France Recyclage News

A chinese lion statue

Avec l’accroissement constant de la demande intérieure de la Chine et de l’Inde, le secteur des matières secondaires est devenu un segment crucial, aux enjeux économiqueset environnementaux vitaux pour des pans entiers de notre industrie. Le monde change de centre de gravité ! Dans un contexte politique et économique qui ne s’annonce guère favorable, il faut rester attentif aux évolutions de l’Asie. Le moindre événement géopolitique, et même météorologique, provoque une variation des prix, des coûts de production d’une ampleur jamais vue dans le passé. Le secteur du recyclage a bien sûr les yeux rivés sur ce nouvel horizon qui dicte ses lois aux marchés.

Dans ce contexte, l’individualisme est synonyme de défense de son pré-carré. Il engendre agressivité et solitude. L’entreprise peut en payer le prix ! La société autocentrée, amoureuse de ses procédés, de ses techniques, de son esprit « maison », de son glorieux passé et de ses certitudes, n’a plus une once de chance de survie. Au cœur d’une bataille mondiale, dans laquelle les consommateurs ont dorénavant l’embarras du choix, face à une offre multipliée, ce n’est plus le chef d’entreprise qui dirige, mais son client. Face à cette complexité, dorénavant : « la modestie est révolutionnaire ! »

Jean-Paul DELBERT

 

GDE lance sa nouvelle ligne de traitement des DEEE

10 juillet 2018

Le groupe normand GDE lance une nouvelle ligne de tri pour le traitement des déchets issus des équipements électroniques (D3E).  20 000 tonnes par an seront traitéés sur le site de Rocquancourt. Guy Dauphin Environnement  représente aujourd’hui 1 300 salariés sur  70 sites et près de 4 millions de tonnes de matières recyclées.  

François Varane

François Varagne

François Varagne, le nouveau président du groupe,  vient d’inaugurer à Rocquancourt  (Calvados)  la nouvelle ligne de « tri ultramoderne », spécialement dédiée aux D3E, les déchets électroniques et électriques. À ses côtés, Christian Brabant, Directeur général d’Écosystèmes, un partenaire fort. Les déchets 3E représentent environ 1.4 million de tonnes dont 50 % sont collectés en France. C’est en mars dernier que GDE s’est dotée d’une ligne de fragmentation et de démontage de ces déchets.  « On passe du tri uniquement manuel à un tri automatique, à effectif constant (15 salariés) », déclare la direction de l’entreprise. Rocquancourt est le seul site en Normandie agréé pour le broyage du gros électroménager . Ces évolutions technologiques « constituent une réponse innovante au renforcement continu de la réglementation en matière de protection de l’environnement et de la santé humaine ».

GDE Rocquancourt

GDE Rocquancourt

Chaque année plus de 600 000 tonnes de déchets 3E sont traitées en France par une filière encadrée. Les performances de valorisation de l’ordre de 90 % sont significatives. Le gouvernement français a affiché des buts ambitieux, en fixant des objectifs de collecte à 65 % contre 50 % actuellement. Le besoin de traitement est estimé à 900 000 tonnes contre les 600 000 tonnes actuelles. Cet équipement représente un investissement d’un million d’euros.  « Dans un contexte de renforcement des normes environnementales », le site historique GDE de Rocquancourt, se positionne en leader avec cette nouvelle ligne de tri spécialement dédiée aux déchets électroniques et électriques. Les outils de GDE permettent de séparer les éléments polluants de ceux qui peuvent être recyclés (métaux ferreux et non ferreux). 20 000 tonnes de DEEE transitent chaque année à Rocquancourt et plus de 50 000 tonnes pour l’ensemble du Groupe. Cette activité s’est développée en partenariat avec l’éco-organisme Éco-systèmes depuis 2008.

Philippe MAILLARD, nouveau président de la FNAD

26 juin 2018

Philippe MAILLARD, Directeur Général Adjoint France de SUEZ vient d’être élu Président de la Fédération Nationale des Activités de la Dépollution et de l’Environnement (FNADE). Il succède à Jean-Marc BOURSIER qui occupait cette fonction depuis 2015.Zz66aLlE_400x400

