Archive for the 'Aciéries – Sidérurgies' Category

Prix ferraille E 40 / 2016

20 juin 2016

E40

ArcelorMittal accuse 8 milliards de perte

8 février 2016

Le groupe sidérurgique ArcelorMittal a annoncé ce vendredi 5 février une perte nette de 7,946 milliards de dollars en 2015, contre 1,086 milliard un an plus tôt, plombé par l’effondrement du cours du minerai de fer et la concurrence de la Chine.1746699189_B971496343Z.1_20131127185529_000_GLL1IVCH7.1-0

La société prévoit pour 2016 un excédent brut d’exploitation (Ebitda*) de 4,5 milliards de dollars, soit moins que les 5,2 milliards dégagés en 2015, et annonce le lancement d’un nouveau plan de restructuration, destiné à améliorer son excédent brut d’exploitation structurel d’environ 3 milliards de dollars d’ici à 2020. ArcelorMittal a également annoncé qu’il comptait procéder à une augmentation de capital de trois milliards de dollars (2,7 milliards d’euros) afin de réduire sa dette dans un contexte défavorable pour les secteurs sidérurgique et minier. ArcelorMittal-Galati-726x400

Le premier sidérurgiste mondial ajoute qu’il recevra un milliard de dollars environ de la cession d’une participation de 35% dans Gestamp, un spécialiste de l’acier pour l’automobile. Cette cession de la participation au principal actionnaire, la famille Riberas, rapportera 875 millions d’euros à ArcelorMittal. Le paiement de cette transaction devrait intervenir lors des six prochains mois. « Cette augmentation de capital, combinée à la vente de notre participation minoritaire dans Gestamp, accélèrera le plan de réduction de la dette de la société et nous permettra de ramener la dette nette à moins de 12 milliards de dollars », explique le PDG Lakshmi Mittal. « 2016 va encore être une année difficile pour nos industries » a ajouté Lakshmi Mittal.

À 3,48 euros l’action, ArcelorMittal vaut à peine 6,3 milliards d’euros en Bourse. Contre 22 milliards en 2006, lors de la fusion entre Arcélor et Mittal.

(*) EBITDA
Sigle anglais pour Earnings Before Interest, Taxes, Depreciation, and Amortization, l’EBITDA désigne communément les revenus d’une entreprise avant soustraction des intérêts, impôts, dotations aux amortissements et provisions sur immobilisations. Indicateur des résultats économiques d’une entreprise créé aux États-Unis, l’EBITDA est également connu en France sous le sigle BAIIA (Bénéfices Avant Intérêts, Impôts et Amortissements) et se rapproche assez sensiblement de l’excédent brut d’exploitation (EBE).

Vallourec s’enfonce dans la crise

2 février 2016

Le scénario sombre semble se préciser pour Vallourec . Lundi 1er février 2016, la direction du fabricant de tubes en acier sans soudure a précisé les contours de son nouveau plan de restructuration. Elle a  annoncé une « réduction des capacités européennes de 50%, en centrant les activités sur les produits et solutions à haute valeur ajoutée ».000165569_5
Concrètement, pour le groupe industriel, cela passerait par la suppression de 1 500 postes en Europe, et la fermeture de deux laminoirs en France, à Saint-Saulve (Nord) et Deville-lès-Rouen (Seine-Maritime).En avril 2015, les salariés de Vallourec  avaient découvert un premier plan social, plan doublé de l’annonce de la vente de l’aciérie de St Saulve (59). Depuis l’automne, les syndicats étaient inquiets. Le plan social ne prévoyant pas de licenciements secs avait été remis en chantier devant l’ampleur de la crise pétrolière, et la chute des cours du brut limitant les nouveaux chantiers d’extraction de par le monde.

Lié: Lundi 1er/02  à New York,  Les cours du pétrole ont ouvert en baisse, les investisseurs perdant espoir d’un rééquilibrage du marché après un mauvais indicateur chinois et de nouveaux doutes sur la possibilité d’un accord international sur une réduction de production.

