Archive for the 'Aciéries – Sidérurgies' Category

Retour à la case faillite pour Ascometal

21 novembre 2017

Ascometal, le  groupe français de sidérurgie, dépose son bilan. 1 550 salariés sur trois sites en France sont concernés.
Depuis trois ans, on connaissait les difficultés financières d’Ascometal. Malgré tout, l’annonce du dépôt de bilan du groupe ce lundi 20 novembre laisse les employés avec le sentiment d’un immense gâchis. Dans toute la France, 1 550 emplois sont menacés à Hagondange, Leffrinckoucke et à Fos-sur-Mer . Les responsables syndicaux en appellent directement à l’État. C’est le dernier groupe français dans le monde de la sidérurgie qui  s’effondre! L’entreprise cherche un repreneur depuis plusieurs mois, sans succès. Dans le Nord, Ascoval exploitant l’aciérie de Saint-Saulve  détenue à 60 % depuis 2016 par Ascometal aux côtés de Vallourec, ne serai pas concernée par la procédure.

L’aciérie des Dunes à Leffrinckouke fermera ses portes le 30 septembre

19 septembre 2017

C’est encore une page de la sidérurgie du Nord qui va se tourner: l’aciérie électrique de l’usine des Dunes à Leffrinckoucke fermera ses portes le 30 septembre prochain provoquant 148 départs dans le cadre d’un plan social, sur un effectif de 478 personnes. steel-2

L’inquiétude grandit quant à l’avenir même du site.   » Une usine, on sait que ce n’est pas «à vie», mais tout de même, il ne faut pas nous raconter des bobards ! « , lançait Bernard Weisbecker, maire de la commune, vendredi, à l’occasion de la visite du candidat Patrick Kanner aux prochaines sénatoriales. »J’aimerais qu’on nous dise la vérité », tonne-t-il. Les craintes sont aussi alimentées par des annonces récentes sur ce qui devait être des « mesures compensatoires » accompagnant la fermeture de l’aciérie : une unité d’hydrogène «  qui ne se fera finalement pas, du moins pas à Leffrinckoucke, en raison de l’environnement naturel protégé, alentour  », assure une source proche du dossier ; un projet d’acier en poudre pour le marché automobile, lui aussi abandonné ; une nouvelle cage de laminoir (l’actuelle date de 1926), mais pour laquelle l’investissement est lié au déblocage des 14 millions d’euros d’aide de la Région mais pour l’usine de Saint-Saulve …(anciennement Vallourec) , vouée à alimenter, à terme, le laminoir de Leffrinckoucke. C’est dans cette confusion que l’une des dernières aciéries du Nord s’arrêtera de produire dans quelques jours! Il ne restera alors que deux fours électriques en activité dans le Nord,: celui de Saint-Saulve (Ascoval) et celui de Trith-Saint- Léger (LME-groupe Beltrame)

Ascometal et Vallourec ont signé un accord en 2016. Fruit de cette union, l’entreprise Ascoval, détenue à 60% par Asco Industries et à 40% par Vallourec. Ils exploitent ensemble l’acièrie de St Saulve. (Vallourec pour ses besoins en aciers spéciaux et Asco Industries pour alimenter les capacités de laminage de ses usines.)

Ascométal a été escroqué de 660.000 euros

1 février 2017

Ascométal Fos-sur-mer a été escroqué de 660.000 euros par un de ses fournisseurs de ferrailles qui le trompait sur les quantités  livrées, a révélé lundi la direction départementale de la sécurité publique.
Quatre personnes ont été mises en examen le 26 janvier, et cinquante mille euros ont été saisis sur des comptes bancaires dans le cadre de cette procédure, a annoncé dans un communiqué la DDSP. Le groupe Ascométal, spécialisé dans la production d’acier, avait déposé plainte pour escroquerie en avril 2016, après avoir constaté « une différence de plus de 3.800 tonnes de ferraille par rapport à la quantité de marchandises théoriquement livrée et pesée ».
« L’enquête mettait à jour un système parfaitement rodé à l’origine de l’escroquerie de masse aux dépens du groupe. Le process de livraison était détourné afin de tromper la société sur les quantités d’acier théoriquement livrées. » précise le communiqué.

