Archive for the 'Ferrailles' Category

Sous-marins nucléaires: on recycle!

3 novembre 2016

Sur les six sous-marins français de première génération entrés en service entre 1967 et 1985, cinq seront déconstruits sur un site spécialement aménagé au cœur du chantier de DCNS à Cherbourg.

Classée au titre de la protection de l’environnement (ICPE), la forme 5 du site DCNS de Cherbourg dans laquelle seront déconstruites les coques des cinq SNLE sera, dans un premier temps, remise à niveau. .

Classée au titre de la protection de l’environnement (ICPE), la forme 5 du site DCNS de Cherbourg dans laquelle seront déconstruites les coques des cinq SNLE sera, dans un premier temps, remise à niveau. .

Les premiers sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) développés par la France au lendemain de la Seconde Guerre mondiale vont être démantelés. La Direction générale de l’armement (DGA) a attribué ce marché de 100 millions d’euros à DCNS, le constructeur des SNLE. Sur les six bateaux de première génération entrés en service entre 1967 et 1985, cinq seront déconstruits sur un site aménagé au cœur du chantier de DCNS à Cherbourg. Le Redoutable, le tout premier SNLE porteur de la dissuasion nucléaire, a été transformé en musée à la Cité de la mer, à Cherbourg. Les cinq autres bateaux – Le Terrible, Le Foudroyant, L’Indomptable, Le Tonnant et L’Inflexible – seront démantelés par Veolia et désamiantés par Vinci, sous la maîtrise d’œuvre de DCNS.

Le sous-marin nucléaire lanceur d'engins Le Redoutable à la Cité de la Mer de Cherbourg

Le sous-marin nucléaire lanceur d’engins Le Redoutable à la Cité de la Mer de Cherbourg

Ces premiers SNLE ont été retirés du service actif entre 1991 et 2008. Leurs chaufferies nucléaires ont été placées en piscine de décontamination. Depuis, les sous-marins étaient parqués dans des bassins à Cherbourg. DCNS a entrepris les travaux d’aménagement du site, qui dureront vingt mois. Le démantèlement des SNLE durera jusqu’en 2027, à raison d’un bateau tous les deux ans. Les coques seront découpées, leurs ferrailles revendues et valorisés et les déchets traités. Ce contrat occupera 50 personnes chez DCNS et ses sous-traitants.

En pilotant le démantèlement des SNLE, le leader européen du naval militaire démontre «sa maîtrise de la totalité du cycle de vie des sous-marins, de la conception à la réalisation en passant par la maintenance et la déconstruction». C’est une bonne nouvelle pour le chantier de Cherbourg d’où sont sortis les quatre SNLE de deuxième génération – de type Le Triomphant – en service dans la Marine. À horizon 2020, DCNS espère engager la construction du premier SNLE de troisième génération en vue d’une mise en service dix ans plus tard.

Derichebourg avale Bartin

21 juillet 2016

À travers la signature d’un contrat de cession d’actions, en date du 19 juillet, Derichebourg annonce qu’il va acquérir Bartin Recycling, filiale du groupe Veolia, spécialisée dans la collecte et le recyclage des métaux ferreux et non ferreux.logo-bartin

Derichebourg financera cette acquisition à partir de lignes de crédit existantes. L’opération sera effective après l’obtention de l’autorisation au titre du contrôle des concentrations. Le groupe Bartin Recycling exploite en France 23 sites spécialisés dans le recyclage des ferrailles, non ferreux et déchets. Acteur majeur de ce secteur industriel, l’entreprise valorise et recycle 850 000 tonnes par an. Les activités de démantèlement et de déconstruction des matériels en fin de vie (aérien, maritime, ferroviaire, installations industrielles) de Veolia ne sont pas concernées par cette cession.  »Cette acquisition permet au groupe Derichebourg de développer son maillage territorial au niveau national et d’assurer l’approvisionnement de ses unités de recyclage par des volumes en provenance de ces sites récemment acquis », explique Abderaman El Aoufir, directeur général délégué du groupe Derichebourg. Dans une économie industrielle lourde, génératrice de chutes et déchets métalliques en berne, ce regroupement assure en effet à Derichebourg une augmentation significative de sa « production » et donc de son chiffre d’affaire.