Renzi veut nationaliser Ilva

30 novembre 2014

Le chef du gouvernement italien, Matteo Renzi, a expliqué qu’il envisageait une nationalisation provisoire, durant « deux ou trois ans », comme solution possible au problème de l’aciérie Ilva – la plus grande d’Europe, stratégique pour le pays en termes d’emploi et de production sidérurgique – en difficulté.  000005705_5   «A Tarante », ville des Pouilles (sud de l’Italie) où se trouve l’aciérie, « nous réfléchissons si nous devons intervenir sur Ilva avec un organisme public », a déclaré M. Renzi dans une interview publiée dimanche par le quotidien La Repubblica. « Nous pourrions remettre sur pied la société en deux-trois ans, défendre l’emploi, protéger l’environnement puis la remettre sur le marché », a-t-il poursuivi. Dans le cas d’Ilva « il y a trois hypothèses : l’acquisition de la part de groupes étrangers, de la part de groupes italiens et l’intervention publique », a énuméré M. Renzi. « Je suis favorable à ce que l’acier soit géré par des privés », mais si une solution satisfaisante n’était pas possible « je préfère intervenir directement pendant quelques années puis la remettre sur le marché », a-t-il conclu. Ilva a reçu mercredi une offre non contraignante du groupe sidérurgique ArcelorMittal, allié à son homologue italien Marcegaglia, qui doit être examinée par l’administrateur judiciaire Piero Gnudi. Elle est à ce stade la seule offre reçue, même si le groupe n’exclut pas d’en recevoir d’autres, notamment du groupe Italien Arvedi. Le complexe sidérurgique d’Ilva est menacé à cause de ses pertes qui se montent à près de 80 millions d’euros par mois, selon la fédération italienne de l’acier Federacciai.

Selon la presse italienne, ArcelorMittal et Marcegaglia sont considérés comme ayant les meilleures chances de racheter Ilva, détenue à 90 % par la famille Riva, et, depuis juin 2013, sous administration extraordinaire du commissaire Piero Gnudi à la suite d’une série de graves problèmes de pollution et d’autres poursuites judiciaires à l’encontre des Riva. Ce dossier très complexe constitue un cocktail explosif de questions environnementales, sociales, judiciaires et économiques. La fermeture de l’aciérie, réclamée par les autorités judiciaires locales, a fait l’objet l’an dernier d’un bras de fer entre les différentes parties intéressées. Le groupe Ilva a produit l’an dernier 5,7 millions de tonnes d’acier dont un quart est parti à l’exportation. Il employait à la fin de 2013, 16 200 personnes directement, auxquelles s’ajoutent 8 000 à 10 000 emplois indirects. A Tarente, ville défavorisée, le chômage dépasse les 30 %.

(AFP)

François Hollande par la petite porte

24 novembre 2014

François Hollande avait promis l’année dernière qu’il reviendrait tous les ans jusqu’à la fin de son mandat à Florange, haut lieu de la sidérurgie marqué par l’extinction de ses hauts-fourneaux en avril 2013. C’est chose faite pour la troisième fois, lundi 24 novembre.ho

Avec une entrée en matière pour le moins très maladroite.Dès son arrivée sur le site, le chef de l’Etat a évité la petite centaine de personnes et de manifestants de la CGT qui l’attendaient à la porte principale des grands bureaux d’ArcelorMittal en passant par une entrée annexe. Le convoi présidentiel souhaitait sûrement échapper aux huées qui l’avait accueilli un an plus tôt, en septembre 2013, lors de son entrée.« Passer par la petite porte, c’est un manque de respect. Ne pas faire face à une centaine de salariés et à une trentaine de syndicalistes, ça résume bien l’état d’esprit », a immédiatement réagi Lionel Burriello, de la CGT Florange.Dans son discour, le Président de la République  a assuré  avoir respecté ses engagements à l’égard du bassin sidérurgique lorrain, malgré la fermeture des hauts fourneaux en 2013. Il a rappelé ses promesses à l’égard de ce site symbolique de la situation industrielle en France. «Ma conviction, c’est que la Lorraine est une terre industrielle d’avenir», a-t-il déclaré.

L’acièrie ILVA de Tarente toujours dans l’incertitude

29 octobre 2014

Le gouvernement italien cherche toujours à favoriser la création d’une « bad company » sur le modèle d’Alitalia afin d’encourager le géant de l’acier ArcelorMittal à se lancer dans la reprise de Ilva, plus grand complexe sidérurgique européen.
Six mois après le décès d’Emilio Riva, 88 ans, président fondateur du groupe italien RIVA, un des plus importants producteurs d’acier en Europe, le complexe sidérurgique Ilva de Tarente (détenu à 62 % par le groupe Riva), reste dans l’incertitude sur son avenir et attend son repreneur . Deux offres émanant de deux groupes étrangers, ArcelorMittal et l’indien Jindal (JSW), devaient être formalisées . L’un comme l’autre ont envoyé des équipes sur le site du complexe basé à Tarente, dans les Pouilles. En vue de « stimuler » l’offre d’ArcelorMittal, le ministère du Développement économique italien est prêt à envisager la création d’une « bad company » destinée à purger ILVA de ses actifs douteux et de son lourd passif, notamment sur le respect de l’environnement.
« Malgré la gravité de la situation financière d’Ilva, les négociations sont toujours en cours. On ne connaît pas encore la valeur des actifs et qui rachète quoi », explique une source proche du dossier. Selon Reuters, ArcelorMittal serait néanmoins prêt à déposer une offre conjointe avec Marcegaglia, de même que le groupe indien JSW Steel de Sajjan Jindal. Bien que principalement intéressé par les aciéries de Lucchini à Piombino, en Toscane, ce dernier aurait déjà sondé le gouvernement Renzi en vue d’une reprise du site de Tarente (12.000 salariés) qui lui permettrait d’entrer de plain-pied sur le marché européen.

