Archive for the 'Aciéries – Sidérurgies' Category

Liberty House reprend Rio Tinto à Dunkerque

10 janvier 2018

LONDRES (Reuters) – Liberty House, la branche industrielle du conglomérat indien GFG Alliance (Gupta Family Group), a annoncé mercredi avoir présenté une offre contraignante de rachat de la fonderie d’aluminium de Rio Tinto à Dunkerque, la plus grande d’Europe.vue-aerienne-dunkerque-jpg

Liberty House, dirigé par l’homme d’affaire Sanjeev Gupta, n’a pas indiqué le prix offert mais a dit que cette initiative s’inscrivait dans le cadre d’un programme d’investissement de deux milliards d’euros lancé en France, grâce notamment à l’environnement favorable créé par le gouvernement du président Emmanuel Macron. Reuters a rapporté en décembre, de sources proches du dossier, que Liberty House étudiait une offre pour la fonderie, dont la valeur était alors estimée à 200 millions d’euros. Elle avait été créée en 1991 par Péchiney, qui fut racheté par le canadien Alcan, lui-même absorbé par Rio Tinto en 2007. « Il s’agit du premier pas significatif de GFG en Europe continentale, que nous espérons poursuivre (…) non seulement dans l’aluminium, l’acier et l’automobile, mais également en amenant nos autres branches, y compris dans l’énergie, les services bancaires et la promotion immobilière, à explorer les opportunités en France et en Europe », a déclaré Sanjeev Gupta. Liberty House a investi des centaines de millions d’euros dans des acquisitions, dont la fonderie d’aluminium Rio Tinto en Ecosse et le sidérurgiste australien en faillite Arrium. « Cette offre contraignante (…) est la meilleure option pour le développement du site de production tout en créant de la valeur pour Rio Tinto dans le cadre de la rationalisation de son portefeuille », a déclaré Alf Barrios, directeur général de la branche aluminium de Rio Tinto, dans un communiqué distinct. « Liberty House a une grande expérience dans le rachat d’actifs de ce type, ce qui devrait assurer un avenir à long terme pour Aluminium Dunkerque et préserver son impact économique bénéfique pour la communauté dans son ensemble. »

4 candidats pour la reprise d’Ascométal

9 janvier 2018

Les  salariés d’Ascométal et  d’Ascoval, à Saint-Saulve, dans le Valenciennois, ne devraient pas tarder à être fixés sur leur sort. Une audience intermédiaire a lieu ce mercredi, au tribunal de grande instance de Strasbourg, celui-là même qui a placé Ascométal en redressement judiciaire le 21 novembre avant une nouvelle audience décisive cette fois le 24 janvier.ascometal

Deux candidats sur les quatre qui se sont manifestés semblent tenir la corde : le groupe anglo-indien Liberty propose une offre globale et qui s’assurerait notamment de la charge à l’aciérie de Saint-Saulve et les Suisses de Schmolz + Bickenbach qui ne veulent pas de Fos-sur-Mer et d’Ascoval. Les Espagnols de Sidenor et les Italiens de Beltrame ne proposeraient eux que des reprises partielles.

 

Bonne année 2018

Le gouvernement veut aider Ascométal

29 novembre 2017

PARIS (Reuters) – Le ministre français de l’Economie, Bruno Le Maire, a promis mardi que le gouvernement trouverait un repreneur pour le sidérurgiste Asco Industries, plus connu sous sa marque Ascometal, qui a été placé en redressement judiciaire la semaine dernière. Le sidérurgiste emploie 1.350 salariés en CDI en France sur cinq sites industriels, notamment en Lorraine, à Dunkerque et Fos-sur-Mer. « Nous nous engageons à trouver un repreneur crédible pour Ascometal », a déclaré Bruno Le maire lors d’une séance de questions à l’Assemblée nationale. « Nous y travaillons depuis plusieurs semaines. »

ArcelorMittal ne veut pas d’Ascométal

28 novembre 2017

Philippe Darmayan, président d’ArcelorMittal France a affirmé que le géant de l’acier n’est pas intéressé par la reprise d’Ascometal, placé en redressement judiciaire la semaine dernière.LF_8644_151011_nc_rec