Prix ferraille E 40 / 2016

20 juin 2016

E40

Baudelet reprend Gardet & de Bezenac

15 janvier 2016

Baudelet Environnement, groupe du Nord Pas de Calais spécialisé dans la collecte, le traitement et la valorisation des déchets  vient de reprendre l’entreprise normande – « Gardet & de Bezenac », organisée en 2 filiales : « Environnement » et « Recyclage », dans le cadre d’une transmission d’entreprise.arton75

Il s’agit de la toute première acquisition du groupe Baudelet Environnement hors de son territoire régional. Ce rapprochement se fait entre deux sociétés aux activités similaires  et structures familiales identiques. Ainsi proche de la retraite et sans successeur familial, le directeur général de Gardet & De Bezenac – Patrick Nion, a souhaité assurer la pérennité de son entreprise en trouvant un repreneur, de taille similaire et partageant les mêmes valeurs. Avec trois sites implantés à Grémonville, Fécamp et au Havre (Seine-Maritime), Gardet & de Bezenac est spécialisée, depuis 1932, dans la valorisation des déchets ménagers et commerciaux.1280x720-U-E Tout comme le groupe Baudelet Environnement, l’entreprise normande propose la valorisation des déchets industriels ainsi que la collecte et le traitement des ferrailles et métaux. Elle s’est par ailleurs lancée dans la déconstruction navale et ferroviaire, activité que Baudelet va continuer de développer. Pendant deux ans, Patrick Nion accompagnera le groupe Baudelet Environnement dans la reprise et le développement des affaires. Les deux filiales, « Gardet & de Bezenac Environnement » et « Gardet & de Bezenac Recycling » conservent leurs noms et leurs 40 collaborateurs.

Derichebourg reprend SLG Recycling

12 janvier 2016

Derichebourg a annoncé via un communiqué avoir finalisé l’acquisition du groupe SLG Recycling.derichebourg-doit-nourrir-son-monstre-1447089724
Cette entreprise est spécialisée dans le recyclage des métaux ferreux et non-ferreux ainsi que dans le traitement des déchets provenant des secteurs de l’industrie et de l’artisanat. Elle exploite 22 centres de recyclage principalement situés dans les régions Centre et Bretagne.
SLG Recycling a généré en 2014 un chiffre d’affaires de 85 millions d’euros et a traité cette année-là environ 300.000 tonnes de chutes. Le groupe emploie 270 salariés. Cette novelle acquisition permet à Derichebourg de renforcer son maillage territorial sur ces 2 régions où le groupe est aujourd’hui peu présent. La société escompte en outre développer des synergies opérationnelles entre ses activités actuelles et les activités de SLG Recycling. Derichebourg précise étudier d’autres opportunités de croissance externe dans les activités de recyclage, lesquelles sont rendues possibles après la baisse significative de l’endettement, consécutivement à la vente de la division aéroportuaire Servisair.

Nouveau contrat de démolition navale pour Galloo

19 novembre 2015

Le groupe franco-belge Galloo dont le siège se trouve à Menin (Belgique) a remporté auprès de la Marine nationale un nouveau contrat de déconstruction comprenant  7 bâtiments militaires désarmés.

L’ancien bâtiment atelier Jules Verne

L’ancien bâtiment atelier Jules Verne

Ce marché, notifié le 2 novembre, porte sur les ex-transports de chalands de débarquement Ouragan et Orage, l’ancien bâtiment de transport et de soutien Bougainville ainsi que l’ancien bâtiment atelier Jules Verne. À ces navires stationnés à Toulon s’ajoutent les ex-bâtiments de transport légers Francis Garnier et Jacques Cartier, ainsi que l’ex-remorqueur ravitailleur Rari, basés à Brest.

Avant leur départ pour le chantier de démolition de Gand en Belgique, le goupe Galloo et la Service de Soutien de la Flotte vont devoir réaliser un dossier de transfert transfrontalier de déchets, qui sera soumis aux autorités belges et françaises. Bien que désarmés depuis de longues années et sans valeur militaire, ces bateaux doivent également obtenir le feu vert de la Commission Interministérielle des Exportations de Matériels de Guerre (CIEMG). Une fois toutes les autorisations administratives obtenues, les coques seront mises à disposition de l’industriel, qui pourra organiser leur transfert vers la Belgique. Les premiers convois, composés de l’ex-Jules Verne et de l’ex-Rari, devraient quitter la France au printemps 2016 et être suivi par les deux suivants 8 mois plus tard.qmxx_4071698_1.jpg10

Ce nouveau marché, pour lequel les coques concernées représentent un poids d’environ 25.000 tonnes, s’ajoute à ceux précédemment enregistrés par Galloo avec la Marine française. Le premier portait sur l’ex-escorteur d’escadre Bouvet, qui servait de brise-lames à Lorient et avait été transféré vers le chantier de déconstruction de Gand en septembre 2012. Puis, en décembre 2013, Galloo s’était vu notifier le contrat portant sur le démantèlement des anciens escorteurs d’escadre Duperré et La Galissonnière, des ex-avisos-escorteurs Enseigne de Vaisseau Henri et Commandant Rivière, ainsi que des ex-avisos Détroyat et Jean Moulin, le tout représentant 13.000 tonnes. Ils étaient stationnés dans le Finistère, au cimetière marin de Landévennec et à Lanvéoc-Poulmic, à l’exception du Commandant Rivière, désarmé à Toulon. Alors que l’ex-Détroyat a été remorqué à Gand mi-septembre, la dernière coque de ce lot, celle de l’ex-EV Henry, devrait rejoindre la Belgique d’ici la fin de l’année.

