Archive for the 'Environnement' Category

Justice: Fermeture d’un ferrailleur dans la mayenne

13 novembre 2018

Le 6 novembre dernier a débuté à Lignières-Orgères en Mayenne, le démantèlement d’un parc de carcasses de voitures et de ferrailles.DSCF0501
Depuis des dizaines d’années sur le hameau du Grand-Etinoux, des centaines de carcasses de voitures hors d’usage étaient entassées sur des parcelles appartenant à un ferrailleur. En 2014, le propriétaire n’avait plus les autorisations nécessaires pour exploiter son entreprise de ferrailles.
Après un état des lieux des parcelles effectué en présence d’un huissier, la sous-préfète de l’arrondissement de Mayenne Noura Kihal-Flégeau, accompagnée d’une quinzaine de gendarmes, lui a signifié l’évacuation de la ferraille et des véhicules hors d’usage. Une décision qui a suscité l’opposition du ferrailleur. Pris d’un malaise, ce dernier a dû être évacué par les sapeurs-pompiers vers le centre hospitalier d’Alençon (Orne). L’évacuation du parc pourrait durer des semaines.  Le stock est évalué par les services de la préfetcure de la Mayenne à 400 tonnes de ferrailles et 300 véhicules hors d’usage .

(Le courrier de la Mayenne)

François de Rugy remplace Nicolas Hulot

5 septembre 2018

L’actuel président de l’Assemblée Nationale, François de Rugy, remplace Nicolas Hulot au poste de ministre de la Transition écologique et solidaire.2595821-passation-jpg  L’ex-EELV, désormais encarté LREM et qui se définit toujours comme écologiste, a été choisi pour remplacer Nicolas Hulot qui a démissionné le 28 août. Il devient par ailleurs le numéro trois du gouvernement.

GDE lance sa nouvelle ligne de traitement des DEEE

10 juillet 2018

Le groupe normand GDE lance une nouvelle ligne de tri pour le traitement des déchets issus des équipements électroniques (D3E).  20 000 tonnes par an seront traitéés sur le site de Rocquancourt. Guy Dauphin Environnement  représente aujourd’hui 1 300 salariés sur  70 sites et près de 4 millions de tonnes de matières recyclées.  

François Varane

François Varagne

François Varagne, le nouveau président du groupe,  vient d’inaugurer à Rocquancourt  (Calvados)  la nouvelle ligne de « tri ultramoderne », spécialement dédiée aux D3E, les déchets électroniques et électriques. À ses côtés, Christian Brabant, Directeur général d’Écosystèmes, un partenaire fort. Les déchets 3E représentent environ 1.4 million de tonnes dont 50 % sont collectés en France. C’est en mars dernier que GDE s’est dotée d’une ligne de fragmentation et de démontage de ces déchets.  « On passe du tri uniquement manuel à un tri automatique, à effectif constant (15 salariés) », déclare la direction de l’entreprise. Rocquancourt est le seul site en Normandie agréé pour le broyage du gros électroménager . Ces évolutions technologiques « constituent une réponse innovante au renforcement continu de la réglementation en matière de protection de l’environnement et de la santé humaine ».

GDE Rocquancourt

GDE Rocquancourt

Chaque année plus de 600 000 tonnes de déchets 3E sont traitées en France par une filière encadrée. Les performances de valorisation de l’ordre de 90 % sont significatives. Le gouvernement français a affiché des buts ambitieux, en fixant des objectifs de collecte à 65 % contre 50 % actuellement. Le besoin de traitement est estimé à 900 000 tonnes contre les 600 000 tonnes actuelles. Cet équipement représente un investissement d’un million d’euros.  « Dans un contexte de renforcement des normes environnementales », le site historique GDE de Rocquancourt, se positionne en leader avec cette nouvelle ligne de tri spécialement dédiée aux déchets électroniques et électriques. Les outils de GDE permettent de séparer les éléments polluants de ceux qui peuvent être recyclés (métaux ferreux et non ferreux). 20 000 tonnes de DEEE transitent chaque année à Rocquancourt et plus de 50 000 tonnes pour l’ensemble du Groupe. Cette activité s’est développée en partenariat avec l’éco-organisme Éco-systèmes depuis 2008.