Philippe Maillard, 50 ans, possède une grande expertise des métiers de l’environnement qu’il a acquis au sein du groupe Suez en occupant différentes fonctions de direction dans les métiers des déchets et de l’eau, en France et à l’International. Ingénieur diplômé de l’Ecole Polytechnique et de l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées, il a également présidé la Fédération professionnelle des entreprises de l’eau (FP2E) en 2014 et 2015. Philippe MAILLARD a déclaré lors du congrès de la FNADE ce 21 juin. « Je suis ravi et honoré du mandat que les adhérents de la FNADE me confient aujourd’hui. Nous avons de nombreux défis à relever ensemble, pour accompagner la transition écologique et les prochaines étapes de la Feuille de Route Economie Circulaire car le recyclage et la valorisation énergétique des déchets ont un rôle déterminant dans la boucle circulaire. Les entreprises de la FNADE contribuent activement à cet enjeu collectif et je suis convaincu de leur engagement. » La Feuille de Route Economie Circulaire, présentée en avril dernier par le gouvernement, encadre le chemin et les objectifs : réduction de 50% du stockage et recyclage de tous les plastiques à horizon 2025, incitation à trier plus et mieux… autant de défis qui nous imposent, en tant qu’industriels de l’économie circulaire, d’agir aux cotés des pouvoirs publics et des parties prenantes afin de permettre de faire de ces ambitions une réalité et une réalité pérenne.

l’Europe taxe les produits américains

22 juin 2018

L’Union européenne (UE) a lancé sa contre-offensive dans le conflit commercial qui l’oppose à Donald Trump. Bruxelles impose désormais des droits de douane additionnels sur des dizaines de produits américains, comme les jeans, le bourbon ou les motos.images

Ces nouvelles taxes, officiellement entrées en vigueur vendredi 22 juin à minuit, se veulent la réponse des Européens aux taxes de 25 % sur l’acier et de 10 % sur l’aluminium imposées par les Etats-Unis à la plupart des pays du monde, dont certains de ses alliés. « La décision unilatérale et injustifiée des Etats-Unis » d’imposer ces droits de douane « ne nous laisse pas d’autre choix », a insisté cette semaine la commissaire européenne au commerce Cecilia Malmström. « Les règles du commerce international ne peuvent être violées sans réaction de notre part », a précisé Mme Malmström, ajoutant que « si les Etats-Unis supprimaient leurs tarifs douaniers », les mesures européennes seraient « également supprimées ».7599405_41bf847a-23a2-11e8-b04e-5d8fb6547543-1_1000x625

Pour le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, la réponse européenne se veut « claire et mesurée » face à une décision américaine qui « défie toute logique ». Les taxes imposées par l’UE s’appliquent sur une liste de biens fabriqués aux Etats-Unis, comme des produits agricoles (riz, maïs, tabac…), en acier, ainsi que des véhicules (motos, bateaux…) ou du textile. « Si nous avons choisi des produits comme les Harley-Davidson, le beurre de cacahuète, le bourbon, c’est parce qu’il y a des alternatives sur le marché. Nous ne voulons rien faire qui puisse nuire aux consommateurs, a expliqué jeudi le vice-président de la Commission européenne Jyrki Katainen. De plus, ces produits auront politiquement une forte portée symbolique. »
Avant l’UE, le Mexique, également concerné, avait déjà mis en place début juin des mesures de rétorsion contre Washington, tandis que le Canada a promis de le faire début juillet. Dans ce contexte, déjà marqué par les tensions entre la Chine et les Etats-Unis, le spectre d’une guerre commerciale mondiale commence à se dessiner. Le risque est d’autant plus grand que Donald Trump envisage aussi de taxer les automobiles étrangères, ce qui porterait tout particulièrement préjudice aux constructeurs japonais et allemands. La crainte d’une escalade dans le conflit a d’ailleurs agité jeudi les bourses européennes, qui ont fini dans le rouge. Les Européens ont longtemps espéré échapper aux taxes punitives annoncées en mars par Donald Trump. Mais après deux exemptions temporaires et des tentatives de discussions commerciales avec Washington, l’UE a finalement vu ces taxes s’appliquer le 1er juin. Dans la foulée, les Européens ont déposé une plainte devant l’Organisation mondiale du commerce (OMC). images-1

Ils comptent aussi instaurer des mesures dites « de sauvegarde » pour protéger leur marché de l’acier et de l’aluminium étrangers qui ne trouveraient plus de débouchés aux Etats-Unis. Les mesures de rétorsion appliquées depuis vendredi sur les produits américains correspondent, en valeur, aux dommages causés par la décision américaine sur les exportations européennes d’acier et d’aluminium vers les Etats-Unis, soit un total de 6,4 milliards d’euros en 2017

(AFP/Le Monde)

70ème anniversaire du BIR à Barcelone

22 mai 2018

BIR

Guerre des taxes: la Chine riposte

2 avril 2018

La Chine avait promis une riposte. Elle l’a été officialisée, lundi 2 avril.a

En réponse aux taxes sur l’acier et l’aluminium récemment mises en place par l’administration Trump, Pékin a choisi d’en appliquer sur les importations de 128 produits américains, pour une valeur de 3 milliards de dollars (2,4 milliards d’euros), selon l’agence de presse Chine nouvelle.
La Chine avait prévenu en mars envisager de telles impositions, faisant craindre le déclenchement d’une guerre commerciale entre les deux géants économiques mondiaux. Les nouvelles taxes imposées par la commission chargée des tarifs douaniers au sein du Conseil d’Etat (gouvernement) portent sur des produits divers, allant des fruits à la viande de porc. « La suspension par la Chine de ses concessions tarifaires est un acte légitime adopté dans le cadre des règles de l’OMC pour sauvegarder les intérêts de la Chine », a déclaré le ministère chinois des Finances. Immédiatement après les annonces du président Trump le mois dernier, Pékin avait prévenu  que la Chine via la Commission chargée des tarifs  envisageait des taxes de 15 à 25 % sur certains produits.