Ferrailles: Derichebourg repend Valerio

24 octobre 2015

Derichebourg Environnement annonce que sa filiale Purfer a finalisé l’acquisition du groupe Valerio. Cette société est spécialisée dans la collecte et le traitement des déchets métalliques ferreux et non-ferreux dans les Alpes-Maritimes (3 chantiers à Vallauris, Mougins et à l’est de Nice) et le Var (1 chantier à Pignans). « Cette acquisition permet à Derichebourg Environnement de densifier son maillage territorial dans le sud-est de la France, de conforter ainsi son positionnement, et d’assurer un complément d’approvisionnement pour son broyeur de Carros. » précise le groupe.

D’autre part, Derichebourg annonce aussi être entré en négociations exclusives avec le groupe Galloo (Belgique) en vue de l’acquisition de fonds de commerce ou de titres de participation relatifs à six chantiers de collecte et de préparation de déchets métalliques, essentiellement situés en Ile-de-France.d3i_photo3
Le groupe explique que la concrétisation de cette opération lui permettrait de densifier également ses positions en Ile-de-France, et d’optimiser le taux d’utilisation de ses matériels industriels, en particulier de ses broyeurs, à un moment où la conjoncture est particulièrement difficile pour les recycleurs en terme de volume d’approvisionnement. Les sites concernés sont basés à Bonneuil sur Marne, Ivry, Châtillon, Nanterre, Saint-Pierre les Nemours, et en Eure-et-Loir (Gellainville). Le projet englobe également le fonds de commerce de la société Almetal Paris.

Décès de Claude Dauphin

1 octobre 2015

 Claude Dauphin, le très influent courtier des métaux et du pétrole qui avait fait de Trafigura l’une des toutes premières sociétés de négoce mondiales, est décédé mercredi 30 septembre d’un cancer à l’âge de 64 ans.  15318-trafigura-claude-dauphin

Le très discret et très actif courtier français est mort à Bogota « où il inspectait de nouveaux locaux de Trafigura. Il laisse une épouse et trois enfants », a dit la société suisse dans un communiqué. Claude Dauphin était la 32e fortune de France, avec un patrimoine évalué à 1,4 milliard de dollars en net, selon le magazine Forbes. Il avait démissionné de la direction générale de Trafigura en 2014 pour suivre un traitement médical. Depuis lors, Trafigura était dirigé par Jeremy Weir, un géologue australien à la formation bancaire, encore que Claude Dauphin restait président exécutif et continuait de voyager. Sous sa direction, Trafigura, à l’origine un courtier en métaux d’Amérique latine très spécialisé, est devenu en l’espace de 20 ans l’un des trois premiers négociants mondiaux de matières premières.

Claude Dauphin a démarré sa carrière dans le groupe familial de recyclage, GDE basé en Normandie et dirigé alors par son père Guy Dauphin, avant de rejoindre en 1977  la société de courtage de Marc Rich, futur fondateur de Glencore. Après en avoir dirigé les activités en Bolivie, il prend la tête des activités métaux. En 1988, il est promu à la tête du département pétrole et entre au comex.  En 1992, au décès de son père, il quitte Marc Rich pour fonder l’année suivante, avec Eric de Turckheim  et trois autres associés, la société de négoce Trafigura, qu’il hissera au troisième rang mondial derrière Vitol et Glencore.

 

 

 

 

 

Derichebourg Environnement acquiert la société Bienstock

12 juin 2015

Derichebourg Environnement renforce son maillage territorial en Normandie en rachetant la société Bienstock, basée à Sotteville-lès-Rouenc981ce53-5608-48e2-b621-af01a09524c1_page_activite

Derichebourg Environnement a racheté 90% du capital de la société Bienstock basée à Sotteville-lès-Rouen. Bienstock est une entreprise familiale qui existe depuis les années 1920. Bénéficiant de toutes les autorisations nécessaires à l’exercice de son métier de recycleur, cette société travaille avec les particuliers, professionnels et collectivités locales au travers de nombreux contrats avec les déchèteries. Cette plateforme de collecte, de recyclage devient  la 5ème du groupe Derichebourg  dans la région.

