Archive for the tag 'ArcelorMittal'

Franck Supplisson quitte Ascométal

4 octobre 2016

Deux ans et demi après avoir repris Ascométal à la barre du tribunal de commerce, Franck Supplisson quitte la direction du spécialiste français des aciers spéciaux.fd

Il est remplacé par Alex Nick, directeur d’ArcelorMittal Luxembourg, comme le révéle « Le Républicain Lorrain ». En juin 2014, lorsqu’il reprend Ascometal, Franck Supplisson s’engage à conserver 1.820 salariés sur les 1.900 de l’entreprise, et à ne fermer aucune des six usines françaises. En 2015, Ascometal réalise un résultat de 66 millions d’euros pour un CA de 829 millions. « Nous serons à l’équilibre pour 2016!» indique Franck Supplisson. Après avoir annoncé en juillet le rachat de l’aciérie de Saint-Saulve (59) à Vallourec, le groupe a présenté à ses syndicats fin août une vaste réorganisation de ses sites, qui prévoit notamment l’arrêt de l’aciérie de Dunkerque-Leffrinckouke (59), employant 179 salariés.

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Renzi veut nationaliser Ilva

30 novembre 2014

Le chef du gouvernement italien, Matteo Renzi, a expliqué qu’il envisageait une nationalisation provisoire, durant « deux ou trois ans », comme solution possible au problème de l’aciérie Ilva – la plus grande d’Europe, stratégique pour le pays en termes d’emploi et de production sidérurgique – en difficulté.  000005705_5   «A Tarante », ville des Pouilles (sud de l’Italie) où se trouve l’aciérie, « nous réfléchissons si nous devons intervenir sur Ilva avec un organisme public », a déclaré M. Renzi dans une interview publiée dimanche par le quotidien La Repubblica. « Nous pourrions remettre sur pied la société en deux-trois ans, défendre l’emploi, protéger l’environnement puis la remettre sur le marché », a-t-il poursuivi. Dans le cas d’Ilva « il y a trois hypothèses : l’acquisition de la part de groupes étrangers, de la part de groupes italiens et l’intervention publique », a énuméré M. Renzi. « Je suis favorable à ce que l’acier soit géré par des privés », mais si une solution satisfaisante n’était pas possible « je préfère intervenir directement pendant quelques années puis la remettre sur le marché », a-t-il conclu. Ilva a reçu mercredi une offre non contraignante du groupe sidérurgique ArcelorMittal, allié à son homologue italien Marcegaglia, qui doit être examinée par l’administrateur judiciaire Piero Gnudi. Elle est à ce stade la seule offre reçue, même si le groupe n’exclut pas d’en recevoir d’autres, notamment du groupe Italien Arvedi. Le complexe sidérurgique d’Ilva est menacé à cause de ses pertes qui se montent à près de 80 millions d’euros par mois, selon la fédération italienne de l’acier Federacciai.

Selon la presse italienne, ArcelorMittal et Marcegaglia sont considérés comme ayant les meilleures chances de racheter Ilva, détenue à 90 % par la famille Riva, et, depuis juin 2013, sous administration extraordinaire du commissaire Piero Gnudi à la suite d’une série de graves problèmes de pollution et d’autres poursuites judiciaires à l’encontre des Riva. Ce dossier très complexe constitue un cocktail explosif de questions environnementales, sociales, judiciaires et économiques. La fermeture de l’aciérie, réclamée par les autorités judiciaires locales, a fait l’objet l’an dernier d’un bras de fer entre les différentes parties intéressées. Le groupe Ilva a produit l’an dernier 5,7 millions de tonnes d’acier dont un quart est parti à l’exportation. Il employait à la fin de 2013, 16 200 personnes directement, auxquelles s’ajoutent 8 000 à 10 000 emplois indirects. A Tarente, ville défavorisée, le chômage dépasse les 30 %.

(AFP)