Baisse des ferrailles en Avril

29 mars 2018

Depuis quelques semaines, Donald Trump fait planer des incertitudes sur les échanges commerciaux de la planète.

Cours du cuivre 2018 (LME Londres)

Cours du cuivre 2018 (LME Londres)

Ces menaces perturbes aussi les marchés des matières premières et particulièrement l’acier, les métaux et par ricochet les ferrailles et métaux recyclés . A Londres,  le « London Metal Exchange » (LME) est la baisse. les cours du cuivre, de l’aluminium, du plomb, de l’étain, du  zinc et du nickel … sont en chute libre et affolent la demande. Les investisseurs sont à la prudence ! « La perspective de mesures protectionnistes ajoute un risque supplémentaire à la baisse à nos prévisions de cours », indique ainsi Michael Cohen chez Barclays.
Pour les ferrailles, des baisses des prix sont déjà annoncées pour ce mois d’Avril. A suivre…

ArcelorMittal sur le départ en Belgique

29 mars 2018

ArcelorMittal pourrait se séparer de son site de production de Liège en Belgique – le dernier en Wallonie – pour s’assurer le rachat du sidérurgiste italien Ilva. Selon les informations données  par « Lecho.be« , le groupe indien devrait se débarrasser de certains actifs en Europe pour éviter une position dominante sur le continent. Il s’attend en tout cas à ce que les autorités européennes de concurrence lui en fassent la demande. Aucune précision n’est pour l’instant donnée sur les actifs éventuellement concernés. Toujours selon ce journal, on devrait en savoir plus le 21 mai, date à laquelle l’Union européenne devrait rendre sa décision concernant le dossier du géant italien Ilva, le plus grand site de production d’acier en Europe. Outre le site belge, des usines en Italie (Magona), en République Tchèque (Ostrava), en Roumanie (Galati) et au Luxembourg (Dudelange) seraient également concernées.

Paprec reprend Deroo

23 mars 2018

Pour développer son activité dans les Hauts-de-France et étendre son expertise sur l’ensemble de la chaîne du recyclage des déchets, Paprec reprend Deroo société familiale basée à Wizernes dans le Pas-de-Calais. Créée dans les années 50, Deroo est spécialisée dans le recyclage et le transport.

Marc Deroo

Marc Deroo

Le groupe Paprec élargit ses activités avec l’acquisition de l’entreprise familiale Deroo. Composée de 310 personnes, avec un chiffre d’affaires de 48 millions d’euros, cette société fondée en 1951 par Félix Deroo, le grand-père de l’actuel dirigeant, est basée à Wizernes, près de Saint-Omer, dans le Pas-de-Calais. Cette année, le groupe a acquis également Ikos Environnement, qui lui permet de développer ses capacités d’enfouissement pour les déchets ultimes et  ajoute ainsi un nouveau métier à son expertise : la méthanisation.
L’acquisition de Deroo répond à cette même logique : en premier lieu, asseoir sa présence cette fois dans les Hauts-de-France, avec un nouveau centre de recyclage qui complète les trois autres usines de la région (Béthune, Harnes, Quesnoy-sur-Deûle). Le site de Wizernes recycle chaque année 160 000 tonnes de papiers/cartons.  Deroo compte également une activité importante de transport, avec 230 chauffeurs qui sillonnent la région et les pays limitrophes.

Paprec N°1 du recyclage du papier-carton

Paprec N°1 du recyclage du papier-carton

Avec ses quatre usines de recyclage, un centre d’expertise  à Pont-Sainte-Maxence (dans l’Oise), une Installation de stockage de déchets non dangereux à Bimont (dans le Pas-de-Calais) et six sites Coved Environnement, plus de 1000 personnes du groupe Paprec travaillent en région Hauts-de-France dans le traitement des déchets. « En 25 ans, Paprec est devenu le premier acteur indépendant de l’ensemble de la gestion des déchets ; le groupe s’inscrit pleinement dans la transition écologique en assurant à ses 45 000 clients industriels et 1200 collectivités la valorisation la plus complète possible des déchets qui lui sont confiés en privilégiant la solution recyclage », souligne Jean-Luc Petithuguenin, Président-Fondateur de Paprec Group. « Les appels d’offres désormais sont nationaux et multi-matériaux : pour répondre, il fallait que nous nous adossions à un grand groupe », constate Marc Deroo. Le dirigeant, âgé de 65 ans poursuit « Je voulais aussi assurer un avenir à nos salariés, il était important pour moi de trouver un bon partenaire. Avec mon fils, Gauthier, j’accompagnerai le groupe Paprec dans les prochaines années pour assurer une transition réussie », poursuit le petit-fils du créateur.