Ascométal, en grande difficulté financière, s’est une nouvelle fois, déclaré en cessation de paiement et a désormais six mois pour trouver un repreneur. « Nous ne sommes pas intéressés par Ascométal car c’est un producteur d’aciers trop spécifiques pour nous, et nous ne sommes pas du tout dans notre segment ». Pour le moment trois candidats sont en lice pour reprendre les activités du sidérurgistes français produisant de l’acier destiné notamment au secteur automobile et employant près de 1 550 personnes. Philippe Darmayan est également revenu sur la situation de deux usines de fils françaises (Commercy dans la Meuse et Sainte-Colombe-sur-Seine en Côte-d’Or) du géant de l’acier mis récemment en vente. « Dans le cadre de notre stratégie Action 2020, nous avons constaté ne pas avoir les moyens d’investir sur toutes nos lignes de productions et le segment du fils n’est plus dans notre cœur de métier, c’est pourquoi nous avons décidé de re-segmenter ce secteur par rapport à nos clients. Donc effectivement, nous recherchons des acquéreurs pour ces deux sites. Nos effectifs sont d’ailleurs au courant et ne sont pas étonnés puisqu’ils connaissent la situation du segment ».

Retour à la case faillite pour Ascometal

21 novembre 2017

Ascometal, le  groupe français de sidérurgie, dépose son bilan. 1 550 salariés sur trois sites en France sont concernés.
Depuis trois ans, on connaissait les difficultés financières d’Ascometal. Malgré tout, l’annonce du dépôt de bilan du groupe ce lundi 20 novembre laisse les employés avec le sentiment d’un immense gâchis. Dans toute la France, 1 550 emplois sont menacés à Hagondange, Leffrinckoucke et à Fos-sur-Mer . Les responsables syndicaux en appellent directement à l’État. C’est le dernier groupe français dans le monde de la sidérurgie qui  s’effondre! L’entreprise cherche un repreneur depuis plusieurs mois, sans succès. Dans le Nord, Ascoval exploitant l’aciérie de Saint-Saulve  détenue à 60 % depuis 2016 par Ascometal aux côtés de Vallourec, ne serai pas concernée par la procédure.

L’aciérie des Dunes à Leffrinckouke fermera ses portes le 30 septembre

19 septembre 2017

C’est encore une page de la sidérurgie du Nord qui va se tourner: l’aciérie électrique de l’usine des Dunes à Leffrinckoucke fermera ses portes le 30 septembre prochain provoquant 148 départs dans le cadre d’un plan social, sur un effectif de 478 personnes. steel-2

L’inquiétude grandit quant à l’avenir même du site.   » Une usine, on sait que ce n’est pas «à vie», mais tout de même, il ne faut pas nous raconter des bobards ! « , lançait Bernard Weisbecker, maire de la commune, vendredi, à l’occasion de la visite du candidat Patrick Kanner aux prochaines sénatoriales. »J’aimerais qu’on nous dise la vérité », tonne-t-il. Les craintes sont aussi alimentées par des annonces récentes sur ce qui devait être des « mesures compensatoires » accompagnant la fermeture de l’aciérie : une unité d’hydrogène «  qui ne se fera finalement pas, du moins pas à Leffrinckoucke, en raison de l’environnement naturel protégé, alentour  », assure une source proche du dossier ; un projet d’acier en poudre pour le marché automobile, lui aussi abandonné ; une nouvelle cage de laminoir (l’actuelle date de 1926), mais pour laquelle l’investissement est lié au déblocage des 14 millions d’euros d’aide de la Région mais pour l’usine de Saint-Saulve …(anciennement Vallourec) , vouée à alimenter, à terme, le laminoir de Leffrinckoucke. C’est dans cette confusion que l’une des dernières aciéries du Nord s’arrêtera de produire dans quelques jours! Il ne restera alors que deux fours électriques en activité dans le Nord,: celui de Saint-Saulve (Ascoval) et celui de Trith-Saint- Léger (LME-groupe Beltrame)

Ascometal et Vallourec ont signé un accord en 2016. Fruit de cette union, l’entreprise Ascoval, détenue à 60% par Asco Industries et à 40% par Vallourec. Ils exploitent ensemble l’acièrie de St Saulve. (Vallourec pour ses besoins en aciers spéciaux et Asco Industries pour alimenter les capacités de laminage de ses usines.)

