Archive for the 'Finances' Category

Guerre des taxes: la Chine riposte

2 avril 2018

La Chine avait promis une riposte. Elle l’a été officialisée, lundi 2 avril.a

En réponse aux taxes sur l’acier et l’aluminium récemment mises en place par l’administration Trump, Pékin a choisi d’en appliquer sur les importations de 128 produits américains, pour une valeur de 3 milliards de dollars (2,4 milliards d’euros), selon l’agence de presse Chine nouvelle.
La Chine avait prévenu en mars envisager de telles impositions, faisant craindre le déclenchement d’une guerre commerciale entre les deux géants économiques mondiaux. Les nouvelles taxes imposées par la commission chargée des tarifs douaniers au sein du Conseil d’Etat (gouvernement) portent sur des produits divers, allant des fruits à la viande de porc. « La suspension par la Chine de ses concessions tarifaires est un acte légitime adopté dans le cadre des règles de l’OMC pour sauvegarder les intérêts de la Chine », a déclaré le ministère chinois des Finances. Immédiatement après les annonces du président Trump le mois dernier, Pékin avait prévenu  que la Chine via la Commission chargée des tarifs  envisageait des taxes de 15 à 25 % sur certains produits.

Baisse des ferrailles en Avril

29 mars 2018

Depuis quelques semaines, Donald Trump fait planer des incertitudes sur les échanges commerciaux de la planète.

Cours du cuivre 2018 (LME Londres)

Cours du cuivre 2018 (LME Londres)

Ces menaces perturbes aussi les marchés des matières premières et particulièrement l’acier, les métaux et par ricochet les ferrailles et métaux recyclés . A Londres,  le « London Metal Exchange » (LME) est la baisse. les cours du cuivre, de l’aluminium, du plomb, de l’étain, du  zinc et du nickel … sont en chute libre et affolent la demande. Les investisseurs sont à la prudence ! « La perspective de mesures protectionnistes ajoute un risque supplémentaire à la baisse à nos prévisions de cours », indique ainsi Michael Cohen chez Barclays.
Pour les ferrailles, des baisses des prix sont déjà annoncées pour ce mois d’Avril. A suivre…

ArcelorMittal sur le départ en Belgique

29 mars 2018

ArcelorMittal pourrait se séparer de son site de production de Liège en Belgique – le dernier en Wallonie – pour s’assurer le rachat du sidérurgiste italien Ilva. Selon les informations données  par « Lecho.be« , le groupe indien devrait se débarrasser de certains actifs en Europe pour éviter une position dominante sur le continent. Il s’attend en tout cas à ce que les autorités européennes de concurrence lui en fassent la demande. Aucune précision n’est pour l’instant donnée sur les actifs éventuellement concernés. Toujours selon ce journal, on devrait en savoir plus le 21 mai, date à laquelle l’Union européenne devrait rendre sa décision concernant le dossier du géant italien Ilva, le plus grand site de production d’acier en Europe. Outre le site belge, des usines en Italie (Magona), en République Tchèque (Ostrava), en Roumanie (Galati) et au Luxembourg (Dudelange) seraient également concernées.

Paprec reprend Deroo

23 mars 2018

Pour développer son activité dans les Hauts-de-France et étendre son expertise sur l’ensemble de la chaîne du recyclage des déchets, Paprec reprend Deroo société familiale basée à Wizernes dans le Pas-de-Calais. Créée dans les années 50, Deroo est spécialisée dans le recyclage et le transport.

Marc Deroo

Marc Deroo

Le groupe Paprec élargit ses activités avec l’acquisition de l’entreprise familiale Deroo. Composée de 310 personnes, avec un chiffre d’affaires de 48 millions d’euros, cette société fondée en 1951 par Félix Deroo, le grand-père de l’actuel dirigeant, est basée à Wizernes, près de Saint-Omer, dans le Pas-de-Calais. Cette année, le groupe a acquis également Ikos Environnement, qui lui permet de développer ses capacités d’enfouissement pour les déchets ultimes et  ajoute ainsi un nouveau métier à son expertise : la méthanisation.
L’acquisition de Deroo répond à cette même logique : en premier lieu, asseoir sa présence cette fois dans les Hauts-de-France, avec un nouveau centre de recyclage qui complète les trois autres usines de la région (Béthune, Harnes, Quesnoy-sur-Deûle). Le site de Wizernes recycle chaque année 160 000 tonnes de papiers/cartons.  Deroo compte également une activité importante de transport, avec 230 chauffeurs qui sillonnent la région et les pays limitrophes.

