Archive for the 'Environnement' Category

Le port de Bordeaux agréé pour le démantèlement des navires

9 janvier 2017

L’Union Européenne vient de publier la liste des sites internationaux de démantèlement de navires, agréés par l’institution. Bordeaux Port Atlantique figure parmi les 18 sites retenus dans le monde . Cette distinction reconnaît l’excellence des réalisations, des compétences, des procédures et des    équipements du pôle de recyclage de Bordeaux Port Atlantique. Elle récompense les investissements réalisés par Bordeaux Port Atlantique dans des outils qui lui permettent d’être un des plus important site français de cette liste en termes de tonnage et de dimensions et dans le top 6 européen :

La forme de radoub n°3 de Bassens

La forme de radoub n°3 de Bassens

Le site s’articule autour de la forme de radoub n°3 de Bassens (240m de long, 34m de large) cerné d’un terre-plein polyvalent de 3,5 hectares couvert de plusieurs milliers de m² de dalles étanches. L’ensemble des équipements répondent aux normes d’une ICPE, de l’Europe et de la Convention de Hong Kong.
Au cœur d’une des routes maritimes les plus importante du monde, ce site est le seul de la liste européenne qui est ouvert à tous les opérateurs de  démantèlement qui en font la demande et en appliquent les procédures. Recherché par ces sociétés, le site est actuellement occupé par la fin du chantier de démantèlement de l’ex-Jeanne d’Arc exécuté par le groupe Véolia pour le compte de la Marine Nationale. D’ici quelques semaines, l’ex-Colbert lui succédera pour clore un chantier global de démantèlement qui aura duré plus de 36 mois. Ces navires s’ajouteront à une liste de référence de batiments militaires et marchands en importante croissance depuis 2012. Bordeaux Port Atlantique prévoit de poursuivre en 2017 les investissements sur ces équipements afin de les optimiser et les rendre toujours plus compétitifs.

En France, deux autres sites ont également été retenus par l’UE: celui de la société « Les recycleurs bretons » Zone Industrielle de Kerbriant 29 610 Plouigneau ainsi que celui du groupe Baudelet,  MUG 616, Boulevard Jules Durand 76600 Le Havre.

GDE bloqué par le conseil d’État

12 décembre 2016

Après dix ans de conflit, c’est un coup d’arrêt définitif pour le site de stockage de déchets GDE à Nonant-le-Pin (Orne). Le Conseil d’État a décidé, vendredi 9 décembre 2016, de rejeter le pourvoi de l’entreprise GDE qui contestait un arrêt de la Cour d’appel de Nantes de mai 2016.GDE

Cette décision du Conseil d’État annule le projet d’un centre de stockage de déchets et d’un centre de tri sur cette commune. Ce centre d’enfouissement de résidus de broyage automobiles GDE, situé à Nonant-le-Pin, à quelques encablures du haras du Pin, a été bloqué à partir du mois d’octobre 2013 par des opposants « anti-GDE ». Le site a fonctionné pendant trois jours, avant d’être arrêté par les manifestants, qui en ont barré l’entrée avec camions, tracteurs, tentes… Pendant 346 jours, les anti-GDE se sont relayés jour et nuit pour bloquer l’entreprise. Ils reprochent à GDE d’avoir fait construire cette décharge au-dessus d’une nappe phréatique. Alors que GDE assure qu’il n’y a aucun risque, une contre-enquête mandatée par les opposants estime que la zone est inondable. Pendant des années, le dossier s’est enlisé dans un véritable bras de fer judiciaire, opposant l’entreprise GDE aux associations anti-GDE : Nonant environnement et Sauvegarde des terres d’élevage.opposants

« Le Conseil d’État n’a même pas jugé, il a déclaré la demande de GDE non recevable », a précisé Noëlle Sandoz à nos confrères de Ouest-France. « Il n’y a donc plus aucune issue pour GDE » peut se satisfaire la présidente du « Front de résistance de l’Orne ». Réaction plus prudente du conseil juridique des « anti-GDE », Jacques Carles, au micro de Tendance Ouest : « C’est la première dans la République qu’un projet aussi dangereux est arrêté in extrémis avant même qu’il ne pollue toute une région. Mais attention, GDE est toujours propriétaire des terres. Il ne faut pas que GDE introduise dans quelques mois un nouveau projet un peu différent, qui aboutisse à une situation aussi critique. »
Le lieu choisi pour implanter cette décharge est une zone de culture et d’élevage, au milieu d’un site « pôle d’excellence de la filière équine », au bord d’un site Natura 2000.

