Archive for the 'Industrie' Category

GDE lance sa nouvelle ligne de traitement des DEEE

10 juillet 2018

Le groupe normand GDE lance une nouvelle ligne de tri pour le traitement des déchets issus des équipements électroniques (D3E).  20 000 tonnes par an seront traitéés sur le site de Rocquancourt. Guy Dauphin Environnement  représente aujourd’hui 1 300 salariés sur  70 sites et près de 4 millions de tonnes de matières recyclées.  

François Varane

François Varagne

François Varagne, le nouveau président du groupe,  vient d’inaugurer à Rocquancourt  (Calvados)  la nouvelle ligne de « tri ultramoderne », spécialement dédiée aux D3E, les déchets électroniques et électriques. À ses côtés, Christian Brabant, Directeur général d’Écosystèmes, un partenaire fort. Les déchets 3E représentent environ 1.4 million de tonnes dont 50 % sont collectés en France. C’est en mars dernier que GDE s’est dotée d’une ligne de fragmentation et de démontage de ces déchets.  « On passe du tri uniquement manuel à un tri automatique, à effectif constant (15 salariés) », déclare la direction de l’entreprise. Rocquancourt est le seul site en Normandie agréé pour le broyage du gros électroménager . Ces évolutions technologiques « constituent une réponse innovante au renforcement continu de la réglementation en matière de protection de l’environnement et de la santé humaine ».

GDE Rocquancourt

GDE Rocquancourt

Chaque année plus de 600 000 tonnes de déchets 3E sont traitées en France par une filière encadrée. Les performances de valorisation de l’ordre de 90 % sont significatives. Le gouvernement français a affiché des buts ambitieux, en fixant des objectifs de collecte à 65 % contre 50 % actuellement. Le besoin de traitement est estimé à 900 000 tonnes contre les 600 000 tonnes actuelles. Cet équipement représente un investissement d’un million d’euros.  « Dans un contexte de renforcement des normes environnementales », le site historique GDE de Rocquancourt, se positionne en leader avec cette nouvelle ligne de tri spécialement dédiée aux déchets électroniques et électriques. Les outils de GDE permettent de séparer les éléments polluants de ceux qui peuvent être recyclés (métaux ferreux et non ferreux). 20 000 tonnes de DEEE transitent chaque année à Rocquancourt et plus de 50 000 tonnes pour l’ensemble du Groupe. Cette activité s’est développée en partenariat avec l’éco-organisme Éco-systèmes depuis 2008.

l’Europe taxe les produits américains

22 juin 2018

L’Union européenne (UE) a lancé sa contre-offensive dans le conflit commercial qui l’oppose à Donald Trump. Bruxelles impose désormais des droits de douane additionnels sur des dizaines de produits américains, comme les jeans, le bourbon ou les motos.images

Ces nouvelles taxes, officiellement entrées en vigueur vendredi 22 juin à minuit, se veulent la réponse des Européens aux taxes de 25 % sur l’acier et de 10 % sur l’aluminium imposées par les Etats-Unis à la plupart des pays du monde, dont certains de ses alliés. « La décision unilatérale et injustifiée des Etats-Unis » d’imposer ces droits de douane « ne nous laisse pas d’autre choix », a insisté cette semaine la commissaire européenne au commerce Cecilia Malmström. « Les règles du commerce international ne peuvent être violées sans réaction de notre part », a précisé Mme Malmström, ajoutant que « si les Etats-Unis supprimaient leurs tarifs douaniers », les mesures européennes seraient « également supprimées ».7599405_41bf847a-23a2-11e8-b04e-5d8fb6547543-1_1000x625

Pour le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, la réponse européenne se veut « claire et mesurée » face à une décision américaine qui « défie toute logique ». Les taxes imposées par l’UE s’appliquent sur une liste de biens fabriqués aux Etats-Unis, comme des produits agricoles (riz, maïs, tabac…), en acier, ainsi que des véhicules (motos, bateaux…) ou du textile. « Si nous avons choisi des produits comme les Harley-Davidson, le beurre de cacahuète, le bourbon, c’est parce qu’il y a des alternatives sur le marché. Nous ne voulons rien faire qui puisse nuire aux consommateurs, a expliqué jeudi le vice-président de la Commission européenne Jyrki Katainen. De plus, ces produits auront politiquement une forte portée symbolique. »
Avant l’UE, le Mexique, également concerné, avait déjà mis en place début juin des mesures de rétorsion contre Washington, tandis que le Canada a promis de le faire début juillet. Dans ce contexte, déjà marqué par les tensions entre la Chine et les Etats-Unis, le spectre d’une guerre commerciale mondiale commence à se dessiner. Le risque est d’autant plus grand que Donald Trump envisage aussi de taxer les automobiles étrangères, ce qui porterait tout particulièrement préjudice aux constructeurs japonais et allemands. La crainte d’une escalade dans le conflit a d’ailleurs agité jeudi les bourses européennes, qui ont fini dans le rouge. Les Européens ont longtemps espéré échapper aux taxes punitives annoncées en mars par Donald Trump. Mais après deux exemptions temporaires et des tentatives de discussions commerciales avec Washington, l’UE a finalement vu ces taxes s’appliquer le 1er juin. Dans la foulée, les Européens ont déposé une plainte devant l’Organisation mondiale du commerce (OMC). images-1