« Le gouvernement cherche à tout faire pour sauver les 12.000 emplois de l’Ilva. Mais le nœud central reste la création d’une ‘’bad company’’ – sur le modèle du schéma choisi pour Alitalia –, pour prendre en charge la dette et le plan de bonification », explique un proche des tractations. A la différence près que la « bad company » sera dotée du 1,2 milliard d’actifs confisqué par les tribunaux. « Sans cela, Ilva est destiné à mourir, car nul ne va reprendre à son compte la responsabilité de quarante-cinq ans de dommages environnementaux. » Cinq mois après la nomination du nouveau commissaire extraordinaire Piero Gnudi (ex-président d’Enel), le gouvernement Renzi souhaite boucler au plus tôt le sauvetage du plus grand site sidérurgique d’Europe, qui a fait l’objet d’une mise sous séquestre partielle pour ses atteintes répétées à l’environnement.

Malgré un besoin d’argent frais urgent estimé à 650 millions d’euros, la filiale du groupe Riva a péniblement obtenu un prêt-relais de 250 millions d’euros en septembre. Le groupe familial Marcegaglia (7.000 salariés et 4 milliards d’euros de chiffre d’affaires) a confirmé son intérêt, au côté d’ArcelorMittal, mais sous réserve d’une clarification urgente de la valeur des actifs et d’une rupture claire avec le passé.
De fait, les besoins d’investissement en vue d’assurer la « remise aux normes » du site sont évalués à 2 milliards d’euros, outre son 1,2 milliard d’euros d’endettement. Selon « Il Corriere di Taranto », ArcelorMittal aurait avancé un prix maximal de 250 millions d’euros en fonction de la révision du plan industriel de 4 milliards d’euros jusqu’en 2020 annoncé en mai. Mais le prix pourrait aussi être proche de zéro, voire négatif, en fonction du périmètre final retenu.

27 et 28 octobre le BIR à PARIS

22 octobre 2014

The Bureau of International Recycling (BIR) is the only global recycling industry association representing more than 850 companies and 40 affiliated federations from 70 different countries. Its members are world leaders in the supply of raw materials and a key pillar for sustainable economic development.

BIR à Miami: bilan ferrailles

17 juin 2014

La tenue du dernier Congrès du BIR, à Miami, du 1er au 4 juin dernier, a été l’occasion de la publication des statistiques annuelles de l’industrie des ferrailles. Ces statistiques confirment ce que le marché  laissait pressentir. La consommation de ferrailles, dans le monde  (580 000 000 t) a progressé de 1.8 % tandis que la production d’acier augmentait de 3 % à 1 607 000 000 t.

La production de la filière électrique a reculé de 2/10ème de point à 29 % de la production totale d’acier. La consommation de ferrailles a diminué au sein de l’Union Européenne (-4.6 %), en Turquie (-6 %) et en Russie (-3.5 %). Elle a progressé en Chine (+2 %), au Japon (+3.2 %) et en Corée du Sud (+0.3 %). Elle n’a pas connu d’évolution aux Etats-Unis. La proportion de ferrailles consommées par tonne d’acier produite a légèrement diminué. L’activité sur le marché mondial des ferrailles est en repli de 9.5 % à 99 millions de tonnes. 30 % de ces échanges se sont déroulés entre les marchés de l’Union Européenne.

 

Bjorn Grufman, Président du BIR

Le Président du BIR, Bureau International du Recyclage, Bjorn Grufman a fait le bilan de l’année 2013. C’est, selon lui, « la plus mauvaise année » vécue par les entreprises de recyclage à travers le monde depuis longtemps. « La faute est là : mettre au crédit des marchés financiers, responsables de la crise de l’Euro de 2012 qui, engendrant une gigantesque surcapacité de l’industrie sidérurgique, a eu pour conséquence une réduction drastique de production en Europe, notamment. Réduction de production qui a évidemment gravement affecté le marché des matières premières recyclées. La disponibilité de ferrailles s’est réduite en raison du ralentissement de l’activité industrielle tandis que les prix des ferrailles ont baissé en raison de la surcapacité de production d’acier. Aujourd’hui, notre industrie est dans une situation de surcapacité plus grande encore que celle de l’acier ».

