Archive for the 'Environnement' Category

70ème anniversaire du BIR à Barcelone

22 mai 2018

BIR

70éme anniversaire du BIR à Barcelone

15 février 2018

BIR

 

 

 

 

 

BIR Barcelone

La chine hausse le ton

22 janvier 2018

Le 18 juillet dernier, la Chine  informait l’Organisation mondiale du commerce (OMC) de son intention d’interdire l’entrée sur son territoire à 24 catégories de déchets solides, dont certains plastiques, papiers et textiles. Effective depuis le 1er janvier, cette décision fait peser le risque d’un « scénario-catastrophe » pour l’environnement dans les pays riches… et met dans la panade sa propre industrie de la récupération.dechets-electroniques-chine

Depuis le 1er janvier, la porte du géant asiatique est fermée à 24 catégories de déchets solides, dont certains plastiques, papiers et textiles, une mesure annoncée seulement six mois plus tôt par Pékin, qui avance des motifs écologiques. Cette nouvelle donne du marché planétaire des déchets s’avère problématique pour les industriels américains et européens, habitués à voir une Chine avide de matières premières absorber la majeure partie de leurs déchets pour les recycler, et qui disposent de très peu de temps pour se retourner.  « C’est un séisme » et « on a toujours l’onde de choc. Cela a mis notre industrie en situation de stress car la Chine est tout simplement le premier marché mondial pour l’exportation de matières recyclables », se désole Arnaud Brunet, directeur du Bureau international du recyclage (BIR) basé à Bruxelles. L’Union européenne (UE) exporte la moitié de ses plastiques collectés et triés, dont 85% vers la Chine. Les Etats-Unis ont eux envoyé en 2016 en Chine plus de la moitié de leurs exportations de déchets de métaux non ferreux, papiers et plastiques, soit 16,2 millions de tonnes. »On va chercher des solutions alternatives, essayer d’identifier de nouveaux marchés de substitutions, à supposer qu’ils aient les capacités de traitement: on parle de l’Inde, du Pakistan ou du Cambodge », suggère M. Brunet. Mais cela pourrait prendre du temps: « Les capacités de traitement ne se déplacent pas comme ça du jour au lendemain », et dans l’immédiat l’accumulation des déchets, notamment en Europe, est « un risque majeur », prévient-il. L’interdiction de Pékin pose aussi un épineux problème aux entreprises chinoises du recyclage, extrêmement dépendantes des déchets occidentaux. « Cela va devenir difficile de travailler », admet Zhang Jinglian, propriétaire d’une société de traitement des déchets plastiques, Huizhou Qingchun. Plus de la moitié de sa « matière première » est importée et sa production va donc être réduite « d’au moins un tiers », explique-t-il à l’AFP, disant avoir dû récemment se séparer d’une dizaine d’employés. Les répercussions sont plus drastiques encore pour la société Nantong Heju, dans le Jiangsu (est): « Nous stoppons notre activité et cherchons désormais à nous reconvertir », confie un responsable à l’AFP.

Mais la décision chinoise pourrait à terme avoir pour effet positif de muscler les filières de retraitement. L’UE vient de dévoiler  sa stratégie pour réduire l’utilisation des plastiques à usage unique, avec pour objectif que tous les emballages de ce type soient recyclables d’ici 2030. Seulement 30% des déchets plastiques des Européens sont recyclés à l’heure actuelle. Le reste finit incinéré pour produire de l’énergie (39%) ou en décharge (31%). »Nous devrions utiliser cette décision pour nous remettre en question et nous demander pourquoi nous, Européens, ne sommes pas capables de recycler nos propres déchets », argue le commissaire Frans Timmermans.

(AFP)

Bonne année 2018

Les chiffres-clés du recyclage 2016

11 novembre 2017

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La Métropole Européenne de Lille (MEL) se tient prête à accueillir le Technocentre

22 septembre 2017

Capitale des Hauts-de-France et dotée de nombreux atouts, la Métropole Européenne de Lille (MEL) se tient prête à accueillir le Technocentre Régional de la Méthanisation des Hauts-de-France. Elle a  déposé son dossier de candidature suite à l’appel d’offre lancé par la Région des Hauts-de France.