ArcelorMittal et Nippon Steel associés sur le marché indien

15 mars 2018

ArcelorMittal s’est associée au japonais Nippon Steel pour tenter de racheter l’indien Essar Steel (1) et accentuer sa présence en Inde, une opération qui pourrait dépasser les 6 milliards de dollars, selon l’agence de notation financière Fitch.

M.Lakshmi Mittal

M.Lakshmi Mittal

Déjà implantée en Inde, pays d’où est originaire son président M. Mittal, ArcelorMittal pourrait avec cette opération considérablement augmenter ses parts de marché dans la région. « Cela fait quelques années que le groupe cherche à rentrer sur le marché indien, un des rares marchés où la production et la consommation d’acier vont croître dans les années à venir », a expliqué à l’AFP Ambroise Lecat de Roland Berger, considérant l’opération comme « très positive ». « Essar représente une opportunité extraordinaire pour ArcelorMittal d’entrer sur le marché à forte croissance de l’acier indien », avait déclaré son PDG, Lakshmi Mittal, à la mi-février lors d’une précédente offre d’achat. Essar Steel, avec une capacité de production de presque 10 millions de tonnes par an, représente environ 9 % des capacités actuelles du géant de la sidérurgie mondiale. ArcelorMittal a « depuis des décennies, une logique de parts de marché. Chaque fois qu’il y a un « bid » (une offre), ils sont là. Surtout pour des actifs en faillite » et donc « pas chers », a commenté pour l’AFP Fabrice Farigoule, analyste chez Alphavalue, jugeant l’annonce « pas étonnante », contrairement au montant de la transaction avancé par Fitch qu’il a jugé « énorme ».h

Selon l’agence de notation qui évalue régulièrement la dette à long terme du groupe (notée BB+), le montant de l’offre, qui n’a pas été officiellement dévoilé, pourrait osciller entre 6 et 7 milliards de dollars. Un montant qui paraît d’autant plus important que le groupe ArcelorMittal est engagé dans un plan de réduction de sa dette avec comme objectif de la ramener à 6 milliards de dollars contre 10,1 milliards à fin décembre. A titre de comparaison, l’année dernière, un consortium mené par ArcelorMittal avait racheté le sidérurgiste italien en difficulté Ilva pour 1,8 milliard d’euros, pour un potentiel de production estimé entre 6 et 9,5 millions de tonnes par an. La décision de s’associer à Nippon Steel pour mener l’opération, via la formation d’une coentreprise, a néanmoins été jugée raisonnable et logique par les analystes, même si la forme précise que prendra cette association n’est pas encore connue. « Nous pensons qu’ensemble, nous pouvons contribuer par notre expertise et technologie à soutenir le redressement rapide d’Essar », a expliqué M. Mittal.

(1)Fondée en 1976, Essar Steel India est une filiale du conglomérat Essar Group fondé par les frères milliardaires Ruia. Malgré un chiffre d’affaires de 219,6 milliards de roupies en 2016 (2,7 milliards d’euros), l’entreprise s’est retrouvée dans l’incapacité de restructurer sa dette et a été mise en vente en juillet 2017 dans le cadre d’une procédure de liquidation.

(AFP)

Pizzorno Environnement, l’un des meilleurs employeurs de France

7 mars 2018

Dans son palmarès 2017 des 500 meilleurs employeurs de France, le magazine Capital, en association avec l’institut d’étude Statista, vient de placer l’entreprise Pizzorno Environnement dans le trio de tête des entreprises du secteur de l’environnement, devant de grands groupes internationaux.p
L’enquête, faite auprès de 2.100 entreprises françaises de plus de 500 salariés de 32 secteurs d’activités différents, s’appuie sur le ressenti des collaborateurs de l’entreprise et des salariés des sociétés concurrentes du même secteur.
Le spécialiste du traitement des déchets (de la propreté en passant par la collecte, le tri et la valorisation des déchets auprès des collectivités et des industriels) et dont le siège est à Draguignan, se réjouie de ce classement. « Une véritable reconnaissance du travail accompli par notre groupe depuis de nombreuses années en matière d’insertion et de formation professionnelle« , se félicite Frédéric Devalle, son directeur général.

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