Treize candidats ont déposé des offres de reprise pour Ascométal

9 avril 2014

Treize candidats ont déposé des offres de reprise pour le groupe sidérurgique Ascométal en redressement depuis le 7 mars dernier.

Ascométal à Fos sur mer

«Treize offres de reprise ont été déposées», a indiqué une source syndicale, précisant que quatre d’entre elles ne portaient que sur le rachat des centrales hydro-électriques de Savoie de l’entreprise, en redressement judiciaire, depuis début mars. Les offres doivent être officiellement présentées aux représentants du personnel lors d’un Comité central d’entreprise (CCE), demain jeudi.  Le calendrier devrait également être précisé à cette occasion. Selon cette source syndicale, une offre émane d’Anchorage, fonds américain, soutenu par les créanciers d’Ascométal, et une autre du fonds américain Apollo, actionnaire d’Ascométal. Les autres offres ont été déposées par «Venete, Farinia, Gerdau, Klesch, Supplisson MA Steel et Peak rock capital», et quatre autres seulement pour les centrales par «BKW, Direct NRJ, Greg et HLD», a ajouté notre source syndicale. Arcelor Mittal et Riva Steel, qui avaient visité les usines, ont donc disparu de la liste des repreneurs potentiels…L’offre d’Anchorage, soutenue par les banques créancières Morgan Stanley et Bank of America, porte sur tout le périmètre d’Ascométal, à l’exception du site du Cheylas (Isère), a indiqué à l’AFP, une autre source, proche du dossier. «Cette offre est financée à 100% avec 40 millions d’euros apportés en cash immédiatement» et elle prévoit 90 millions d’euros d’investissements sur trois ans, dont 25 millions sur le site de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), a-t-elle ajouté, précisant qu’une enveloppe de 9 millions d’euros est accordée au personnel du Cheylas. Selon la source, le fonds américain s’est également engagé à ne procéder à aucun plan social «pendant au moins deux ans» et propose de placer à la tête du groupe l’industriel français Philippe Royer, ex-président de Manoir industries, tout en «conservant le management et en le renforçant». 

Plombé par une dette de 360 millions d’euros, Ascométal avait été placé en redressement judiciaire le 7 mars, après l’échec des négociations engagées entre son actionnaire, le fonds américain Apollo, et ses banques créancières. Leader des aciers spéciaux pour l’automobile et l’industrie pétrolière, Ascométal compte trois grosses usines en France: Dunkerque (Nord), Hagondange (Moselle) et Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône). Le groupe a aussi des sites à Custines (Meurthe-et-Moselle), Le Marais (Loire) et Le Cheylas (Isère).

(Avec A.F.P.)

Les fournisseurs ferrailles d’Ascométal se mobilisent

19 mars 2014

Suite au redressement judiciaire du groupe sidérurgique Ascométal, les fournisseurs de ferrailles recyclées  qui avaient assuré leurs livraisons des mois de janvier et février à Fos ne seront finalement pas payés.

Jean-Louis Muscinesi devant le site Ascométal à Fos

Ils demandent des comptes et bloquent  l’entrée du site. « La direction nous a demandé de ne surtout pas arrêter les livraisons (de ferrailles) pour ne pas mettre en péril l’outil de travail et nous a garanti que l’on serait payé« , explique Jean-Louis Muscinesi, directeur général d’une entreprise basée à Vitrolles, qui comme 7 autres sociétés locales présentes, fournit à Ascométal de la ferraille recyclée, matière première pour la production d’acier via les fours électriques . Sauf que le placement du groupe sidérurgique en redressement judiciaire début mars a tout changé. « Nos factures des mois de janvier et février ne nous ont pas été réglées, ce qui représente plusieurs centaines de milliers d’euros« ,(Entre 5 et 6 000 000 €) poursuit le directeur vitrollais. « Cela met en péril nos entreprises, et les emplois de nos salariés« . Et comme juridiquement aucune solution ne s’offre aux entrepreneurs lésés, c’est à l’État qu’ils demandent des comptes en bloquant le site de Fos . « Nos entreprises se retrouvent en difficulté pour avoir contribué à la survie de cette usine, on demande au gouvernement de faire un geste, de nous donner des propositions concrètes pour récupérer quelque chose« , conclut Jean-Louis Muscinesi.

Dans le Nord, à Leffrinckouke, autre aciérie du groupe, le problème se pose également pour une bonne douzaine d’entreprises identiques. Sans ferrailles recyclées, il sera difficile aux trois fours électriques du groupe de produire de l’acier, économiquement rentable. Une solution doit être trouvée rapidement, il en va de la survie de plusieurs milliers d’emplois.

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