Paprec change de dimension

8 décembre 2016

Paprec annonce ce jeudi le rachat de Coved. Ce rachat permet à Paprec de grossir de 30% et  donne naissance à un groupe de 8000 personnes et 1,3 milliard d’euros de chiffre d’affaires.

Jean Luc Petithuguenin, Président Fondateur de Paprec

Coved, filiale du gestionnaire d’eau Saur, est spécialisée dans la collecte et la valorisation des déchets ainsi que dans le nettoyage des espaces publics. Coved, acronyme de Collecte, Valorisation, Énergie, Déchets, traite 2,4 millions de tonnes de déchets par an. Présente en province et en milieu rural, elle dessert 5 millions d’habitants et a enregistré en 2014 un chiffre d’affaires de 330 millions d’euros, selon le site déchets-infos. Sa société mère, Saur, est le troisième acteur du traitement de l’eau dans l’Hexagone, loin derrière Veolia et Suez. Saur a été repris in extremis en 2013 par les banques créancières de ses anciens actionnaires, incapables de rembourser leur dette d’acquisition. Depuis, le groupe cherche à lever du cash en se recentrant sur son cœur de métier. Il a donc annoncé début 2016 son intention de vendre Coved.

En le rachetant, Paprec renforce son poids dans le recyclage en France, un marché également dominé par Veolia et Suez. Paprec, qui a réalisé une cinquantaine d’acquisitions depuis sa reprise en 1995 par Jean-Luc Petithuguenin, ex-cadre de la Générale des Eaux (Veolia), réalise un chiffre d’affaires de près d’un milliard d’euros avec 20.000 clients. Il investit en moyenne 100 millions d’euros par an et recycle 7 millions de tonnes de déchets – papiers, plastiques, bois, métaux, déchets dangereux ou verts, etc., sur une centaine de sites. « C’est une nouvelle ère pour Paprec Group qui va réaliser la plus grande acquisition de son histoire. Nous le ferons comme nous l‘avons toujours fait, en respectant les valeurs de Coved et de Paprec et en pratiquant une intégration respectueuse des personnes et des clients », indique Jean Luc Petithuguenin.

Sous-marins nucléaires: on recycle!

3 novembre 2016

Sur les six sous-marins français de première génération entrés en service entre 1967 et 1985, cinq seront déconstruits sur un site spécialement aménagé au cœur du chantier de DCNS à Cherbourg.

Classée au titre de la protection de l’environnement (ICPE), la forme 5 du site DCNS de Cherbourg dans laquelle seront déconstruites les coques des cinq SNLE sera, dans un premier temps, remise à niveau. .

Classée au titre de la protection de l’environnement (ICPE), la forme 5 du site DCNS de Cherbourg dans laquelle seront déconstruites les coques des cinq SNLE sera, dans un premier temps, remise à niveau. .

Les premiers sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) développés par la France au lendemain de la Seconde Guerre mondiale vont être démantelés. La Direction générale de l’armement (DGA) a attribué ce marché de 100 millions d’euros à DCNS, le constructeur des SNLE. Sur les six bateaux de première génération entrés en service entre 1967 et 1985, cinq seront déconstruits sur un site aménagé au cœur du chantier de DCNS à Cherbourg. Le Redoutable, le tout premier SNLE porteur de la dissuasion nucléaire, a été transformé en musée à la Cité de la mer, à Cherbourg. Les cinq autres bateaux – Le Terrible, Le Foudroyant, L’Indomptable, Le Tonnant et L’Inflexible – seront démantelés par Veolia et désamiantés par Vinci, sous la maîtrise d’œuvre de DCNS.