Ils comptent aussi instaurer des mesures dites « de sauvegarde » pour protéger leur marché de l’acier et de l’aluminium étrangers qui ne trouveraient plus de débouchés aux Etats-Unis. Les mesures de rétorsion appliquées depuis vendredi sur les produits américains correspondent, en valeur, aux dommages causés par la décision américaine sur les exportations européennes d’acier et d’aluminium vers les Etats-Unis, soit un total de 6,4 milliards d’euros en 2017

(AFP/Le Monde)

70ème anniversaire du BIR à Barcelone

22 mai 2018

BIR

Baisse des ferrailles en Avril

29 mars 2018

Depuis quelques semaines, Donald Trump fait planer des incertitudes sur les échanges commerciaux de la planète.

Cours du cuivre 2018 (LME Londres)

Cours du cuivre 2018 (LME Londres)

Ces menaces perturbes aussi les marchés des matières premières et particulièrement l’acier, les métaux et par ricochet les ferrailles et métaux recyclés . A Londres,  le « London Metal Exchange » (LME) est la baisse. les cours du cuivre, de l’aluminium, du plomb, de l’étain, du  zinc et du nickel … sont en chute libre et affolent la demande. Les investisseurs sont à la prudence ! « La perspective de mesures protectionnistes ajoute un risque supplémentaire à la baisse à nos prévisions de cours », indique ainsi Michael Cohen chez Barclays.
Pour les ferrailles, des baisses des prix sont déjà annoncées pour ce mois d’Avril. A suivre…

ArcelorMittal sur le départ en Belgique

29 mars 2018

ArcelorMittal pourrait se séparer de son site de production de Liège en Belgique – le dernier en Wallonie – pour s’assurer le rachat du sidérurgiste italien Ilva. Selon les informations données  par « Lecho.be« , le groupe indien devrait se débarrasser de certains actifs en Europe pour éviter une position dominante sur le continent. Il s’attend en tout cas à ce que les autorités européennes de concurrence lui en fassent la demande. Aucune précision n’est pour l’instant donnée sur les actifs éventuellement concernés. Toujours selon ce journal, on devrait en savoir plus le 21 mai, date à laquelle l’Union européenne devrait rendre sa décision concernant le dossier du géant italien Ilva, le plus grand site de production d’acier en Europe. Outre le site belge, des usines en Italie (Magona), en République Tchèque (Ostrava), en Roumanie (Galati) et au Luxembourg (Dudelange) seraient également concernées.

ArcelorMittal et Nippon Steel associés sur le marché indien

15 mars 2018

ArcelorMittal s’est associée au japonais Nippon Steel pour tenter de racheter l’indien Essar Steel (1) et accentuer sa présence en Inde, une opération qui pourrait dépasser les 6 milliards de dollars, selon l’agence de notation financière Fitch.

M.Lakshmi Mittal

M.Lakshmi Mittal

Déjà implantée en Inde, pays d’où est originaire son président M. Mittal, ArcelorMittal pourrait avec cette opération considérablement augmenter ses parts de marché dans la région. « Cela fait quelques années que le groupe cherche à rentrer sur le marché indien, un des rares marchés où la production et la consommation d’acier vont croître dans les années à venir », a expliqué à l’AFP Ambroise Lecat de Roland Berger, considérant l’opération comme « très positive ». « Essar représente une opportunité extraordinaire pour ArcelorMittal d’entrer sur le marché à forte croissance de l’acier indien », avait déclaré son PDG, Lakshmi Mittal, à la mi-février lors d’une précédente offre d’achat. Essar Steel, avec une capacité de production de presque 10 millions de tonnes par an, représente environ 9 % des capacités actuelles du géant de la sidérurgie mondiale. ArcelorMittal a « depuis des décennies, une logique de parts de marché. Chaque fois qu’il y a un « bid » (une offre), ils sont là. Surtout pour des actifs en faillite » et donc « pas chers », a commenté pour l’AFP Fabrice Farigoule, analyste chez Alphavalue, jugeant l’annonce « pas étonnante », contrairement au montant de la transaction avancé par Fitch qu’il a jugé « énorme ».h

