quant au Brésil, il devrait « sortir, mais modestement », de sa récession du premier semestre (+ 0,3 % et + 1,4 %), observe l’OCDE.

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Chine: reprise des introductions en bourse

2 décembre 2013

Les introductions en Bourse reprendront en Chine en janvier après avoir été suspendues pendant plus d’un an, annonce la Commission de régulation des marchés financiers chinoise (CSRC), qui s’est également engagée à simplifier les procédures de cotation.

Quelque 760 entreprises sont en attente d’une cotation sur les marchés chinois, et environ une cinquantaine devraient pouvoir être introduites en Bourse d’ici à fin janvier, indique la CSRC. L’Etat conserve un contrôle strict sur de larges pans de la deuxième économie mondiale et les introductions en Bourse dépendent d’approbations administratives arbitraires, souvent obtenues à l’issue d’une longue procédure. La CSRC, dans des directives publiées au cours du week-end, a indiqué qu’une réforme de ces mécanismes d’approbation accorderait une place plus importante au marché. Au lieu de se concentrer sur les bénéfices générés par les entreprises candidates, les autorités devraient simplement vérifier qu’elles remplissent les critères pour être cotées et laisser les investisseurs et le marché évaluer ensuite la valeur et les risques des nouveaux titres introduits, a affirmé le régulateur.

PSA: CA en baisse de 3,7%

23 octobre 2013

Alors qu’une entrée au capital de PSA Peugeot Citroën est à l’étude, le constructeur automobile voit son chiffre d’affaires en baisse de 3,7 %, à 12,1 milliards d’euros, au troisième trimestre, selon les résultats publiés par le groupe. Ces mauvais résultats tiennent en partie à cause d’un recul de ses ventes de véhicules, de la pression sur ses parts de marché en Europe et d’un taux de change défavorable. Ainsi, les ventes en Europe de PSA ont reculé de 10,9 % en volume sur neuf mois, tandis qu’en Chine elles ont bondi de 28,5 %.

La production mondiale d’acier à la baisse

23 novembre 2011

En net ralentissement la sidérurgie chinoise ne tire plus la production mondiale d’acier. Seule la Turquie augmente sa production.
Sur un an, la production mondiale d’acier a continué de grimper en octobre – en hausse de 6,2% à 123,98 millions de tonnes (Mt), annonce le dernier rapport de la World Steel Association. Le léger rebond par rapport au mois précédent, un jour de production de plus en octobre, ne suffit pas pour enrayer une tendance baissière depuis le niveau record de 129,97 Mt de mai. Un reflux confirmé par un taux d’utilisation des capacités tombé à 76,5M, son plus bas depuis les 73,6% de décembre 2010. Pour les 10 premiers mois de l’année la production mondiale a cependant encore progressé de 8,1% sur un an à 1 257,64 Mt. Cette tendance baissière est illustrée par la sidérurgie chinoise. Si sa production en octobre, 54,67 Mt est en hausse sur un an de 9,7%, elle n’a pas été aussi faible depuis février dernier, affichant une baisse de 9,3% par rapport au niveau record de mai, quand la production avait dépassé les 60 Mt. Pour les 10 premiers mois de l’année la production d’acier en Chine s’est établie à 580,79 Mt, en hausse sur un an de 11,1%. Contrairement à la Chine, la Corée et le Japon sont sur des tendances haussières. A 9,48 Mt, la production japonaise d’acier, a pratiquement retrouvé son niveau d’octobre 2010 et pour les 10 premiers mois de l’année n’est plus qu’en retrait de 1% à 90,5 Mt. Avec un niveau record de 6,09 Mt la sidérurgie coréenne a bondi de 17,8% sur un an alors que sa production pour les 10 premiers mois de l’année grimpe de 18,5% à 56,71 Mt. En hausse sur un an de 11,5% la production d’acier des Etats-Unis, 7,29 Mt s’est stabilisée au-dessus des 7 Mt. Sa production entre janvier et octobre a atteint 72,02 Mt, progressant de 6,8%. Durant la même période, la production de l’Europe de 27, 150,78 Mt, a monté de 3,6%. En octobre elle a cependant faibli de 1,1% sur un an, à 15,27 Mt. La production allemande a en particulier chuté de 4,2% par rapport à octobre 2010 à 3,69 Mt. Elle s’est tout de même appréciée de 2,7% pour les 10 premiers mois de l’année à 37,81 Mt. La sidérurgie française est l’une de rares à afficher une progression en octobre par rapport à l’année précédente, 2,8% à 1,41 Mt. Elle progresse également de 2,5% pour les 10 premiers mois de l’année à 13,33 Mt. En octobre les productions de la Russie et de l’Ukraine ont grimpé de respectivement 4,6% et 4,5% à 5,92 et 3,07 Mt. Pour les 10 premiers mois de l’année les progressions sont de 3,7% et 7,5% à 57,45 et 29,62 Mt. Mais la hausse la plus conséquente est celle de la sidérurgie turque, affichant des hausses en octobre de 12,3% à 3,08 Mt et de 18,1% à 28,14 Mt pour les 10 premiers mois de l’année. Au dix-septième rang de la sidérurgie mondiale en 2000, elle se rapproche rapidement de la huitième place, actuellement occupée par l’Ukraine.

