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BIR à Miami: bilan ferrailles

17 juin 2014

La tenue du dernier Congrès du BIR, à Miami, du 1er au 4 juin dernier, a été l’occasion de la publication des statistiques annuelles de l’industrie des ferrailles. Ces statistiques confirment ce que le marché  laissait pressentir. La consommation de ferrailles, dans le monde  (580 000 000 t) a progressé de 1.8 % tandis que la production d’acier augmentait de 3 % à 1 607 000 000 t.

La production de la filière électrique a reculé de 2/10ème de point à 29 % de la production totale d’acier. La consommation de ferrailles a diminué au sein de l’Union Européenne (-4.6 %), en Turquie (-6 %) et en Russie (-3.5 %). Elle a progressé en Chine (+2 %), au Japon (+3.2 %) et en Corée du Sud (+0.3 %). Elle n’a pas connu d’évolution aux Etats-Unis. La proportion de ferrailles consommées par tonne d’acier produite a légèrement diminué. L’activité sur le marché mondial des ferrailles est en repli de 9.5 % à 99 millions de tonnes. 30 % de ces échanges se sont déroulés entre les marchés de l’Union Européenne.

 

Bjorn Grufman, Président du BIR

Le Président du BIR, Bureau International du Recyclage, Bjorn Grufman a fait le bilan de l’année 2013. C’est, selon lui, « la plus mauvaise année » vécue par les entreprises de recyclage à travers le monde depuis longtemps. « La faute est là : mettre au crédit des marchés financiers, responsables de la crise de l’Euro de 2012 qui, engendrant une gigantesque surcapacité de l’industrie sidérurgique, a eu pour conséquence une réduction drastique de production en Europe, notamment. Réduction de production qui a évidemment gravement affecté le marché des matières premières recyclées. La disponibilité de ferrailles s’est réduite en raison du ralentissement de l’activité industrielle tandis que les prix des ferrailles ont baissé en raison de la surcapacité de production d’acier. Aujourd’hui, notre industrie est dans une situation de surcapacité plus grande encore que celle de l’acier ».

Arcelor: prévisions à la hausse … pour 2011.

18 février 2011

Arcelor a publié ses résultats pour le quatrième trimestre 2010.
A un peu plus de 78 milliards de dollars, le chiffre d’affaires est en dessous des prévisions fixées par les analystes à 83 milliards de dollars. L’excédent brut d’exploitation est dans le bas de la fourchette: 8.525 millions de dollars. Il est inférieur à la fourchette estimative (entre 8.655 millions et 9.055 millions de dollars). Les bonnes nouvelles résident dans les prévisions. L’année 2011 s’annonce meilleure que 2010 et la reprise de la demande d’acier devrait se poursuivre. Le taux d’utilisation des capacités va continuer à augmenter, passant de 69% au quatrième trimestre à 76% au premier trimestre 2011. Les prix de vente sont attendus en hausse, comme l’Ebitda (1) à la tonne. Cela signifie-t-il pour autant que les marges vont continuer à se redresser ? Cela n’est pas sûr : les coûts opérationnels devraient afficher une hausse par rapport au quatrième trimestre 2010, sous l’effet de l’augmentation des prix des matières premières. La production d’acier propre au groupe doit augmenter de 10% cette année, ce qui va toutefois limiter un peu l’explosion de la facture des achats de ces matières premières.

(1) Il s’agit du profit avant déduction des charges financières, des impôts et taxes, des dotations aux amortissements et aux provisions (dépréciations…). A comparer à l’EBE français qui est l’Excédent Brut d’Exploitation (EBE)

L’acier se porte bien.

7 février 2011

La production mondiale d’acier brut a atteint un niveau historique de 1,41 milliard de tonnes en 2010, une progression de 15% par rapport à 2009, selon les chiffres publiés par la fédération mondiale de l’acier (World Steel Association). La reprise du secteur se confirme, et au-delà des niveaux antérieurs à la crise économique et financière. En 2007, la production avait atteint 1,34 milliard de tonnes, déjà un record.
Etats-Unis, Japon, Russie, Allemagne… la plupart des pays qui sont d’importants producteurs d’acier ont réalisé l’an dernier une croissance à deux chiffres.« Cette croissance s’explique par la reprise de l’économie mondiale » indique Soo Jung Kim, une porte-parole de la WSA. L’année 2009, encore marquée par la crise, avait vu la production mondiale d’acier reculer de 8% à 1,22 milliard de tonnes. Les pays d’Amérique du Nord (+35,7%) et de l’UE (+24,5%) bénéficient toutefois d’une base de comparaison favorable par rapport à l’Asie (+11,8%) et la CIS (+11,2%), fait-elle remarquer.Avec une production de 626,7 millions de tonnes, la Chine est de très loin le premier producteur mondial. Même si la croissance de sa production d’acier (+9,3%) reste inférieure au niveau antérieur à la crise, elle est suffisante pour tirer la production mondiale à vers des sommets. « La demande en Chine est plus forte qu’ailleurs en raison de la production automobile et de l’industrie navale » précise Soo Jung Kim. Deuxième et troisième sur le podium, le Japon (+25,2% à 109,6 millions de tonnes) et les Etats-Unis (+38,5% à 80,6 millions de tonnes) ont nettement redressé leur production. La croissance du marché nippon s’explique notamment par une hausse des exportations contrebalançant la faiblesse de la demande locale, selon la Fédération japonaise du Fer et de l’Acier. L’Europe des Vingt-Sept a le vent en poupe, avec une production de 172,9 millions de tonnes en 2010. La France a grimpé de 20%, même si elle reste en dessous de son niveau de 2007. L’Allemagne a bondi de 34%. Par contre, la production du Royaume-Uni a baissé de 3,7%, « en raison de problème survenus à la fin de l’année dans la chaîne d’approvisionnement », affirme la fédération UK Steel. Les prix de l’acier, très sensibles au coût des matières premières, devraient connaître une hausse sensible durant l’année. Selon les experts de la sidérurgie mondiale interrogés par le Financial Times, le prix des laminés à chaud devrait progresser en moyenne de 32% en 2011. Pour le consultant britannique Hatch Corporate Finance, l’augmentation des prix pourrait aller jusqu’à 66% en un an. Les patrons des trois aciéristes indiens Tata Steel, Essar et JSW tablent quant à eux sur appréciation de 25%. Le sidérurgiste autrichien Voestalpine ne prévoit que 13%. L’Australien Macquarie Research envisage une hausse moyenne de 13,8%.

Source World Steel Association