Selon l’agence de notation qui évalue régulièrement la dette à long terme du groupe (notée BB+), le montant de l’offre, qui n’a pas été officiellement dévoilé, pourrait osciller entre 6 et 7 milliards de dollars. Un montant qui paraît d’autant plus important que le groupe ArcelorMittal est engagé dans un plan de réduction de sa dette avec comme objectif de la ramener à 6 milliards de dollars contre 10,1 milliards à fin décembre. A titre de comparaison, l’année dernière, un consortium mené par ArcelorMittal avait racheté le sidérurgiste italien en difficulté Ilva pour 1,8 milliard d’euros, pour un potentiel de production estimé entre 6 et 9,5 millions de tonnes par an. La décision de s’associer à Nippon Steel pour mener l’opération, via la formation d’une coentreprise, a néanmoins été jugée raisonnable et logique par les analystes, même si la forme précise que prendra cette association n’est pas encore connue. « Nous pensons qu’ensemble, nous pouvons contribuer par notre expertise et technologie à soutenir le redressement rapide d’Essar », a expliqué M. Mittal.

(1)Fondée en 1976, Essar Steel India est une filiale du conglomérat Essar Group fondé par les frères milliardaires Ruia. Malgré un chiffre d’affaires de 219,6 milliards de roupies en 2016 (2,7 milliards d’euros), l’entreprise s’est retrouvée dans l’incapacité de restructurer sa dette et a été mise en vente en juillet 2017 dans le cadre d’une procédure de liquidation.

(AFP)

Vallourec Saint-Saulve, la fin d’un mythe

7 mars 2018

 

Les salariés de la tuberie Vallourec de Saint-Saulve, qui étaient en grève depuis jeudi dernier et bloquaient l’accès à l’usine mardi matin, ont voté la reprise du travail après des négociations menées avec la direction.  vallourec-star-to-lay-off-up-to-80-workers-at-youngstown-steel-mill_8488

Hier matin, les salariés de la tuberie bloquaient l’accès de leur usine, ainsi que celle de l’aciérie Ascoval. Ce blocage n’aura duré qu’une journée. Une forte mobilisation musclée avant que ne débute les négociations du plan social. Toutefois, en fin de journée, ils ont voté à la quasi-unanimité la reprise du travail, pour ce matin mercredi. « Les négociations avec la direction ont abouti; les salariés ne perdront pas d’argent pour les derniers jours de grève« , explique Claude Triboulet, délégué CFDT. La direction avait en effet proposé aux salariés de faire passer leurs jours de grève pour des RTT.  « C’était important pour les salariés de ne pas perdre d’argent. Nous, les représentants syndicaux, on aura besoin d’eux pendant les négociations du PSE« , a poursuivi Claude Triboulet.  La mobilisation autour de la tuberie fait suite à l’annonce de la direction de supprimer des lignes de production à Saint-Saulve, entraînant la suppression de 164 postes. Cette situation s’ajoute à la confusion autour de l’acièrie voisine Ascoval en péril depuis la mise en redressement d’Ascométal. Véritable « star » dans les années 1980-1990, ce site de Vallourec à Saint-Saulve, leader et innovant, était cité en exemple et visité par les sidérurgistes du monde entier. Il a perdu peu à peu de sa superbe pour être aujourd’hui  au seuil de sa fermeture définitive à plus où moins cour terme. La fin d’un mythe!

70éme anniversaire du BIR à Barcelone

15 février 2018

BIR

 

 

 

 

 

BIR Barcelone

28 heures dans la métallurgie allemande

6 février 2018

Un premier pas vers la semaine de vingt-huit heures dans la métallurgie en Allemagne vient d’être franchi! Le patronat a obtenu, en échange, davantage de flexibilité pour augmenter le temps de travail hebdomadaire à quarante heures pour les salariés qui le souhaitent.warnstreik-ig-metall-schweinfurt-100~_v-img__16__9__xl_-d31c35f8186ebeb80b0cd843a7c267a0e0c81647

Les salariés de la métallurgie allemande vont pouvoir réduire leur temps de travail à vingt-huit heures par semaine, sans compensation salariale et pour un temps limité . Un accord de branche en ce sens, à forte portée symbolique dans la première économie européenne, a été annoncé dans la nuit de lundi 5 à mardi 6 février par le syndicat et les employeurs du secteur. La fédération des employeurs de ce secteur a parlé dans un communiqué d’un « compromis supportable » mais contenant des « éléments douloureux ».