Source : World Steel Association.

Croissance chinoise: 10,4 % en 2010

7 septembre 2011

La Chine a enregistré en 2010 une croissance de 10,4 % de son produit intérieur brut (PIB), selon un chiffre révisé en hausse de 0,1 point de pourcentage par rapport à celui annoncé en janvier, a rapporté mercredi 7 septembre le Bureau national des statistiques (BNS).
Le pays est devenue l’an dernier la deuxième économie mondiale, dépassant le Japon, qui détenait cette place derrière les Etats-Unis depuis 1968. En 2010, le PIB de la Chine s’est élevé selon les derniers calculs officiels à 40 120,2 milliards de yuans (4 453,5 milliards d’euros), soit 321,9 milliards de yuans (35,75 milliards d’euros) de plus qu’initialement annoncé. Le secteur primaire (agriculture) pèse 10,1 %, le secondaire (industrie) 46,8 % et le tertiaire (services) 43,1 %, précise le BNS. Le gouvernement chinois publie très rapidement ses indicateurs économiques, mais il s’agit de chiffres provisoires qui font fréquemment l’objet de réajustements par la suite. Au premier semestre 2011, la croissance du PIB chinois s’est légèrement ralentie à 9,6 % sur un an, selon les statistiques publiées en juillet.

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Croissance mondiale à la baisse

12 avril 2011

D’après un rapport publié par l’agence de notation financière Fitch, la flambée du prix du pétrole combinée aux conséquences du séisme au Japon pourrait induire « des révisions à la baisse de la prévision de croissance pour 2011 et 2012″Fitch estime  que la croissance mondiale sera  3,2 %  (1) cette année et l’an prochain, après avoir atteint 3,8 % en 2010. L’agence a aussi revu à la hausse sa prévision d’inflation « et s’attend à une réponse plus précoce qu’initialement attendu de la part des autorités monétaires », autrement dit un relèvement des taux d’intérêt. Aux Etats-Unis, la croissance devrait atteindre 3 % cette année (contre 3,2 % attendus auparavant) et 2,8 % l’an prochain (contre 3,3 %). En Europe, (2) Fitch « a révisé à la baisse ses prévisions de croissance à la fois pour les principales économies et pour les pays périphériques », en raison des plans d’austérité, d’une consommation plus faible et d’un durcissement attendu de la politique monétaire. L’économie de la zone euro ne devrait croître que de 1,2 % en 2011 puis de 1,8 % en 2012, selon l’agence. Au Japon, Fitch estime que la croissance ne devrait s’établir qu’à 1 % cette année (contre 1,5 % initialement prévu), mais devrait rebondir l’an prochain à 2,2 % (contre 1,7 %), grâce à l’effort de reconstruction post-séisme. Enfin, Fitch a également légèrement révisé à la baisse ses prévisions pour le Brésil, la Chine et l’Inde, sous l’effet des politiques visant à maîtriser l’inflation.

Souce : AFP

(1) Dominique Strauss-Kahn, directeur général du FMI a indiqué, la semaine dernière à Washington, que la croissance économique mondiale devrait s’établir «autour de 4,5% cette année». Il a évoqué l’incertitude qui plane sur la conjoncture mondiale avec les troubles politiques dans plusieurs pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord ainsi que les conséquences du séisme au Japon. «Cette [croissance] moyenne cache des différences», a-t-il ajouté, évoquant les problèmes budgétaires de l’Europe . «Je suis toujours inquiet de l’éventualité que l’Europe ait une croissance faible dans les années à venir», a-t-il déclaré.

 

(2)  L’Eurozone devrait voir son économie croître de 0,5% au cours des trois premiers mois de l’année, tirée par l’économie allemande et française dans une moindre mesure, estiment trois instituts nationaux de la statistique (Insee France, Ifo Allemagne, Istat Italie) dans une étude publiée lundi 11 avril. L’activité continuera de progresser ensuite mais à un rythme moins important : + 0,4% au deuxième et troisième trimestre.

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