AFP

Franck Supplisson quitte Ascométal

4 octobre 2016

Deux ans et demi après avoir repris Ascométal à la barre du tribunal de commerce, Franck Supplisson quitte la direction du spécialiste français des aciers spéciaux.fd

Il est remplacé par Alex Nick, directeur d’ArcelorMittal Luxembourg, comme le révéle « Le Républicain Lorrain ». En juin 2014, lorsqu’il reprend Ascometal, Franck Supplisson s’engage à conserver 1.820 salariés sur les 1.900 de l’entreprise, et à ne fermer aucune des six usines françaises. En 2015, Ascometal réalise un résultat de 66 millions d’euros pour un CA de 829 millions. « Nous serons à l’équilibre pour 2016!» indique Franck Supplisson. Après avoir annoncé en juillet le rachat de l’aciérie de Saint-Saulve (59) à Vallourec, le groupe a présenté à ses syndicats fin août une vaste réorganisation de ses sites, qui prévoit notamment l’arrêt de l’aciérie de Dunkerque-Leffrinckouke (59), employant 179 salariés.

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Asco-Industries en lutte pour la reprise de Vallourec Saint-Saulve (Nord)

21 juin 2016

Ascométal, maintenant « Asco-Industries » depuis sa reprise, le 27 mai 2014, par l’industriel français Franck Supplisson, fonctionne à 40 % de sa capacité.  Les 478 salariés du site de Leffrinckoucke doivent donc chômer une semaine par mois.  La crise mondiale  de l’acier combinée à celle du pétrole provoquent un affaiblissement considérable des carnets de commande.vallourec_thierry_truck« Nous n’avons quasiment plus de livraisons sur ce marché (du pétrole) » dit-on du côté de l’aciériste nordiste! De plus, le dumping exercé par la Chine, qui écoule son excédent d’acier en Europe, provoque une baisse généralisée  des prix  de l’acier.

Dans ce contexte, Asco-Industries mise sur une nouvelle activité – la production de poudre d’acier –, et le rachat de l’aciérie de Vallourec-Saint-Saulve, qui cherche un repreneur depuis avril 2015. « Notre aciérie est vieillissante, alors que celle de Vallourec a obtenu un investissement de 110 millions ». Du côté de chez  Vallourec-Saint-Saulve une décision  devrait  tomber en juillet.  Mais Asco-Industrie devra compter sur deux autres repreneurs pour contrarier ses ambitions. En visite dans le Valenciennois début juin, le ministre de l’Économie Emmanuel Macron expliquait que plusieurs repreneurs étaient en lice. Et pas qu’Ascométal, qui tient pourtant la corde depuis plus d’un an. Une information confirmée aux organisations syndicales depuis par Denis Husson, directeur des Affaires sociales de Vallourec, et le directeur de l’aciérie de Saint-Saulve.1054431916_B975941335Z.1_20150630070004_000_G764P7OCA.3-0

Après Asco-Industrie, un second partenaire potentiel est entré sur la « plate-forme » de consultation des principaux documents d’information sur une société à vendre. Asco n’est donc plus le seul partenaire potentiel en lice . Vallourec espère même entrer en négociations exclusives avec l’un des deux partenaires avant fin juillet, avec, selon l’intersyndicale de l’aciérie, « une offre engageante ». Comme le ministre, Vallourec souhaite le partenaire qui « assurera la meilleure pérennité de l’aciérie ». À suivre…

(Reuters)