Ascométal a été escroqué de 660.000 euros

1 février 2017

Ascométal Fos-sur-mer a été escroqué de 660.000 euros par un de ses fournisseurs de ferrailles qui le trompait sur les quantités  livrées, a révélé lundi la direction départementale de la sécurité publique.
Quatre personnes ont été mises en examen le 26 janvier, et cinquante mille euros ont été saisis sur des comptes bancaires dans le cadre de cette procédure, a annoncé dans un communiqué la DDSP. Le groupe Ascométal, spécialisé dans la production d’acier, avait déposé plainte pour escroquerie en avril 2016, après avoir constaté « une différence de plus de 3.800 tonnes de ferraille par rapport à la quantité de marchandises théoriquement livrée et pesée ».
« L’enquête mettait à jour un système parfaitement rodé à l’origine de l’escroquerie de masse aux dépens du groupe. Le process de livraison était détourné afin de tromper la société sur les quantités d’acier théoriquement livrées. » précise le communiqué.

AFP

Franck Supplisson quitte Ascométal

4 octobre 2016

Deux ans et demi après avoir repris Ascométal à la barre du tribunal de commerce, Franck Supplisson quitte la direction du spécialiste français des aciers spéciaux.fd

Il est remplacé par Alex Nick, directeur d’ArcelorMittal Luxembourg, comme le révéle « Le Républicain Lorrain ». En juin 2014, lorsqu’il reprend Ascometal, Franck Supplisson s’engage à conserver 1.820 salariés sur les 1.900 de l’entreprise, et à ne fermer aucune des six usines françaises. En 2015, Ascometal réalise un résultat de 66 millions d’euros pour un CA de 829 millions. « Nous serons à l’équilibre pour 2016!» indique Franck Supplisson. Après avoir annoncé en juillet le rachat de l’aciérie de Saint-Saulve (59) à Vallourec, le groupe a présenté à ses syndicats fin août une vaste réorganisation de ses sites, qui prévoit notamment l’arrêt de l’aciérie de Dunkerque-Leffrinckouke (59), employant 179 salariés.

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Asco-Industries en lutte pour la reprise de Vallourec Saint-Saulve (Nord)

21 juin 2016

Ascométal, maintenant « Asco-Industries » depuis sa reprise, le 27 mai 2014, par l’industriel français Franck Supplisson, fonctionne à 40 % de sa capacité.  Les 478 salariés du site de Leffrinckoucke doivent donc chômer une semaine par mois.  La crise mondiale  de l’acier combinée à celle du pétrole provoquent un affaiblissement considérable des carnets de commande.vallourec_thierry_truck« Nous n’avons quasiment plus de livraisons sur ce marché (du pétrole) » dit-on du côté de l’aciériste nordiste! De plus, le dumping exercé par la Chine, qui écoule son excédent d’acier en Europe, provoque une baisse généralisée  des prix  de l’acier.

Dans ce contexte, Asco-Industries mise sur une nouvelle activité – la production de poudre d’acier –, et le rachat de l’aciérie de Vallourec-Saint-Saulve, qui cherche un repreneur depuis avril 2015. « Notre aciérie est vieillissante, alors que celle de Vallourec a obtenu un investissement de 110 millions ». Du côté de chez  Vallourec-Saint-Saulve une décision  devrait  tomber en juillet.  Mais Asco-Industrie devra compter sur deux autres repreneurs pour contrarier ses ambitions. En visite dans le Valenciennois début juin, le ministre de l’Économie Emmanuel Macron expliquait que plusieurs repreneurs étaient en lice. Et pas qu’Ascométal, qui tient pourtant la corde depuis plus d’un an. Une information confirmée aux organisations syndicales depuis par Denis Husson, directeur des Affaires sociales de Vallourec, et le directeur de l’aciérie de Saint-Saulve.1054431916_B975941335Z.1_20150630070004_000_G764P7OCA.3-0

Après Asco-Industrie, un second partenaire potentiel est entré sur la « plate-forme » de consultation des principaux documents d’information sur une société à vendre. Asco n’est donc plus le seul partenaire potentiel en lice . Vallourec espère même entrer en négociations exclusives avec l’un des deux partenaires avant fin juillet, avec, selon l’intersyndicale de l’aciérie, « une offre engageante ». Comme le ministre, Vallourec souhaite le partenaire qui « assurera la meilleure pérennité de l’aciérie ». À suivre…

(Reuters)

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