L’ « Airpocalypse » s’installe sur une partie de la Chine

26 février 2014

L’ « Airpocalypse » s’installe sur une partie de la Chine : depuis une semaine, le nord du pays suffoque de nouveau sous une épaisse pollution atmosphérique. A tel point que les plus importants distributeurs de masques respiratoires filtrants étaient en rupture de stock mercredi 26 février.

Pékin enveloppée par la pollution

La densité de particules PM 2,5 (de 2,5 micromètres de diamètre, les plus dangereuses) a atteint mercredi matin à Pékin, en alerte, un seuil de 557 microgrammes par mètre cube, selon l’ambassade américaine. Dans la province environnante du Hebei, connue pour ses industries lourdes très polluantes, la ville de Xinji a, elle, enregistré 761 microgrammes. De telles situations sont désormais surnommées «airpocalypses» en Chine. Pour rappel, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande un plafond maximum de 25 μg/m, tandis que les autorités chinoises elles-mêmes estiment qu’au-dessus de 300, il est « dangereux » de rester dehors. Elles ont conseillé mercredi à des millions d’habitants de rester si possible à leur domicile, face à la forte pollution atmosphérique persistante contre laquelle quelques mesures locales ont été par ailleurs annoncées. La capitale chinoise étouffe  sous un épais brouillard de particules nocives, après avoir connu à plusieurs reprises en janvier d’autres pics de pollution d’une densité inédite.

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