L’accord a été conclu après des semaines de négociations et en parallèle de débrayages à l’appel d’IG Metall pour soutenir ses revendications, portant notamment sur davantage de flexibilité pour les salariés dans la définition de leur temps de travail. Sur ce point, ils ont obtenu une ouverture importante et symboliquement forte avec la généralisation du droit au temps partiel à vingt-huit heures hebdomadaires. Dorénavant les salariés du secteur ayant au moins deux ans d’ancienneté dans leur entreprise pourront demander à bénéficier de cette réduction de leur temps de travail pour une durée comprise de six et vingt-quatre mois, à l’issue de laquelle ils auront la garantie de pouvoir retrouver leur poste à temps plein.888835720-coupeuse-machine-fraiseuse-travail-des-metaux-metallurgie

Il s’agit d’une avancée pour le syndicat de branche IG Metall. En revanche, ce dernier n’a pas obtenu satisfaction d’une autre de ses revendications clés : que les salariés concernés bénéficient dans le même temps d’une compensation financière partielle de leur employeur pour le manque à gagner. Il s’agira donc d’un temps partiel strict.

« Cela va aider les salariés à mieux combiner vie professionnelle et vie privée », a souligné la fédération patronale du secteur dans un communiqué. Mais « avec cette solution nous avons fait en sorte que la revendication initiale d’IG Metall d’une compensation financière » pour le temps partiel « ne soit pas retenue », a-t-elle ajouté.

Le patronat a aussi obtenu en échange davantage de flexibilité pour augmenter le temps de travail à quarante heures par semaine pour les salariés qui le souhaitent, contre trente-cinq heures en moyenne dans le secteur. L’accord, qui comprend aussi un volet sur les augmentations de salaire, a été conclu dans un premier temps par les représentants des employeurs de la métallurgie et d’IG Metall dans la région du Bade-Wurtemberg. Cette région, où sont implantés de nombreux constructeurs automobiles, a toutefois valeur de zone pilote pour l’ensemble du secteur, qui devrait reprendre à son compte le compromis dans les jours à venir.

Liberty House reprend Rio Tinto à Dunkerque

10 janvier 2018

LONDRES (Reuters) – Liberty House, la branche industrielle du conglomérat indien GFG Alliance (Gupta Family Group), a annoncé mercredi avoir présenté une offre contraignante de rachat de la fonderie d’aluminium de Rio Tinto à Dunkerque, la plus grande d’Europe.vue-aerienne-dunkerque-jpg

Liberty House, dirigé par l’homme d’affaire Sanjeev Gupta, n’a pas indiqué le prix offert mais a dit que cette initiative s’inscrivait dans le cadre d’un programme d’investissement de deux milliards d’euros lancé en France, grâce notamment à l’environnement favorable créé par le gouvernement du président Emmanuel Macron. Reuters a rapporté en décembre, de sources proches du dossier, que Liberty House étudiait une offre pour la fonderie, dont la valeur était alors estimée à 200 millions d’euros. Elle avait été créée en 1991 par Péchiney, qui fut racheté par le canadien Alcan, lui-même absorbé par Rio Tinto en 2007. « Il s’agit du premier pas significatif de GFG en Europe continentale, que nous espérons poursuivre (…) non seulement dans l’aluminium, l’acier et l’automobile, mais également en amenant nos autres branches, y compris dans l’énergie, les services bancaires et la promotion immobilière, à explorer les opportunités en France et en Europe », a déclaré Sanjeev Gupta. Liberty House a investi des centaines de millions d’euros dans des acquisitions, dont la fonderie d’aluminium Rio Tinto en Ecosse et le sidérurgiste australien en faillite Arrium. « Cette offre contraignante (…) est la meilleure option pour le développement du site de production tout en créant de la valeur pour Rio Tinto dans le cadre de la rationalisation de son portefeuille », a déclaré Alf Barrios, directeur général de la branche aluminium de Rio Tinto, dans un communiqué distinct. « Liberty House a une grande expérience dans le rachat d’actifs de ce type, ce qui devrait assurer un avenir à long terme pour Aluminium Dunkerque et préserver son impact économique bénéfique pour la communauté dans son ensemble. »

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