Archive for the tag 'Ascométal'

Franck Supplisson quitte Ascométal

4 octobre 2016

Deux ans et demi après avoir repris Ascométal à la barre du tribunal de commerce, Franck Supplisson quitte la direction du spécialiste français des aciers spéciaux.fd

Il est remplacé par Alex Nick, directeur d’ArcelorMittal Luxembourg, comme le révéle « Le Républicain Lorrain ». En juin 2014, lorsqu’il reprend Ascometal, Franck Supplisson s’engage à conserver 1.820 salariés sur les 1.900 de l’entreprise, et à ne fermer aucune des six usines françaises. En 2015, Ascometal réalise un résultat de 66 millions d’euros pour un CA de 829 millions. « Nous serons à l’équilibre pour 2016!» indique Franck Supplisson. Après avoir annoncé en juillet le rachat de l’aciérie de Saint-Saulve (59) à Vallourec, le groupe a présenté à ses syndicats fin août une vaste réorganisation de ses sites, qui prévoit notamment l’arrêt de l’aciérie de Dunkerque-Leffrinckouke (59), employant 179 salariés.

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Asco-Industries en lutte pour la reprise de Vallourec Saint-Saulve (Nord)

21 juin 2016

Ascométal, maintenant « Asco-Industries » depuis sa reprise, le 27 mai 2014, par l’industriel français Franck Supplisson, fonctionne à 40 % de sa capacité.  Les 478 salariés du site de Leffrinckoucke doivent donc chômer une semaine par mois.  La crise mondiale  de l’acier combinée à celle du pétrole provoquent un affaiblissement considérable des carnets de commande.vallourec_thierry_truck« Nous n’avons quasiment plus de livraisons sur ce marché (du pétrole) » dit-on du côté de l’aciériste nordiste! De plus, le dumping exercé par la Chine, qui écoule son excédent d’acier en Europe, provoque une baisse généralisée  des prix  de l’acier.

Dans ce contexte, Asco-Industries mise sur une nouvelle activité – la production de poudre d’acier –, et le rachat de l’aciérie de Vallourec-Saint-Saulve, qui cherche un repreneur depuis avril 2015. « Notre aciérie est vieillissante, alors que celle de Vallourec a obtenu un investissement de 110 millions ». Du côté de chez  Vallourec-Saint-Saulve une décision  devrait  tomber en juillet.  Mais Asco-Industrie devra compter sur deux autres repreneurs pour contrarier ses ambitions. En visite dans le Valenciennois début juin, le ministre de l’Économie Emmanuel Macron expliquait que plusieurs repreneurs étaient en lice. Et pas qu’Ascométal, qui tient pourtant la corde depuis plus d’un an. Une information confirmée aux organisations syndicales depuis par Denis Husson, directeur des Affaires sociales de Vallourec, et le directeur de l’aciérie de Saint-Saulve.1054431916_B975941335Z.1_20150630070004_000_G764P7OCA.3-0

Après Asco-Industrie, un second partenaire potentiel est entré sur la « plate-forme » de consultation des principaux documents d’information sur une société à vendre. Asco n’est donc plus le seul partenaire potentiel en lice . Vallourec espère même entrer en négociations exclusives avec l’un des deux partenaires avant fin juillet, avec, selon l’intersyndicale de l’aciérie, « une offre engageante ». Comme le ministre, Vallourec souhaite le partenaire qui « assurera la meilleure pérennité de l’aciérie ». À suivre…

(Reuters)

Treize candidats ont déposé des offres de reprise pour Ascométal

9 avril 2014

Treize candidats ont déposé des offres de reprise pour le groupe sidérurgique Ascométal en redressement depuis le 7 mars dernier.

