Archive for the 'Économie' Category

Vallourec Saint-Saulve, la fin d’un mythe

7 mars 2018

 

Les salariés de la tuberie Vallourec de Saint-Saulve, qui étaient en grève depuis jeudi dernier et bloquaient l’accès à l’usine mardi matin, ont voté la reprise du travail après des négociations menées avec la direction.  vallourec-star-to-lay-off-up-to-80-workers-at-youngstown-steel-mill_8488

Hier matin, les salariés de la tuberie bloquaient l’accès de leur usine, ainsi que celle de l’aciérie Ascoval. Ce blocage n’aura duré qu’une journée. Une forte mobilisation musclée avant que ne débute les négociations du plan social. Toutefois, en fin de journée, ils ont voté à la quasi-unanimité la reprise du travail, pour ce matin mercredi. « Les négociations avec la direction ont abouti; les salariés ne perdront pas d’argent pour les derniers jours de grève« , explique Claude Triboulet, délégué CFDT. La direction avait en effet proposé aux salariés de faire passer leurs jours de grève pour des RTT.  « C’était important pour les salariés de ne pas perdre d’argent. Nous, les représentants syndicaux, on aura besoin d’eux pendant les négociations du PSE« , a poursuivi Claude Triboulet.  La mobilisation autour de la tuberie fait suite à l’annonce de la direction de supprimer des lignes de production à Saint-Saulve, entraînant la suppression de 164 postes. Cette situation s’ajoute à la confusion autour de l’acièrie voisine Ascoval en péril depuis la mise en redressement d’Ascométal. Véritable « star » dans les années 1980-1990, ce site de Vallourec à Saint-Saulve, leader et innovant, était cité en exemple et visité par les sidérurgistes du monde entier. Il a perdu peu à peu de sa superbe pour être aujourd’hui  au seuil de sa fermeture définitive à plus où moins cour terme. La fin d’un mythe!

70éme anniversaire du BIR à Barcelone

15 février 2018

BIR

 

 

 

 

 

BIR Barcelone

28 heures dans la métallurgie allemande

6 février 2018

Un premier pas vers la semaine de vingt-huit heures dans la métallurgie en Allemagne vient d’être franchi! Le patronat a obtenu, en échange, davantage de flexibilité pour augmenter le temps de travail hebdomadaire à quarante heures pour les salariés qui le souhaitent.warnstreik-ig-metall-schweinfurt-100~_v-img__16__9__xl_-d31c35f8186ebeb80b0cd843a7c267a0e0c81647

Les salariés de la métallurgie allemande vont pouvoir réduire leur temps de travail à vingt-huit heures par semaine, sans compensation salariale et pour un temps limité . Un accord de branche en ce sens, à forte portée symbolique dans la première économie européenne, a été annoncé dans la nuit de lundi 5 à mardi 6 février par le syndicat et les employeurs du secteur. La fédération des employeurs de ce secteur a parlé dans un communiqué d’un « compromis supportable » mais contenant des « éléments douloureux ».

L’accord a été conclu après des semaines de négociations et en parallèle de débrayages à l’appel d’IG Metall pour soutenir ses revendications, portant notamment sur davantage de flexibilité pour les salariés dans la définition de leur temps de travail. Sur ce point, ils ont obtenu une ouverture importante et symboliquement forte avec la généralisation du droit au temps partiel à vingt-huit heures hebdomadaires. Dorénavant les salariés du secteur ayant au moins deux ans d’ancienneté dans leur entreprise pourront demander à bénéficier de cette réduction de leur temps de travail pour une durée comprise de six et vingt-quatre mois, à l’issue de laquelle ils auront la garantie de pouvoir retrouver leur poste à temps plein.888835720-coupeuse-machine-fraiseuse-travail-des-metaux-metallurgie

Il s’agit d’une avancée pour le syndicat de branche IG Metall. En revanche, ce dernier n’a pas obtenu satisfaction d’une autre de ses revendications clés : que les salariés concernés bénéficient dans le même temps d’une compensation financière partielle de leur employeur pour le manque à gagner. Il s’agira donc d’un temps partiel strict.

« Cela va aider les salariés à mieux combiner vie professionnelle et vie privée », a souligné la fédération patronale du secteur dans un communiqué. Mais « avec cette solution nous avons fait en sorte que la revendication initiale d’IG Metall d’une compensation financière » pour le temps partiel « ne soit pas retenue », a-t-elle ajouté.