L’acièrie ILVA de Tarente toujours dans l’incertitude

29 octobre 2014

Le gouvernement italien cherche toujours à favoriser la création d’une « bad company » sur le modèle d’Alitalia afin d’encourager le géant de l’acier ArcelorMittal à se lancer dans la reprise de Ilva, plus grand complexe sidérurgique européen.
Six mois après le décès d’Emilio Riva, 88 ans, président fondateur du groupe italien RIVA, un des plus importants producteurs d’acier en Europe, le complexe sidérurgique Ilva de Tarente (détenu à 62 % par le groupe Riva), reste dans l’incertitude sur son avenir et attend son repreneur . Deux offres émanant de deux groupes étrangers, ArcelorMittal et l’indien Jindal (JSW), devaient être formalisées . L’un comme l’autre ont envoyé des équipes sur le site du complexe basé à Tarente, dans les Pouilles. En vue de « stimuler » l’offre d’ArcelorMittal, le ministère du Développement économique italien est prêt à envisager la création d’une « bad company » destinée à purger ILVA de ses actifs douteux et de son lourd passif, notamment sur le respect de l’environnement.
« Malgré la gravité de la situation financière d’Ilva, les négociations sont toujours en cours. On ne connaît pas encore la valeur des actifs et qui rachète quoi », explique une source proche du dossier. Selon Reuters, ArcelorMittal serait néanmoins prêt à déposer une offre conjointe avec Marcegaglia, de même que le groupe indien JSW Steel de Sajjan Jindal. Bien que principalement intéressé par les aciéries de Lucchini à Piombino, en Toscane, ce dernier aurait déjà sondé le gouvernement Renzi en vue d’une reprise du site de Tarente (12.000 salariés) qui lui permettrait d’entrer de plain-pied sur le marché européen.

« Le gouvernement cherche à tout faire pour sauver les 12.000 emplois de l’Ilva. Mais le nœud central reste la création d’une ‘’bad company’’ – sur le modèle du schéma choisi pour Alitalia –, pour prendre en charge la dette et le plan de bonification », explique un proche des tractations. A la différence près que la « bad company » sera dotée du 1,2 milliard d’actifs confisqué par les tribunaux. « Sans cela, Ilva est destiné à mourir, car nul ne va reprendre à son compte la responsabilité de quarante-cinq ans de dommages environnementaux. » Cinq mois après la nomination du nouveau commissaire extraordinaire Piero Gnudi (ex-président d’Enel), le gouvernement Renzi souhaite boucler au plus tôt le sauvetage du plus grand site sidérurgique d’Europe, qui a fait l’objet d’une mise sous séquestre partielle pour ses atteintes répétées à l’environnement.

Malgré un besoin d’argent frais urgent estimé à 650 millions d’euros, la filiale du groupe Riva a péniblement obtenu un prêt-relais de 250 millions d’euros en septembre. Le groupe familial Marcegaglia (7.000 salariés et 4 milliards d’euros de chiffre d’affaires) a confirmé son intérêt, au côté d’ArcelorMittal, mais sous réserve d’une clarification urgente de la valeur des actifs et d’une rupture claire avec le passé.
De fait, les besoins d’investissement en vue d’assurer la « remise aux normes » du site sont évalués à 2 milliards d’euros, outre son 1,2 milliard d’euros d’endettement. Selon « Il Corriere di Taranto », ArcelorMittal aurait avancé un prix maximal de 250 millions d’euros en fonction de la révision du plan industriel de 4 milliards d’euros jusqu’en 2020 annoncé en mai. Mais le prix pourrait aussi être proche de zéro, voire négatif, en fonction du périmètre final retenu.

ArcelorMittal démarrage d’une nouvelle ligne de production

23 septembre 2013

ArcelorMittal annonce le démarrage d’une nouvelle ligne de production, d’une capacité de 120.000 tonnes par an, dans son usine de Saint-Chély d’Apcher (Lozère). L’investissement total se monte à 90 millions d’euros. « La ligne de recuit continu sera consacrée au marché en forte croissance des aciers électriques haut de gamme », explique le Groupe. Cette nouvelle ligne vient confirmer et renforcer la place essentielle du site de Saint-Chély d’Apcher, qui emploie plus de 200 personnes, dans le dispositif industriel du Groupe ArcelorMittal en Europe.

ArcelorMittal pourrait supprimer 1 300 emplois supplémentaires en Belgique

24 janvier 2013

ArcelorMittal a annoncé, jeudi 24 janvier, son intention de fermer une cokerie et six lignes de production sur son site de Liège, en Belgique. Cette décision affectera 1 300 salariés. « C’est 1 300 (emplois supprimés) en plus des 790 concernés par la fermeture de la « phase à chaud » annoncée en octobre 2011! » a déclaré le responsable local du syndicat CSC, David Camerini.
Le premier ministre belge, Elio Di Rupo, fera part jeudi au PDG d’ArcelorMittal Lakshmi Mittal, de « l’incompréhension »des autorités belges. « Je soutiens les travailleurs. C’est le premier message cette après-midi lors de ma rencontre avec Lakshmi Mittal », a déclaré sur Twitter, Elio Di Rupo, qui participe au 43e Forum économique mondial (WEF) à Davos.