Le sous-marin nucléaire lanceur d'engins Le Redoutable à la Cité de la Mer de Cherbourg

Le sous-marin nucléaire lanceur d’engins Le Redoutable à la Cité de la Mer de Cherbourg

Ces premiers SNLE ont été retirés du service actif entre 1991 et 2008. Leurs chaufferies nucléaires ont été placées en piscine de décontamination. Depuis, les sous-marins étaient parqués dans des bassins à Cherbourg. DCNS a entrepris les travaux d’aménagement du site, qui dureront vingt mois. Le démantèlement des SNLE durera jusqu’en 2027, à raison d’un bateau tous les deux ans. Les coques seront découpées, leurs ferrailles revendues et valorisés et les déchets traités. Ce contrat occupera 50 personnes chez DCNS et ses sous-traitants.

En pilotant le démantèlement des SNLE, le leader européen du naval militaire démontre «sa maîtrise de la totalité du cycle de vie des sous-marins, de la conception à la réalisation en passant par la maintenance et la déconstruction». C’est une bonne nouvelle pour le chantier de Cherbourg d’où sont sortis les quatre SNLE de deuxième génération – de type Le Triomphant – en service dans la Marine. À horizon 2020, DCNS espère engager la construction du premier SNLE de troisième génération en vue d’une mise en service dix ans plus tard.

Le Dieselgate touche Renault

23 août 2016

Le « dieselgate » va-t-il toucher l’industrie automobile française? Renault était dans une mini-toumente boursière ce matin – plus forte baisse du CAC 40 – mardi 23 août à midi – après les révélations du « Financial Times » sur les tests d’émissions de la commission Royale.vw-dieselgate
Selon le quotidien britannique, le rapport final de cette commission indépendante sur les émissions polluantes d’automobiles en France, publié fin juillet, aurait omis des informations clés laissant supposer que des véhicules diesel de Renault émettent dix à onze fois plus de gaz toxiques en conditions réelles que lors des tests antipollution. Contactés par le journal « Le Monde », ni Renault ni le ministère de l’environnement, que dirige Ségolène Royal, n’ont fait de déclaration.
De son côté, Volkswagen estime désormais que son « dieselgate » va lui coûter 18,4 milliards d’euros. Le constructeur allemand avait déjà passé 16,2 milliards d’euros dans ses comptes 2015. Il vient de rajouter 2,2 milliards d’euros dans les comptes du premier semestre 2016, une provision «en grande partie liée à de nouveaux risques juridiques survenus principalement en Amérique du Nord» dans le cadre du scandale des moteurs diesel truqués.

La Terre vit à crédit

8 août 2016

La journée mondiale du « dépassement » ne se célèbre pas, elle résonne comme un cri d’alerte!  A partir du lundi 8 août, l’humanité va vivre à crédit, puisant au-delà de ce que la planète peut lui procurer comme ressources naturelles en une année.Earth-Overshootday-550x289

C’est la date – un peu approximative, mais édifiante – qu’a arrêtée, pour 2016, le Global Footprint Network (GFN). Cet institut de recherches international, basé à Oakland (Californie), aux Etats-Unis, mène régulièrement cette campagne d’information axée sur ce jour fatidique (Earth Overshoot Day). Ses experts estiment qu’au rythme actuel, les humains auraient besoin de l’équivalent de 1,6 Terre pour assouvir leur surconsommation globale annuelle.
Les Australiens et les Américains sont les champions de cette démesure : si tous les Terriens vivaient sur le même pied qu’eux, ils engloutiraient les bienfaits d’au moins cinq planètes.