Le patronat a aussi obtenu en échange davantage de flexibilité pour augmenter le temps de travail à quarante heures par semaine pour les salariés qui le souhaitent, contre trente-cinq heures en moyenne dans le secteur. L’accord, qui comprend aussi un volet sur les augmentations de salaire, a été conclu dans un premier temps par les représentants des employeurs de la métallurgie et d’IG Metall dans la région du Bade-Wurtemberg. Cette région, où sont implantés de nombreux constructeurs automobiles, a toutefois valeur de zone pilote pour l’ensemble du secteur, qui devrait reprendre à son compte le compromis dans les jours à venir.

La société Ascométal reprise par Schmolz et Bickenbach

30 janvier 2018

C’est le goupe Schmolz & Bickenbach qui reprend Ascométal. Le groupe suisse a été officiellement désigné lundi 29 janvier par la chambre commerciale du tribunal de grande instance de Strasbourg pour reprendre les cinq sites d’Ascometal, et ses 1 350 salariés. La reprise de la société sidérurgique sera effective à compter du 1 février, a indiqué le tribunal alsacien.
L’offre de reprise du groupe suisse, leader mondial de la production d’aciers longs en aciers spéciaux avec un chiffre d’affaires de 2,3 milliards d’euros en 2016, a été préférée à celle de l’anglo-indien GFG Alliance, et sa filiale Liberty House. Ce groupe détenu par l’entrepreneur Sanjeev Gupta constitue depuis le début des années 2010 une activité sidérurgique, mais n’était présent dans les aciers spéciaux que depuis 2016 et le rachat d’une ancienne filiale de Tata Steel. Début janvier, ce groupe a annoncé l’acquisition auprès de Rio Tinto de l’usine d’aluminium de Dunkerque pour près de 500 millions d’euros. Ce choix peut aussi condamner Ascoval et l’acièrie électrique de Saint-Saulve prés de Valenciennes.

La chine hausse le ton

22 janvier 2018

Le 18 juillet dernier, la Chine  informait l’Organisation mondiale du commerce (OMC) de son intention d’interdire l’entrée sur son territoire à 24 catégories de déchets solides, dont certains plastiques, papiers et textiles. Effective depuis le 1er janvier, cette décision fait peser le risque d’un « scénario-catastrophe » pour l’environnement dans les pays riches… et met dans la panade sa propre industrie de la récupération.dechets-electroniques-chine

Depuis le 1er janvier, la porte du géant asiatique est fermée à 24 catégories de déchets solides, dont certains plastiques, papiers et textiles, une mesure annoncée seulement six mois plus tôt par Pékin, qui avance des motifs écologiques. Cette nouvelle donne du marché planétaire des déchets s’avère problématique pour les industriels américains et européens, habitués à voir une Chine avide de matières premières absorber la majeure partie de leurs déchets pour les recycler, et qui disposent de très peu de temps pour se retourner.  « C’est un séisme » et « on a toujours l’onde de choc. Cela a mis notre industrie en situation de stress car la Chine est tout simplement le premier marché mondial pour l’exportation de matières recyclables », se désole Arnaud Brunet, directeur du Bureau international du recyclage (BIR) basé à Bruxelles. L’Union européenne (UE) exporte la moitié de ses plastiques collectés et triés, dont 85% vers la Chine. Les Etats-Unis ont eux envoyé en 2016 en Chine plus de la moitié de leurs exportations de déchets de métaux non ferreux, papiers et plastiques, soit 16,2 millions de tonnes. »On va chercher des solutions alternatives, essayer d’identifier de nouveaux marchés de substitutions, à supposer qu’ils aient les capacités de traitement: on parle de l’Inde, du Pakistan ou du Cambodge », suggère M. Brunet. Mais cela pourrait prendre du temps: « Les capacités de traitement ne se déplacent pas comme ça du jour au lendemain », et dans l’immédiat l’accumulation des déchets, notamment en Europe, est « un risque majeur », prévient-il. L’interdiction de Pékin pose aussi un épineux problème aux entreprises chinoises du recyclage, extrêmement dépendantes des déchets occidentaux. « Cela va devenir difficile de travailler », admet Zhang Jinglian, propriétaire d’une société de traitement des déchets plastiques, Huizhou Qingchun. Plus de la moitié de sa « matière première » est importée et sa production va donc être réduite « d’au moins un tiers », explique-t-il à l’AFP, disant avoir dû récemment se séparer d’une dizaine d’employés. Les répercussions sont plus drastiques encore pour la société Nantong Heju, dans le Jiangsu (est): « Nous stoppons notre activité et cherchons désormais à nous reconvertir », confie un responsable à l’AFP.

Mais la décision chinoise pourrait à terme avoir pour effet positif de muscler les filières de retraitement. L’UE vient de dévoiler  sa stratégie pour réduire l’utilisation des plastiques à usage unique, avec pour objectif que tous les emballages de ce type soient recyclables d’ici 2030. Seulement 30% des déchets plastiques des Européens sont recyclés à l’heure actuelle. Le reste finit incinéré pour produire de l’énergie (39%) ou en décharge (31%). »Nous devrions utiliser cette décision pour nous remettre en question et nous demander pourquoi nous, Européens, ne sommes pas capables de recycler nos propres déchets », argue le commissaire Frans Timmermans.