Le CVO de Sequedin/MEL

Le CVO de Sequedin/MEL

« Alors que notre métropole est la plus agricole de France, nous dépendons aujourd’hui à plus de 95% d’énergies produites en dehors de notre territoire et majoritairement d’origine fossile. Pour la MEL, il y a donc une véritable opportunité pour un développement plus durable, conciliant économie d’énergie et développement des énergies renouvelables et de récupération. Notre objectif est aujourd’hui de quadrupler la production d’énergie renouvelable. » explique Damien Castelain, Président de la Métropole Européenne de Lille. La méthanisation est un processus naturel de dégradation de matières organiques conduisant à la production de biogaz permettant ainsi une valorisation énergétique des déchets fermentescibles issus de l’agriculture (élevage ou cultures), de l’industrie agroalimentaire, ou des boues de station d’épuration. Grâce à un processus d’épuration pour extraire le dioxyde de carbone, le biogaz devient du biométhane, équivalent au gaz naturel, pouvant être injecté dans le réseau de distribution et desservir les utilisateurs de gaz.

Avec ses nouvelles compétences, notamment dans le domaine de la distribution d’énergie et des bornes de recharges électriques, la Métropole Européenne de Lille veut être un acteur majeur de la transition énergétique. De plus, la MEL a été pionnière dans le domaine, avec l’injection dans le réseau de distribution, du biométhane produit par son Centre de Valorisation Organique* (CVO), une première en France. La station d’épuration de Marquette-lez-Lille OVILLEO, inaugurée en 2015, méthanise elle aussi ses boues d’épuration pour produire du gaz et de l’électricité, directement utilisés sur le site. Ce process va d’ailleurs être étudié puis installé dans les autres stations d’Houplin-Ancoisne, Wattrelos et Neuville-en-Ferrain.

Damien Castelain, Président de la MEL

La MEL possède également des atouts géographiques. Elle bénéficie d’abord d’une position stratégique au coeur de l’Eurométropole. En outre, la présence importante d’agriculteurs sur son territoire fait de la métropole un territoire mixte urbain et rural, doté d’une agriculture variée proposant des intrants de qualité et des débouchés pour le digestats. « Pour accueillir ce futur Technocentre Régional, la MEL a retenu le port de Wambrechies, un terrain de 2 hectares situé à proximité de gisements agricoles et d’accès de qualité. De plus, ayant pour objectifs de proposer sur un même site une usine performante de méthanisation, un centre de recherche et développement et un centre de formation, je propose que ce site soit nommé Euraméthanisation, en cohérence avec nos autres sites d’excellence, véritables piliers pour les filières économiques prioritaires. Ce site devra aussi permettre le développement d’une activité industrielle. » ajoute Damien Castelain.

CVO: Le Centre de Valorisation Organique (CVO), situé à Sequedin, traite chaque année 108 600 tonnes de biodéchets récoltés sur le territoire métropolitain. Ils proviennent notamment des déchets ménagers organiques, des restaurants collectifs des administrations (établissements scolaires, maison de retraites, centres hospitaliers, etc.) et des déchets verts issus des déchetteries. A partir de ces déchets, le CVO produit du compost et du biogaz. Le compost est ensuite revendu aux agriculteurs et mis à disposition gratuitement pour les métropolitains dans les déchetteries. Le biogaz est transformé en biométhane pour être ensuite revendu à GrDF et alimenter de réseau de bus circulant sur la métropole.

Déchets: La Chine hausse le ton

7 août 2017

Le 18 juillet dernier, la Chine a informé l’Organisation mondiale du commerce (OMC) de son intention d’interdire l’entrée sur son territoire à 24 catégories de déchets solides, dont certains plastiques, papiers et textiles.Une annonce qui met en émoi les industriels du secteur dans de nombreux pays.dechets-electroniques-chine

La notification envoyée par le ministère de l’environnement chinois propose une mise en oeuvre dès septembre prochain, tandis qu’un responsable du ministère de l’Environnement a évoqué une application d’ici la fin de l’année, selon l’agence officielle Chine nouvelle. Pour justifier sa décision, Pékin a mis en avant l’argument environnemental: « Nous avons constaté que de grandes quantités de déchets de mauvaise qualité, et même de déchets dangereux, sont mélangés avec des déchets solides. (…) Cela pollue sérieusement l’environnement de la Chine! ». Le pays souhaite améliorer la qualité des déchets qui entrent sur son territoire et privilégier ceux qui sont bien triés et conditionnés. Si elle est introduite, cette mesure « aurait un impact important (…) sur l’industrie mondiale du recyclage et sur la production chinoise qui dépend de matériaux recyclés », a réagi le BIR, association mondiale de l’industrie du recyclage. La Chine est le premier importateur mondial de déchets, les matières premières recyclées (billes de plastiques, papiers et cartons d’emballages) lui permettant d’alimenter la croissance de sa production industrielle. En 2015, le pays a ainsi importé 49,6 millions de tonnes de déchets solides, selon le ministère de l’Environnement. Mais la Chine tente désormais de lutter contre la pollution de l’air et des sols induite par ce développement économique qui s’est fait sans préoccupation environnementale. Pékin veut aussi fermer les nombreuses usines de recyclage les plus polluantes du pays pour privilégier des sites plus modernes, et a déjà renforcé ces derniers mois le contrôle de la qualité des déchets importés.nouvelle-baisse-des-taux-de-la-banque-centrale-de-chine