Derichebourg avale Bartin

21 juillet 2016

À travers la signature d’un contrat de cession d’actions, en date du 19 juillet, Derichebourg annonce qu’il va acquérir Bartin Recycling, filiale du groupe Veolia, spécialisée dans la collecte et le recyclage des métaux ferreux et non ferreux.logo-bartin

Derichebourg financera cette acquisition à partir de lignes de crédit existantes. L’opération sera effective après l’obtention de l’autorisation au titre du contrôle des concentrations. Le groupe Bartin Recycling exploite en France 23 sites spécialisés dans le recyclage des ferrailles, non ferreux et déchets. Acteur majeur de ce secteur industriel, l’entreprise valorise et recycle 850 000 tonnes par an. Les activités de démantèlement et de déconstruction des matériels en fin de vie (aérien, maritime, ferroviaire, installations industrielles) de Veolia ne sont pas concernées par cette cession.  »Cette acquisition permet au groupe Derichebourg de développer son maillage territorial au niveau national et d’assurer l’approvisionnement de ses unités de recyclage par des volumes en provenance de ces sites récemment acquis », explique Abderaman El Aoufir, directeur général délégué du groupe Derichebourg. Dans une économie industrielle lourde, génératrice de chutes et déchets métalliques en berne, ce regroupement assure en effet à Derichebourg une augmentation significative de sa « production » et donc de son chiffre d’affaire.

Résultats en hausse pour Suez Environnement

24 février 2016

Suez Environnement  a publié ce matin  des résultats en hausse au titre de 2015, marqués par la bonne performance de sa division Eau en Europe et ses réductions de coûts, mais s’est montré prudent sur ses perspectives pour 2016.

Jean-Louis Chaussade

Jean-Louis Chaussade

Le numéro deux mondial de la gestion de l’eau et des déchets, derrière Veolia, a fait savoir dans un communiqué qu’il tablait pour cette année sur une croissance organique de son chiffre d’affaires supérieure ou égale à 2%, après +2,7% en 2015, ainsi que sur une croissance organique de son Ebit supérieure à celle de ventes, après +4,5% l’an passé. Suez vise également un cash-flow libre d’environ 1 milliard d’euros (contre 1.047 millions en 2015) et un dividende supérieur ou égal à celui de 0,65 euro par action (stable) proposé pour 2015.

« Globalement je reste optimiste. La seule chose qui nous fait être prudents, c’est le ralentissement de la croissance mondiale dans un certain nombre de pays, qui (aura) certainement un impact sur notre capacité à croître plus vite », a déclaré son directeur général Jean-Louis Chaussade, lors d’une conférence téléphonique. « La première chose qui m’inquiète, c’est évidemment la faible croissance en Europe (…) Si la croissance industrielle ou le PIB sont faibles, nos croissances sont par nature faible », a-t-il ajouté.

Suez a enregistré au titre de 2015 un résultat net part du groupe de 408 millions (-2,2%), un Ebit (1)  de 1.381 millions (+10,1%), un Ebitda (2) de 2.751 millions (+4,1%) et un chiffre d’affaires de 15.135 millions (+5,7%). Le groupe a en outre annoncé qu’il proposerait à l’assemblée générale de ses actionnaires le 28 avril de renouveler les mandats d’administrateur de Gérard Mestrallet, président du conseil d’administration et PDG d’Engie, et de Jean-Louis Chaussade.

(Source Reuters)

(1) Ebit: Le bénéfice avant intérêts et impôts ou résultat avant intérêts et impôts est un élément clé de la comptabilité des sociétés. Il s’agit du résultat duquel sont déduits les intérêts des débiteurs et les impôts.

(2) Ebitda: L’expression de langue anglaise Earnings before Interest, Taxes, Depreciation, and Amortization,  désigne les revenus avant intérêts, impôts, dotations aux amortissements et provisions sur immobilisations.

La chine veut réduire sa production de charbon

22 février 2016

La Chine compte fermer plus d’un millier de mines de charbon cette année. Dans un communiqué publié ce lundi 22 février, l’Administration nationale de l’énergie, qui régule le secteur, explique que « ces fermetures s’inscrivent dans son plan dévoilé le 5 février dernier et visant à limiter la surproduction du secteur ».
Les mines condamnées ont une capacité de production cumulée de 60 millions de tonnes. L’objectif est de supprimer quelques 500 millions de tonnes de capacités de production de charbon dans les trois à cinq ans à venir.