Paprec N°1 du recyclage du papier-carton

Paprec N°1 du recyclage du papier-carton

Avec ses quatre usines de recyclage, un centre d’expertise  à Pont-Sainte-Maxence (dans l’Oise), une Installation de stockage de déchets non dangereux à Bimont (dans le Pas-de-Calais) et six sites Coved Environnement, plus de 1000 personnes du groupe Paprec travaillent en région Hauts-de-France dans le traitement des déchets. « En 25 ans, Paprec est devenu le premier acteur indépendant de l’ensemble de la gestion des déchets ; le groupe s’inscrit pleinement dans la transition écologique en assurant à ses 45 000 clients industriels et 1200 collectivités la valorisation la plus complète possible des déchets qui lui sont confiés en privilégiant la solution recyclage », souligne Jean-Luc Petithuguenin, Président-Fondateur de Paprec Group. « Les appels d’offres désormais sont nationaux et multi-matériaux : pour répondre, il fallait que nous nous adossions à un grand groupe », constate Marc Deroo. Le dirigeant, âgé de 65 ans poursuit « Je voulais aussi assurer un avenir à nos salariés, il était important pour moi de trouver un bon partenaire. Avec mon fils, Gauthier, j’accompagnerai le groupe Paprec dans les prochaines années pour assurer une transition réussie », poursuit le petit-fils du créateur.

ArcelorMittal et Nippon Steel associés sur le marché indien

15 mars 2018

ArcelorMittal s’est associée au japonais Nippon Steel pour tenter de racheter l’indien Essar Steel (1) et accentuer sa présence en Inde, une opération qui pourrait dépasser les 6 milliards de dollars, selon l’agence de notation financière Fitch.

M.Lakshmi Mittal

M.Lakshmi Mittal

Déjà implantée en Inde, pays d’où est originaire son président M. Mittal, ArcelorMittal pourrait avec cette opération considérablement augmenter ses parts de marché dans la région. « Cela fait quelques années que le groupe cherche à rentrer sur le marché indien, un des rares marchés où la production et la consommation d’acier vont croître dans les années à venir », a expliqué à l’AFP Ambroise Lecat de Roland Berger, considérant l’opération comme « très positive ». « Essar représente une opportunité extraordinaire pour ArcelorMittal d’entrer sur le marché à forte croissance de l’acier indien », avait déclaré son PDG, Lakshmi Mittal, à la mi-février lors d’une précédente offre d’achat. Essar Steel, avec une capacité de production de presque 10 millions de tonnes par an, représente environ 9 % des capacités actuelles du géant de la sidérurgie mondiale. ArcelorMittal a « depuis des décennies, une logique de parts de marché. Chaque fois qu’il y a un « bid » (une offre), ils sont là. Surtout pour des actifs en faillite » et donc « pas chers », a commenté pour l’AFP Fabrice Farigoule, analyste chez Alphavalue, jugeant l’annonce « pas étonnante », contrairement au montant de la transaction avancé par Fitch qu’il a jugé « énorme ».h

Selon l’agence de notation qui évalue régulièrement la dette à long terme du groupe (notée BB+), le montant de l’offre, qui n’a pas été officiellement dévoilé, pourrait osciller entre 6 et 7 milliards de dollars. Un montant qui paraît d’autant plus important que le groupe ArcelorMittal est engagé dans un plan de réduction de sa dette avec comme objectif de la ramener à 6 milliards de dollars contre 10,1 milliards à fin décembre. A titre de comparaison, l’année dernière, un consortium mené par ArcelorMittal avait racheté le sidérurgiste italien en difficulté Ilva pour 1,8 milliard d’euros, pour un potentiel de production estimé entre 6 et 9,5 millions de tonnes par an. La décision de s’associer à Nippon Steel pour mener l’opération, via la formation d’une coentreprise, a néanmoins été jugée raisonnable et logique par les analystes, même si la forme précise que prendra cette association n’est pas encore connue. « Nous pensons qu’ensemble, nous pouvons contribuer par notre expertise et technologie à soutenir le redressement rapide d’Essar », a expliqué M. Mittal.