Pour les Etats-Unis, premier exportateur mondial de déchets, la décision chinoise aurait un « impact dévastateur », selon Robin Wiener, président de l’ISRI qui regroupe les acteurs américains du secteur. Il rappelle notamment que la valeur des exportations de déchets de métaux, papiers et plastiques du pays a atteint 5,6 milliards de dollars l’an dernier. « La Chine représente pour l’Union européenne plus de 50% de ses exportations de déchets », explique aussi à l’AFP Damien Dussaux, chercheur au Grantham Research Institute on Climate Change de Londres.

Devant la fermeté chinoise, l’industrie craint un engorgement des volumes de déchets à recycler dans les pays d’origine. L’an dernier, la Chine a par exemple importé 7,3 millions de tonnes de déchets plastiques, essentiellement d’Europe, du Japon et des Etats-Unis, ainsi que 27 millions de tonnes de déchets papiers, dont 25 à 30% étaient un mélange de papiers et de cartons, une catégorie visée par la mesure chinoise, selon le BIR.Le secteur a aussi en tête un précédent: en 2013, la Chine avait pris des mesures pour renforcer les contrôles sur les déchets arrivant sur son territoire, entraînant une baisse des prix des matières premières recyclées sur les marchés mondiaux. tehlikeli-maddelerin-deniz-yoluyla-tasinmasi-7028297_x_5253_o

« A court terme, on va avoir un engorgement du marché européen avec forcément une baisse des prix de vente, parce que les capacités des usines de recyclage en Europe ne suffiront pas à absorber des volumes qui vont rester sur le marché européen. » s’inquiète Pierre Moguérou, vice-président de la filière Plastiques de la fédération française des industriels Federec. Et investir dans de nouvelles capacités prendrait du temps, alors que cette annonce s’inscrit dans un contexte tendu pour certaines matières, comme les plastiques recyclés, pour lesquels la filière manque de débouchés chez les industriels.

Cette annonce favorisera en revanche les acteurs du secteur capables de fournir des déchets de grande qualité. Certains y voient aussi une volonté de la Chine de soutenir sa propre industrie du recyclage. Le pays « a lancé en 2017 un plan pour l’augmentation de 67% du chiffre d’affaires de l’industrie du recyclage en 2020, par rapport à 2015″, explique Vincent Aurez, expert en économie circulaire du cabinet EY.

Véolia va déconstruire 5 sous-marins nucléaires français

16 juin 2017

Les cinq sous-marins nucléaires lanceurs d’engins français qui ont été retirés du service vont être déconstruits par le groupe Véolia.dljpg[2] La Direction générale de l’armement a confié à DCNS le marché de déconstruction de ces sous-marins. Cette mission est tellement spécifique que le groupe de construction navale a décidé de faire appel à des sous-traitants, pour la mener à bien. Le patron de Veolia,  Antoine Frérot vient donc d’annoncer que son groupe a décroché ce marché : « Nous venons de gagner un nouveau marché de 40 millions d’euros auprès de DCNS, qui nous confie la déconstruction de cinq sous-marins sur leur site de Cherbourg. » Ce premier contrat important ne devrait représenter qu’un tiers d’un marché global avoisinant 120 millions d’euros. Il faut en effet y ajouter la préparation des installations à l’intérieur de l’arsenal, ou encore le désamiantage (confié à une filiale du groupe Vinci). Les coques seront découpées à l’horizontal, par strates successives, et les éléments métalliques seront, au final, transformés en morceaux d’un mètre sur un mètre. Chacun de ces sous-marins mesure 100 mètres de long et pèse 7 000 tonnes…  « Nous allons valoriser 85 % des métaux et composants électriques! » précise Antoine Frérot. DCNS compte 21 mois pour achever les travaux préparatoires : remise à niveau de la cale, du bateau porte, de la station de pompage ainsi que des circuits d’eau et d’électricité. Le dispositif prévoit aussi une grue de 10 tonnes, sur rail, ainsi qu’une salle blanche pour le désamiantage. Ensuite, il faudra 21 mois pour déconstruire le Tonnant, le premier des SNLE à finir en petites tôles métalliques. Les quatre autres se succéderont, à un rythme de 18 à 20 mois par bateau. Une soixantaine de personnes seront affectées à cette mission pendant plusieurs années, essentiellement des salariés de Veolia et de Vinci. Une dizaine de personnels DCNS assureront la supervision.cherbourg