Prix ferraille E 40 / 2016

20 juin 2016

E40

ArcelorMittal accuse 8 milliards de perte

8 février 2016

Le groupe sidérurgique ArcelorMittal a annoncé ce vendredi 5 février une perte nette de 7,946 milliards de dollars en 2015, contre 1,086 milliard un an plus tôt, plombé par l’effondrement du cours du minerai de fer et la concurrence de la Chine.1746699189_B971496343Z.1_20131127185529_000_GLL1IVCH7.1-0

La société prévoit pour 2016 un excédent brut d’exploitation (Ebitda*) de 4,5 milliards de dollars, soit moins que les 5,2 milliards dégagés en 2015, et annonce le lancement d’un nouveau plan de restructuration, destiné à améliorer son excédent brut d’exploitation structurel d’environ 3 milliards de dollars d’ici à 2020. ArcelorMittal a également annoncé qu’il comptait procéder à une augmentation de capital de trois milliards de dollars (2,7 milliards d’euros) afin de réduire sa dette dans un contexte défavorable pour les secteurs sidérurgique et minier. ArcelorMittal-Galati-726x400

Le premier sidérurgiste mondial ajoute qu’il recevra un milliard de dollars environ de la cession d’une participation de 35% dans Gestamp, un spécialiste de l’acier pour l’automobile. Cette cession de la participation au principal actionnaire, la famille Riberas, rapportera 875 millions d’euros à ArcelorMittal. Le paiement de cette transaction devrait intervenir lors des six prochains mois. « Cette augmentation de capital, combinée à la vente de notre participation minoritaire dans Gestamp, accélèrera le plan de réduction de la dette de la société et nous permettra de ramener la dette nette à moins de 12 milliards de dollars », explique le PDG Lakshmi Mittal. « 2016 va encore être une année difficile pour nos industries » a ajouté Lakshmi Mittal.

À 3,48 euros l’action, ArcelorMittal vaut à peine 6,3 milliards d’euros en Bourse. Contre 22 milliards en 2006, lors de la fusion entre Arcélor et Mittal.

(*) EBITDA
Sigle anglais pour Earnings Before Interest, Taxes, Depreciation, and Amortization, l’EBITDA désigne communément les revenus d’une entreprise avant soustraction des intérêts, impôts, dotations aux amortissements et provisions sur immobilisations. Indicateur des résultats économiques d’une entreprise créé aux États-Unis, l’EBITDA est également connu en France sous le sigle BAIIA (Bénéfices Avant Intérêts, Impôts et Amortissements) et se rapproche assez sensiblement de l’excédent brut d’exploitation (EBE).

Vallourec s’enfonce dans la crise

2 février 2016

Le scénario sombre semble se préciser pour Vallourec . Lundi 1er février 2016, la direction du fabricant de tubes en acier sans soudure a précisé les contours de son nouveau plan de restructuration. Elle a  annoncé une « réduction des capacités européennes de 50%, en centrant les activités sur les produits et solutions à haute valeur ajoutée ».000165569_5
Concrètement, pour le groupe industriel, cela passerait par la suppression de 1 500 postes en Europe, et la fermeture de deux laminoirs en France, à Saint-Saulve (Nord) et Deville-lès-Rouen (Seine-Maritime).En avril 2015, les salariés de Vallourec  avaient découvert un premier plan social, plan doublé de l’annonce de la vente de l’aciérie de St Saulve (59). Depuis l’automne, les syndicats étaient inquiets. Le plan social ne prévoyant pas de licenciements secs avait été remis en chantier devant l’ampleur de la crise pétrolière, et la chute des cours du brut limitant les nouveaux chantiers d’extraction de par le monde.

Lié: Lundi 1er/02  à New York,  Les cours du pétrole ont ouvert en baisse, les investisseurs perdant espoir d’un rééquilibrage du marché après un mauvais indicateur chinois et de nouveaux doutes sur la possibilité d’un accord international sur une réduction de production.