Philippe MAILLARD, nouveau président de la FNAD

26 juin 2018

Philippe MAILLARD, Directeur Général Adjoint France de SUEZ vient d’être élu Président de la Fédération Nationale des Activités de la Dépollution et de l’Environnement (FNADE). Il succède à Jean-Marc BOURSIER qui occupait cette fonction depuis 2015.Zz66aLlE_400x400

Philippe Maillard, 50 ans, possède une grande expertise des métiers de l’environnement qu’il a acquis au sein du groupe Suez en occupant différentes fonctions de direction dans les métiers des déchets et de l’eau, en France et à l’International. Ingénieur diplômé de l’Ecole Polytechnique et de l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées, il a également présidé la Fédération professionnelle des entreprises de l’eau (FP2E) en 2014 et 2015. Philippe MAILLARD a déclaré lors du congrès de la FNADE ce 21 juin. « Je suis ravi et honoré du mandat que les adhérents de la FNADE me confient aujourd’hui. Nous avons de nombreux défis à relever ensemble, pour accompagner la transition écologique et les prochaines étapes de la Feuille de Route Economie Circulaire car le recyclage et la valorisation énergétique des déchets ont un rôle déterminant dans la boucle circulaire. Les entreprises de la FNADE contribuent activement à cet enjeu collectif et je suis convaincu de leur engagement. » La Feuille de Route Economie Circulaire, présentée en avril dernier par le gouvernement, encadre le chemin et les objectifs : réduction de 50% du stockage et recyclage de tous les plastiques à horizon 2025, incitation à trier plus et mieux… autant de défis qui nous imposent, en tant qu’industriels de l’économie circulaire, d’agir aux cotés des pouvoirs publics et des parties prenantes afin de permettre de faire de ces ambitions une réalité et une réalité pérenne.

70ème anniversaire du BIR à Barcelone

22 mai 2018

BIR

70éme anniversaire du BIR à Barcelone

15 février 2018

BIR

 

 

 

 

 

BIR Barcelone

La chine hausse le ton

22 janvier 2018

Le 18 juillet dernier, la Chine  informait l’Organisation mondiale du commerce (OMC) de son intention d’interdire l’entrée sur son territoire à 24 catégories de déchets solides, dont certains plastiques, papiers et textiles. Effective depuis le 1er janvier, cette décision fait peser le risque d’un « scénario-catastrophe » pour l’environnement dans les pays riches… et met dans la panade sa propre industrie de la récupération.dechets-electroniques-chine

Depuis le 1er janvier, la porte du géant asiatique est fermée à 24 catégories de déchets solides, dont certains plastiques, papiers et textiles, une mesure annoncée seulement six mois plus tôt par Pékin, qui avance des motifs écologiques. Cette nouvelle donne du marché planétaire des déchets s’avère problématique pour les industriels américains et européens, habitués à voir une Chine avide de matières premières absorber la majeure partie de leurs déchets pour les recycler, et qui disposent de très peu de temps pour se retourner.  « C’est un séisme » et « on a toujours l’onde de choc. Cela a mis notre industrie en situation de stress car la Chine est tout simplement le premier marché mondial pour l’exportation de matières recyclables », se désole Arnaud Brunet, directeur du Bureau international du recyclage (BIR) basé à Bruxelles. L’Union européenne (UE) exporte la moitié de ses plastiques collectés et triés, dont 85% vers la Chine. Les Etats-Unis ont eux envoyé en 2016 en Chine plus de la moitié de leurs exportations de déchets de métaux non ferreux, papiers et plastiques, soit 16,2 millions de tonnes. »On va chercher des solutions alternatives, essayer d’identifier de nouveaux marchés de substitutions, à supposer qu’ils aient les capacités de traitement: on parle de l’Inde, du Pakistan ou du Cambodge », suggère M. Brunet. Mais cela pourrait prendre du temps: « Les capacités de traitement ne se déplacent pas comme ça du jour au lendemain », et dans l’immédiat l’accumulation des déchets, notamment en Europe, est « un risque majeur », prévient-il. L’interdiction de Pékin pose aussi un épineux problème aux entreprises chinoises du recyclage, extrêmement dépendantes des déchets occidentaux. « Cela va devenir difficile de travailler », admet Zhang Jinglian, propriétaire d’une société de traitement des déchets plastiques, Huizhou Qingchun. Plus de la moitié de sa « matière première » est importée et sa production va donc être réduite « d’au moins un tiers », explique-t-il à l’AFP, disant avoir dû récemment se séparer d’une dizaine d’employés. Les répercussions sont plus drastiques encore pour la société Nantong Heju, dans le Jiangsu (est): « Nous stoppons notre activité et cherchons désormais à nous reconvertir », confie un responsable à l’AFP.