* Le 1er décembre 1971, le premier sous-marin nucléaire lanceur d’engins (SNLE) français, Le Redoutable, entrait en service au sein de la Force océanique stratégique (Fost). Au total, entre 1969 et 1982, cinq autres navires de ce type seront construits, dont Le Terrible (S612), Le Foudroyant (S-610), l’Indomptable (S-613), le Tonnant (S-614) et L’Inflexible (S-615) . Depuis, ces sous-marins ont été remplacés par les 4 SNLE de la classe « Le Triomphant ».  « Le Redoutable » a pris la direction de Cité de la Mer, à Cherbourg, où il est exposé depuis 2002. Les cinq autres vont donc être d’être démantelés.

Derichebourg: hausse de 103 % de son résultat

26 mai 2017

Le groupe Derichebourg vient de publier  des résultats économiques et financiers excellents et spectaculaires pour le premier semestre de son exercice 2016-2017.logo_commerce_482

En effet, le groupe spécialisé dans la collecte et la valorisation des déchets a réalisé un résultat net semestriel s’élevant à 30,3 millions d’euros, alors qu’il s’établissait un an plus tôt à … 0,1 million d’euros. Son Ebitda(*) courant atteint 92,1 millions d’euros, ce qui représente une hausse de 103 % par rapport au premier semestre de l’exercice précédent. Quant à son chiffre d’affaires, il ressort à 1,34 milliard d’euros, soit une progression de 33 %. Ces excellentes performances sont à mettre au crédit d’une forte progression des marges, grâce à une politique efficace de réduction des coûts, et surtout d’une très forte augmentation des volumes et des prix dans l’activité des Services à l’environnement.

(*) L’EBITDA est un terme signifiant « earnings before interest, taxes, depreciation, and amortization » en Anglais. Sa traduction française est relayée sous le sigle BAIIA pour « bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement« . Son nom est assez explicite puisque cet indicateur met en évidence le profit généré par l’activité indépendamment de sa politique de financement (charges d’intérêts), de sa politique d’investissement (amortissements) et de ses contraintes fiscales.

Stéphane Leterrier nommé DG de Coved

2 mai 2017

Paprec a signé l’achat de Coved, l’ancienne filiale de Saur, début avril. Stéphane Leterrier vient d’être nommé Directeur général de cette société spécialisée dans les services aux collectivités.Stephane_Leterrier_-_Coved

Âgé de 46 ans, Stéphane Leterrier est diplômé de l’Essec. Il a fait ses premiers pas dans le monde professionnel chez l’expert de l’audit et du conseil financier Mazars puis comme responsable du contrôle de gestion au sein du groupe Pernod Ricard. Il a ensuite intégré en 2001 le groupe Suez Environnement comme directeur financier d’une filiale régionale puis a occupé différents postes opérationnels et de direction générale notamment en région Méditerranée et Rhône-Apes-Auvergne. Il a rejoint Paprec Group en novembre 2014, comme directeur délégué, et assure la supervision des activités en Rhône- Alpes-Auvergne, Méditerranée, Sud-Ouest et Grand Ouest. Nommé directeur général adjoint de Paprec Group en 2016, il était alors également en charge du pilotage et du développement national des services aux collectivités aux côtés du Président du Groupe. « Le rapprochement entre Paprec et Coved est une magnifique opportunité. Il va permettre au groupe ‎de renforcer son maillage territorial national avec plus de 200 implantations au total, d’élargir notre offre de services auprès de nos clients collectivités, d’accélérer notre développement dans ce domaine, et, enfin, d’être présent sur l’ensemble de la chaine de valeur du déchet « , précise Stéphane Leterrier. « La nomination de Stéphane Leterrier à la tête de Coved marque le parcours exemplaire que Stéphane a réalisé en quelques années au sein de Paprec et est un garant de l’importance de la réussite de cette fusion pour le groupe. Avec Coved en effet, le groupe deviendra un champion national de la collecte, de la valorisation et du recyclage des déchets », ajoute Jean-Luc Petithuguenin, PGD du groupe.

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