Renzi veut nationaliser Ilva

30 novembre 2014

Le chef du gouvernement italien, Matteo Renzi, a expliqué qu’il envisageait une nationalisation provisoire, durant « deux ou trois ans », comme solution possible au problème de l’aciérie Ilva – la plus grande d’Europe, stratégique pour le pays en termes d’emploi et de production sidérurgique – en difficulté.  000005705_5   «A Tarante », ville des Pouilles (sud de l’Italie) où se trouve l’aciérie, « nous réfléchissons si nous devons intervenir sur Ilva avec un organisme public », a déclaré M. Renzi dans une interview publiée dimanche par le quotidien La Repubblica. « Nous pourrions remettre sur pied la société en deux-trois ans, défendre l’emploi, protéger l’environnement puis la remettre sur le marché », a-t-il poursuivi. Dans le cas d’Ilva « il y a trois hypothèses : l’acquisition de la part de groupes étrangers, de la part de groupes italiens et l’intervention publique », a énuméré M. Renzi. « Je suis favorable à ce que l’acier soit géré par des privés », mais si une solution satisfaisante n’était pas possible « je préfère intervenir directement pendant quelques années puis la remettre sur le marché », a-t-il conclu. Ilva a reçu mercredi une offre non contraignante du groupe sidérurgique ArcelorMittal, allié à son homologue italien Marcegaglia, qui doit être examinée par l’administrateur judiciaire Piero Gnudi. Elle est à ce stade la seule offre reçue, même si le groupe n’exclut pas d’en recevoir d’autres, notamment du groupe Italien Arvedi. Le complexe sidérurgique d’Ilva est menacé à cause de ses pertes qui se montent à près de 80 millions d’euros par mois, selon la fédération italienne de l’acier Federacciai.

Selon la presse italienne, ArcelorMittal et Marcegaglia sont considérés comme ayant les meilleures chances de racheter Ilva, détenue à 90 % par la famille Riva, et, depuis juin 2013, sous administration extraordinaire du commissaire Piero Gnudi à la suite d’une série de graves problèmes de pollution et d’autres poursuites judiciaires à l’encontre des Riva. Ce dossier très complexe constitue un cocktail explosif de questions environnementales, sociales, judiciaires et économiques. La fermeture de l’aciérie, réclamée par les autorités judiciaires locales, a fait l’objet l’an dernier d’un bras de fer entre les différentes parties intéressées. Le groupe Ilva a produit l’an dernier 5,7 millions de tonnes d’acier dont un quart est parti à l’exportation. Il employait à la fin de 2013, 16 200 personnes directement, auxquelles s’ajoutent 8 000 à 10 000 emplois indirects. A Tarente, ville défavorisée, le chômage dépasse les 30 %.

(AFP)

François Hollande par la petite porte

24 novembre 2014

François Hollande avait promis l’année dernière qu’il reviendrait tous les ans jusqu’à la fin de son mandat à Florange, haut lieu de la sidérurgie marqué par l’extinction de ses hauts-fourneaux en avril 2013. C’est chose faite pour la troisième fois, lundi 24 novembre.ho

Avec une entrée en matière pour le moins très maladroite.Dès son arrivée sur le site, le chef de l’Etat a évité la petite centaine de personnes et de manifestants de la CGT qui l’attendaient à la porte principale des grands bureaux d’ArcelorMittal en passant par une entrée annexe. Le convoi présidentiel souhaitait sûrement échapper aux huées qui l’avait accueilli un an plus tôt, en septembre 2013, lors de son entrée.« Passer par la petite porte, c’est un manque de respect. Ne pas faire face à une centaine de salariés et à une trentaine de syndicalistes, ça résume bien l’état d’esprit », a immédiatement réagi Lionel Burriello, de la CGT Florange.Dans son discour, le Président de la République  a assuré  avoir respecté ses engagements à l’égard du bassin sidérurgique lorrain, malgré la fermeture des hauts fourneaux en 2013. Il a rappelé ses promesses à l’égard de ce site symbolique de la situation industrielle en France. «Ma conviction, c’est que la Lorraine est une terre industrielle d’avenir», a-t-il déclaré.

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