(1)Fondée en 1976, Essar Steel India est une filiale du conglomérat Essar Group fondé par les frères milliardaires Ruia. Malgré un chiffre d’affaires de 219,6 milliards de roupies en 2016 (2,7 milliards d’euros), l’entreprise s’est retrouvée dans l’incapacité de restructurer sa dette et a été mise en vente en juillet 2017 dans le cadre d’une procédure de liquidation.

(AFP)

70éme anniversaire du BIR à Barcelone

15 février 2018

BIR

 

 

 

 

 

BIR Barcelone

Liberty House reprend Rio Tinto à Dunkerque

10 janvier 2018

LONDRES (Reuters) – Liberty House, la branche industrielle du conglomérat indien GFG Alliance (Gupta Family Group), a annoncé mercredi avoir présenté une offre contraignante de rachat de la fonderie d’aluminium de Rio Tinto à Dunkerque, la plus grande d’Europe.vue-aerienne-dunkerque-jpg

Liberty House, dirigé par l’homme d’affaire Sanjeev Gupta, n’a pas indiqué le prix offert mais a dit que cette initiative s’inscrivait dans le cadre d’un programme d’investissement de deux milliards d’euros lancé en France, grâce notamment à l’environnement favorable créé par le gouvernement du président Emmanuel Macron. Reuters a rapporté en décembre, de sources proches du dossier, que Liberty House étudiait une offre pour la fonderie, dont la valeur était alors estimée à 200 millions d’euros. Elle avait été créée en 1991 par Péchiney, qui fut racheté par le canadien Alcan, lui-même absorbé par Rio Tinto en 2007. « Il s’agit du premier pas significatif de GFG en Europe continentale, que nous espérons poursuivre (…) non seulement dans l’aluminium, l’acier et l’automobile, mais également en amenant nos autres branches, y compris dans l’énergie, les services bancaires et la promotion immobilière, à explorer les opportunités en France et en Europe », a déclaré Sanjeev Gupta. Liberty House a investi des centaines de millions d’euros dans des acquisitions, dont la fonderie d’aluminium Rio Tinto en Ecosse et le sidérurgiste australien en faillite Arrium. « Cette offre contraignante (…) est la meilleure option pour le développement du site de production tout en créant de la valeur pour Rio Tinto dans le cadre de la rationalisation de son portefeuille », a déclaré Alf Barrios, directeur général de la branche aluminium de Rio Tinto, dans un communiqué distinct. « Liberty House a une grande expérience dans le rachat d’actifs de ce type, ce qui devrait assurer un avenir à long terme pour Aluminium Dunkerque et préserver son impact économique bénéfique pour la communauté dans son ensemble. »

Bonne année 2018

Derichebourg en forte progression

12 décembre 2017

Le groupe Derichebourg connaît un spectaculaire redressement sur son exercice clôt à fin septembre 2017.
Dépassant les anticipations des analystes, le leader français du recyclage des ferrailles et métaux a dévoilé 2,7 milliards d’euros de chiffre d’affaires (+27 %), 123 millions de résultat opérationnel courant (+166 %) et 73 millions de bénéfice net (+490 %) sur l’année écoulée. Sa rentabilité grimpe et « nous sommes confiants pour 2018 », a commenté son directeur financier, Pierre Candelier.

Retour à la case faillite pour Ascometal

21 novembre 2017

Ascometal, le  groupe français de sidérurgie, dépose son bilan. 1 550 salariés sur trois sites en France sont concernés.
Depuis trois ans, on connaissait les difficultés financières d’Ascometal. Malgré tout, l’annonce du dépôt de bilan du groupe ce lundi 20 novembre laisse les employés avec le sentiment d’un immense gâchis. Dans toute la France, 1 550 emplois sont menacés à Hagondange, Leffrinckoucke et à Fos-sur-Mer . Les responsables syndicaux en appellent directement à l’État. C’est le dernier groupe français dans le monde de la sidérurgie qui  s’effondre! L’entreprise cherche un repreneur depuis plusieurs mois, sans succès. Dans le Nord, Ascoval exploitant l’aciérie de Saint-Saulve  détenue à 60 % depuis 2016 par Ascometal aux côtés de Vallourec, ne serai pas concernée par la procédure.

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