Le Groupe Derichebourg est un acteur majeur, au plan international, des services aux entreprises et aux collectivités. Il propose une gamme complète et intégrée de prestations dans 2 secteurs d’activités complémentaires : les services à l’environnement (recyclage, valorisation, collecte des déchets ménagers, nettoiement urbain, gestion des déchèteries.) et les services aux entreprises (propreté, énergie, intérim, aéronautique, prestations en milieux sensibles,.). Derichebourg est aujourd’hui présent dans 12 pays, sur 3 continents, et compte 28.200 collaborateurs dans le monde.

 

Le Sénat avance sur le recyclage des navires

19 février 2015

Le Sénat vient de valider la transposition d’une directive européenne sur le recyclage des navires. Cet amendement de la loi sur la transition énergétique prévoit notamment des punitions importantes en cas de non-respect de cette règle.hemicycle-senat
La loi sur la transition énergétique continue à réserver des surprises aux observateurs de ce domaine. Alors que l’on pensait que l’examen de la loi par le Sénat ne serait qu’une formalité, il en sort un nouvel amendement inattendu. En effet, rapporte Le Figaro, «Le gouvernement a fait adopter (dans la nuit de lundi à mardi) par le Sénat un amendement transposant en droit français un règlement européen sur le recyclage des navires, à l’occasion de l’examen de la loi sur la transition énergétique.»
L’initiative européenne a été prise alors que les instances dirigeantes de l’UE ont été interpellées par des associations et militants face aux carcasses de navires abandonnées par leurs propriétaires. En effet, il apparaît que pour nombre d’entre eux la gestion de ces déchets géants est trop coûteuse. « Que faire des navires laissés à l’abandon ? Ces bateaux, parfois d’une taille importante, sont bien souvent laissés dans un coin, souvent aux abords des ports ou des plages, en attendant que le temps et l’usure viennent faire leur travail. Un comportement préjudiciable pour l’environnement.» commente le site Greenetvert.fr. Pour ce site spécialisé, « L’Union européenne semble avoir pris le problème à bras le corps et a édité un règlement sur le recyclage des navires. » Cet amendement prévoit notamment de punir d’un an d’emprisonnement et de 100 000 euros d’amende le propriétaire d’un navire qui ne notifiera par au ministère de la mer son intention de recycler son bateau, une fois qu’il ne s’en sert plus. Même punition pour tout propriétaire de bateau qui ne possèdera pas à son bord l’inventaire des matières dangereuses » rapporte Greenetvert.fr.images
Si les punitions apparaissent particulièrement sévères, le quotidien Le Figaro détaille cependant que tous les propriétaires de bateaux abandonnés ne seront pas sujets à ce type d’amendes. En effet, il semble que «ces dispositions ne sont pas applicables aux navires affectés exclusivement à un service public non commercial, aux navires d’une jauge brute inférieure à 500, ou aux navires exploités pendant toute leur vie dans des eaux relevant de la souveraineté ou de la juridiction française. »le-mythique-navire-ecole-de-la-marine-jeanne-d-arc-porte_2189320_800x400

« Cela fait une décennie que l’on parle de créer une telle filière chez nous », a commenté Ronan Dantec (écologiste). « Le groupe écologiste brestois s’est battu pour cela, pour éviter l’exportation des navires dangereux pour l’environnement et pour créer une telle filière à Brest ». Le Sénat a ensuite décidé qu’à compter du 1er janvier 2017, les personnes qui mettent sur le marché à titre professionnel des navires de plaisance ou de sport seront tenues de contribuer à son recyclage. Les modalités d’application seront fixées par décret en Conseil d’État. « Cet amendement vise à résoudre le problème de la gestion des bateaux de plaisance en fin de vie et qui font souvent l’objet d’abandon par leur propriétaire, faute d’une filière et d’un financement adaptés », a dit M. Dantec. « Il s’agit d’encourager la constitution d’une filière du démantèlement des navires, qui doit être financée. Il y a là un gisement d’activités et d’emplois, la +croissance bleue+. Structurons cette filière de demain! ». « Nous avons un problème avec les épaves de bateau de plaisance, c’est sûr », a reconnu le rapporteur Louis Nègre (UMP). « Il faut avancer, mais en évitant une taxe supplémentaire ».Le Sénat a par ailleurs inscrit la définition de l’obsolescence programmée dans le code de la consommation et son contrôle par la DGCCRF, suivant ainsi l’exemple de l’Assemblée nationale. Le projet de loi, déjà adopté par l’Assemblée, est examiné au Sénat jusqu’au 19 février. Il fera l’objet d’un vote solennel le 3 mars.

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