Hervé Morin ne veut pas de GDE

15 février 2016

Hervé Morin, le nouveau président (UDI) du conseil régional de Normandie et grand amateur de chevaux a écrit à Manuel Valls, Premier ministre, et à Ségolène Royal, ministre de l’Ecologie, pour leur indiquer son opposition au centre de stockage de déchets ultimes  de Guy Dauphin Environnement (GDE) à Nonant-le-Pin (Orne).ob_00f4f2_ob-f3a918-herve-morin-cheval

« Je souhaiterais trouver une voie de sortie (…) tout en conduisant les dirigeants de l’entreprise à accepter une formule qui leur permette de compenser de manière raisonnable (leurs) investissements …Il est urgent d’engager des discussions avec la société GDE pour qu’elle abandonne définitivement son projet« , écrit-il. Hervé Morin explique que l’installation de GDE est de nature à nuire aux projets équestres dans le secteur du Haras du Pin, à 8 kilomètres de Nonant-le-Pin. Parmi ces projets, un « Equipôle », centre d’entraînement pour de jeunes entraîneurs, porté par l’association « Sauvegarde des terres d’élevage ».

Depuis que GDE a obtenu en 2011 son autorisation d’exploiter, cette entreprise spécialisée dans le recyclage est engagée dans un véritable bras de fer judiciaire avec les associations d’opposants : Nonant Environnement et Sauvegarde des terres d’élevage. Elles estiment que le centre d’enfouissement de GDE présente des risques environnementaux et risque de mettre en péril l’ensemble de l’écosystème de la filière équestre de l’Orne.img-7548_2320147

Hugues Moutouh, le directeur général de GDE depuis 2014, précise : « – Hervé Morin dit : si l’Etat souhaite nous faire fermer le site, il faudra indemniser la société. – C’est une attitude beaucoup plus respectueuse des voies de droit que celle de son prédécesseur« , Laurent Beauvais, président (PS) de la région Basse-Normandie, qui « voulait nous exproprier de fait, c’est-à-dire nous spolier« .  GDE ne semble pas prêt à fermer un site dans lequel il affirme avoir investi 30 millions d’euros. « Nous avons toutes les autorisations pour fonctionner. Nous envisageons une exploitation au printemps« , ajoute le dirigeant.

Avec ce site de Nonant-le-Pin, le spécialiste du recyclage des métaux a voulu compléter son activité de recycleur-transformateur avec celle de l’enfouissement. En effet, le site historique de GDE de Rocquancourt, distant d’environ 100 kilomètres de Nonant-le-Pin, transforme les ferrailles et épaves automobiles par broyage et triage des matières « produisant » des déchets ultimes. Ceux-ci doivent être ensuite enfouis… à Nonant-le-Pin.

Si GDE avait ouvert une première fois son installation en octobre 2013, ses accès étaient bloqués quelques jours après par des engins agricoles et tracteurs d’opposants. Un blocage qui a duré 11 mois et entraîné un préjudicie pour GDE. Par ailleurs, celui-ci n’a pas pu relancer immédiatement son exploitation du fait des dégâts provoqués par l’absence d’activité et donc de maintenance. L’industriel a  engagé fin 2015 les travaux de remise en état de ses bassins pour son activité de stockage de déchets de broyage.Reportage-GDE-Site-de-Linay

Hugues Moutouh souligne que son entreprise a gagné toutes ses procédures liées aux blocages du site et à sa réouverture. « Les opposants n’ont d’ailleurs plus le droit d’approcher du site. Ils risquent 500 euros par jour et par personne, conformément à une ordonnance de référé rendue par le tribunal de grande instance d’Argentan. Quant aux deux arrêtés d’interdiction d’exploiter pris par le préfet de l’Orne en septembre 2015 , ils ont été suspendus par le tribunal administratif.« 

Prochain épisode dans cette affaire marathon, la décision de la cour administrative d’appel de Nantes. Celle-ci doit juger de la légalité de l’autorisation d’exploitation qui avait été validée en 2011 par le tribunal administratif de Caen.

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