Ascométal à Fos sur mer

«Treize offres de reprise ont été déposées», a indiqué une source syndicale, précisant que quatre d’entre elles ne portaient que sur le rachat des centrales hydro-électriques de Savoie de l’entreprise, en redressement judiciaire, depuis début mars. Les offres doivent être officiellement présentées aux représentants du personnel lors d’un Comité central d’entreprise (CCE), demain jeudi.  Le calendrier devrait également être précisé à cette occasion. Selon cette source syndicale, une offre émane d’Anchorage, fonds américain, soutenu par les créanciers d’Ascométal, et une autre du fonds américain Apollo, actionnaire d’Ascométal. Les autres offres ont été déposées par «Venete, Farinia, Gerdau, Klesch, Supplisson MA Steel et Peak rock capital», et quatre autres seulement pour les centrales par «BKW, Direct NRJ, Greg et HLD», a ajouté notre source syndicale. Arcelor Mittal et Riva Steel, qui avaient visité les usines, ont donc disparu de la liste des repreneurs potentiels…L’offre d’Anchorage, soutenue par les banques créancières Morgan Stanley et Bank of America, porte sur tout le périmètre d’Ascométal, à l’exception du site du Cheylas (Isère), a indiqué à l’AFP, une autre source, proche du dossier. «Cette offre est financée à 100% avec 40 millions d’euros apportés en cash immédiatement» et elle prévoit 90 millions d’euros d’investissements sur trois ans, dont 25 millions sur le site de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), a-t-elle ajouté, précisant qu’une enveloppe de 9 millions d’euros est accordée au personnel du Cheylas. Selon la source, le fonds américain s’est également engagé à ne procéder à aucun plan social «pendant au moins deux ans» et propose de placer à la tête du groupe l’industriel français Philippe Royer, ex-président de Manoir industries, tout en «conservant le management et en le renforçant». 

Plombé par une dette de 360 millions d’euros, Ascométal avait été placé en redressement judiciaire le 7 mars, après l’échec des négociations engagées entre son actionnaire, le fonds américain Apollo, et ses banques créancières. Leader des aciers spéciaux pour l’automobile et l’industrie pétrolière, Ascométal compte trois grosses usines en France: Dunkerque (Nord), Hagondange (Moselle) et Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône). Le groupe a aussi des sites à Custines (Meurthe-et-Moselle), Le Marais (Loire) et Le Cheylas (Isère).

(Avec A.F.P.)

24 heures d’espoir pour Ascométal

7 mars 2014

Le tribunal de commerce de Nanterre a accordé jeudi un sursis de 24 heures au groupe sidérurgique Ascométal pour permettre à son actionnaire et ses créanciers de trouver un accord et éviter la mise en redressement judiciaire.

«Le tribunal rendra sa décision demain (vendredi) matin. Les parties continuent à négocier dans l’espoir qu’un accord puisse être trouvé», a indiqué à l’AFP une source proche de l’entreprise, à la sortie de l’audience.

Ascométal en probable redressement judiciaire

6 mars 2014

Après Florange, c’est un nouveau coup dur qui se dessine pour la sidérurgie française. Le groupe Ascométal a déclaré être en état de cessation de paiement, a-t-on appris de sources syndicales. « La direction nous a annoncé qu’elle allait déposer jeudi 6 mars une demande de mise en redressement judiciaire devant le tribunal de commerce de Nanterre », assure Christian Pantoustier, délégué CGT à l’usine Ascométal de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône).
Concrètement, cette entreprise de 2000 salariés dont 550 à Leffrinckouke dans le Nord, spécialiste des aciers spéciaux, fait l’objet depuis plusieurs mois d’un bras de fer entre son actionnaire, le fonds d’investissement américain Apollo, et ses banques, américaines elle aussi, Morgan Stanley et Bank of America. « Ascométal porte une dette d’environ 360 millions d’euros qu’elle n’arrive plus à rembourser », explique un proche du sidérurgiste français. Mais Apollo et ses banques n’arrivant pas à s’entendre sur un rééchelonnement de cette dette, la direction de l’entreprise a décidé de durcir le ton. « Compte tenu de la situation financière de l’entreprise et dans l’hypothèse où un accord n’interviendrait pas entre Apollo et les banques créancières, une procédure de redressement judiciaire devra être engagée jeudi devant le tribunal de commerce de Nanterre », a confirmé à l’AFP un porte-parole d’Ascométal.

Valdunes Leffrinckouke menacée

A Bercy, où l’on suit le dossier de près, on disait négocier d’arrache-pied pour éviter cette mise en redressement judiciaire, dont les conséquences pour les 1900 salariés d’Ascométal sont difficilement mesurables. « On assiste à une bataille entre un fonds et des banques américaines dans laquelle un fleuron industriel français est pris en otage et voit sa survie menacée, ce n’est pas acceptable », explique-t-on dans l’entourage d’Arnaud Montebourg, le ministre du redressement productif . L’état français a déjà montré ses limites dans une telle situation. À Leffrinckouke, Ascométal travaille sur le même site que Valdunes à qui il livre l’acier nécessaire à la production des roues ferroviaires. Déjà en grande difficulté, Valdunes près de 200 salariés, voit son avenir se noircir un peu plus également.