Mais la décision chinoise pourrait à terme avoir pour effet positif de muscler les filières de retraitement. L’UE vient de dévoiler  sa stratégie pour réduire l’utilisation des plastiques à usage unique, avec pour objectif que tous les emballages de ce type soient recyclables d’ici 2030. Seulement 30% des déchets plastiques des Européens sont recyclés à l’heure actuelle. Le reste finit incinéré pour produire de l’énergie (39%) ou en décharge (31%). »Nous devrions utiliser cette décision pour nous remettre en question et nous demander pourquoi nous, Européens, ne sommes pas capables de recycler nos propres déchets », argue le commissaire Frans Timmermans.

(AFP)

Bonne année 2018

Les chiffres-clés du recyclage 2016

11 novembre 2017

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La Métropole Européenne de Lille (MEL) se tient prête à accueillir le Technocentre

22 septembre 2017

Capitale des Hauts-de-France et dotée de nombreux atouts, la Métropole Européenne de Lille (MEL) se tient prête à accueillir le Technocentre Régional de la Méthanisation des Hauts-de-France. Elle a  déposé son dossier de candidature suite à l’appel d’offre lancé par la Région des Hauts-de France.

Le CVO de Sequedin/MEL

Le CVO de Sequedin/MEL

« Alors que notre métropole est la plus agricole de France, nous dépendons aujourd’hui à plus de 95% d’énergies produites en dehors de notre territoire et majoritairement d’origine fossile. Pour la MEL, il y a donc une véritable opportunité pour un développement plus durable, conciliant économie d’énergie et développement des énergies renouvelables et de récupération. Notre objectif est aujourd’hui de quadrupler la production d’énergie renouvelable. » explique Damien Castelain, Président de la Métropole Européenne de Lille. La méthanisation est un processus naturel de dégradation de matières organiques conduisant à la production de biogaz permettant ainsi une valorisation énergétique des déchets fermentescibles issus de l’agriculture (élevage ou cultures), de l’industrie agroalimentaire, ou des boues de station d’épuration. Grâce à un processus d’épuration pour extraire le dioxyde de carbone, le biogaz devient du biométhane, équivalent au gaz naturel, pouvant être injecté dans le réseau de distribution et desservir les utilisateurs de gaz.

Avec ses nouvelles compétences, notamment dans le domaine de la distribution d’énergie et des bornes de recharges électriques, la Métropole Européenne de Lille veut être un acteur majeur de la transition énergétique. De plus, la MEL a été pionnière dans le domaine, avec l’injection dans le réseau de distribution, du biométhane produit par son Centre de Valorisation Organique* (CVO), une première en France. La station d’épuration de Marquette-lez-Lille OVILLEO, inaugurée en 2015, méthanise elle aussi ses boues d’épuration pour produire du gaz et de l’électricité, directement utilisés sur le site. Ce process va d’ailleurs être étudié puis installé dans les autres stations d’Houplin-Ancoisne, Wattrelos et Neuville-en-Ferrain.

Damien Castelain, Président de la MEL

La MEL possède également des atouts géographiques. Elle bénéficie d’abord d’une position stratégique au coeur de l’Eurométropole. En outre, la présence importante d’agriculteurs sur son territoire fait de la métropole un territoire mixte urbain et rural, doté d’une agriculture variée proposant des intrants de qualité et des débouchés pour le digestats. « Pour accueillir ce futur Technocentre Régional, la MEL a retenu le port de Wambrechies, un terrain de 2 hectares situé à proximité de gisements agricoles et d’accès de qualité. De plus, ayant pour objectifs de proposer sur un même site une usine performante de méthanisation, un centre de recherche et développement et un centre de formation, je propose que ce site soit nommé Euraméthanisation, en cohérence avec nos autres sites d’excellence, véritables piliers pour les filières économiques prioritaires. Ce site devra aussi permettre le développement d’une activité industrielle. » ajoute Damien Castelain.

CVO: Le Centre de Valorisation Organique (CVO), situé à Sequedin, traite chaque année 108 600 tonnes de biodéchets récoltés sur le territoire métropolitain. Ils proviennent notamment des déchets ménagers organiques, des restaurants collectifs des administrations (établissements scolaires, maison de retraites, centres hospitaliers, etc.) et des déchets verts issus des déchetteries. A partir de ces déchets, le CVO produit du compost et du biogaz. Le compost est ensuite revendu aux agriculteurs et mis à disposition gratuitement pour les métropolitains dans les déchetteries. Le biogaz est transformé en biométhane pour être ensuite revendu à GrDF et alimenter de réseau de bus circulant sur la métropole.

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