(AFP)

Liberty House reprend Rio Tinto à Dunkerque

10 janvier 2018

LONDRES (Reuters) – Liberty House, la branche industrielle du conglomérat indien GFG Alliance (Gupta Family Group), a annoncé mercredi avoir présenté une offre contraignante de rachat de la fonderie d’aluminium de Rio Tinto à Dunkerque, la plus grande d’Europe.vue-aerienne-dunkerque-jpg

Liberty House, dirigé par l’homme d’affaire Sanjeev Gupta, n’a pas indiqué le prix offert mais a dit que cette initiative s’inscrivait dans le cadre d’un programme d’investissement de deux milliards d’euros lancé en France, grâce notamment à l’environnement favorable créé par le gouvernement du président Emmanuel Macron. Reuters a rapporté en décembre, de sources proches du dossier, que Liberty House étudiait une offre pour la fonderie, dont la valeur était alors estimée à 200 millions d’euros. Elle avait été créée en 1991 par Péchiney, qui fut racheté par le canadien Alcan, lui-même absorbé par Rio Tinto en 2007. « Il s’agit du premier pas significatif de GFG en Europe continentale, que nous espérons poursuivre (…) non seulement dans l’aluminium, l’acier et l’automobile, mais également en amenant nos autres branches, y compris dans l’énergie, les services bancaires et la promotion immobilière, à explorer les opportunités en France et en Europe », a déclaré Sanjeev Gupta. Liberty House a investi des centaines de millions d’euros dans des acquisitions, dont la fonderie d’aluminium Rio Tinto en Ecosse et le sidérurgiste australien en faillite Arrium. « Cette offre contraignante (…) est la meilleure option pour le développement du site de production tout en créant de la valeur pour Rio Tinto dans le cadre de la rationalisation de son portefeuille », a déclaré Alf Barrios, directeur général de la branche aluminium de Rio Tinto, dans un communiqué distinct. « Liberty House a une grande expérience dans le rachat d’actifs de ce type, ce qui devrait assurer un avenir à long terme pour Aluminium Dunkerque et préserver son impact économique bénéfique pour la communauté dans son ensemble. »

4 candidats pour la reprise d’Ascométal

9 janvier 2018

Les  salariés d’Ascométal et  d’Ascoval, à Saint-Saulve, dans le Valenciennois, ne devraient pas tarder à être fixés sur leur sort. Une audience intermédiaire a lieu ce mercredi, au tribunal de grande instance de Strasbourg, celui-là même qui a placé Ascométal en redressement judiciaire le 21 novembre avant une nouvelle audience décisive cette fois le 24 janvier.ascometal

Deux candidats sur les quatre qui se sont manifestés semblent tenir la corde : le groupe anglo-indien Liberty propose une offre globale et qui s’assurerait notamment de la charge à l’aciérie de Saint-Saulve et les Suisses de Schmolz + Bickenbach qui ne veulent pas de Fos-sur-Mer et d’Ascoval. Les Espagnols de Sidenor et les Italiens de Beltrame ne proposeraient eux que des reprises partielles.

 

Bonne année 2018

Derichebourg en forte progression

12 décembre 2017

Le groupe Derichebourg connaît un spectaculaire redressement sur son exercice clôt à fin septembre 2017.
Dépassant les anticipations des analystes, le leader français du recyclage des ferrailles et métaux a dévoilé 2,7 milliards d’euros de chiffre d’affaires (+27 %), 123 millions de résultat opérationnel courant (+166 %) et 73 millions de bénéfice net (+490 %) sur l’année écoulée. Sa rentabilité grimpe et « nous sommes confiants pour 2018 », a commenté son directeur financier, Pierre Candelier.

Le gouvernement veut aider Ascométal

29 novembre 2017

PARIS (Reuters) – Le ministre français de l’Economie, Bruno Le Maire, a promis mardi que le gouvernement trouverait un repreneur pour le sidérurgiste Asco Industries, plus connu sous sa marque Ascometal, qui a été placé en redressement judiciaire la semaine dernière. Le sidérurgiste emploie 1.350 salariés en CDI en France sur cinq sites industriels, notamment en Lorraine, à Dunkerque et Fos-sur-Mer. « Nous nous engageons à trouver un repreneur crédible pour Ascometal », a déclaré Bruno Le maire lors d’une séance de questions à l’Assemblée nationale. « Nous y travaillons depuis plusieurs semaines. »

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