France Recyclage News

A chinese lion statue

Avec l’accroissement constant de la demande intérieure de la Chine et de l’Inde, le secteur des matières secondaires est devenu un segment crucial, aux enjeux économiqueset environnementaux vitaux pour des pans entiers de notre industrie. Le monde change de centre de gravité ! Dans un contexte politique et économique qui ne s’annonce guère favorable, il faut rester attentif aux évolutions de l’Asie. Le moindre événement géopolitique, et même météorologique, provoque une variation des prix, des coûts de production d’une ampleur jamais vue dans le passé. Le secteur du recyclage a bien sûr les yeux rivés sur ce nouvel horizon qui dicte ses lois aux marchés.

Dans ce contexte, l’individualisme est synonyme de défense de son pré-carré. Il engendre agressivité et solitude. L’entreprise peut en payer le prix ! La société autocentrée, amoureuse de ses procédés, de ses techniques, de son esprit « maison », de son glorieux passé et de ses certitudes, n’a plus une once de chance de survie. Au cœur d’une bataille mondiale, dans laquelle les consommateurs ont dorénavant l’embarras du choix, face à une offre multipliée, ce n’est plus le chef d’entreprise qui dirige, mais son client. Face à cette complexité, dorénavant : « la modestie est révolutionnaire ! »

Jean-Paul DELBERT

 

Véolia démantèle 2 plateformes pétrolières

16 janvier 2017

Veolia UK et son partenaire Peterson annoncent avoir remporté deux contrats pour le démantèlement et le recyclage de plateformes pétrolières sur leur site de Great Yarmouth, en Angleterre (comté de Norfolk).
Ces contrats couvrent la réception et le traitement à terre de matériaux offshore et de divers éléments associés pour le compte de l’un des majors de la production gazière. Ils contribueront à la création d’environ 10 nouveaux emplois. Les travaux, qui ont pour objectif un taux de recyclage de 96%, doivent démarrer au printemps 2017, une fois les plateformes remorquées jusqu’à terre. Les opérations de recyclage devraient durer environ quatre ans.

Le port de Bordeaux agréé pour le démantèlement des navires

9 janvier 2017

L’Union Européenne vient de publier la liste des sites internationaux de démantèlement de navires, agréés par l’institution. Bordeaux Port Atlantique figure parmi les 18 sites retenus dans le monde . Cette distinction reconnaît l’excellence des réalisations, des compétences, des procédures et des    équipements du pôle de recyclage de Bordeaux Port Atlantique. Elle récompense les investissements réalisés par Bordeaux Port Atlantique dans des outils qui lui permettent d’être un des plus important site français de cette liste en termes de tonnage et de dimensions et dans le top 6 européen :

La forme de radoub n°3 de Bassens

La forme de radoub n°3 de Bassens

Le site s’articule autour de la forme de radoub n°3 de Bassens (240m de long, 34m de large) cerné d’un terre-plein polyvalent de 3,5 hectares couvert de plusieurs milliers de m² de dalles étanches. L’ensemble des équipements répondent aux normes d’une ICPE, de l’Europe et de la Convention de Hong Kong.
Au cœur d’une des routes maritimes les plus importante du monde, ce site est le seul de la liste européenne qui est ouvert à tous les opérateurs de  démantèlement qui en font la demande et en appliquent les procédures. Recherché par ces sociétés, le site est actuellement occupé par la fin du chantier de démantèlement de l’ex-Jeanne d’Arc exécuté par le groupe Véolia pour le compte de la Marine Nationale. D’ici quelques semaines, l’ex-Colbert lui succédera pour clore un chantier global de démantèlement qui aura duré plus de 36 mois. Ces navires s’ajouteront à une liste de référence de batiments militaires et marchands en importante croissance depuis 2012. Bordeaux Port Atlantique prévoit de poursuivre en 2017 les investissements sur ces équipements afin de les optimiser et les rendre toujours plus compétitifs.

En France, deux autres sites ont également été retenus par l’UE: celui de la société « Les recycleurs bretons » Zone Industrielle de Kerbriant 29 610 Plouigneau ainsi que celui du groupe Baudelet,  MUG 616, Boulevard Jules Durand 76600 Le Havre.

Hausse de 5,1% des immatriculations en 2016

2 janvier 2017

Le CCFA (Comité des constructeurs français d’automobiles) débute l’année par une excellent nouvelle. Après les bonnes ventes de décembre sur le marché français (+5,8%)  le bilan d’immatriculations 2016 est largement positif.
En effet, la barre des 2 millions de véhicules particuliers neufs a été franchie sur les 12 derniers mois, une première depuis 2011 et l’époque de la prime à la casse. En 2016, 2 015 186 exemplaires exactement se sont écoulés sur le marché hexagonal, ce qui représente une hausse de 5,1% par rapport à 2015 (1 912 226 exemplaires), corrigée à 4,7% à nombre de jours ouvrables comparables.
Au total, si l’on ajoute les 410 097 immatriculations d’utilitaire légers (+8,1%), cela donne un total de 2 425 283 ventes, en hausse de 5,6% par rapport à 2015.

Bonne et heureuse année 2017

2 janvier 2017

FRN 17

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Le smic augmentera de 0,93 % en 2017

19 décembre 2016

En France, le salaire minimum de croissance (smic) va être revalorisé de 0,93% le 1er janvier 2017 mais sans bénéficier d’un « coup de pouce ». Il passera à 1 481 euros brut par mois.inf_smic.jpg

La ministre travail, Myriam El Khomri, l’a annoncé, lundi 19 décembre, aux partenaires sociaux, lors d’une réunion de la Commission nationale de la négociation collective (CNNC).,Cet arbitrage ne constitue pas une surprise : il est conforme à l’avis rendu par un comité d’experts indépendants pour éclairer l’exécutif sur le sujet. Celui-ci recommandait « la prudence et la modération » au vu « d’une conjoncture de l’emploi qui reste précaire » et « d’un taux de chômage toujours très élevé ».

GDE bloqué par le conseil d’État

12 décembre 2016

Après dix ans de conflit, c’est un coup d’arrêt définitif pour le site de stockage de déchets GDE à Nonant-le-Pin (Orne). Le Conseil d’État a décidé, vendredi 9 décembre 2016, de rejeter le pourvoi de l’entreprise GDE qui contestait un arrêt de la Cour d’appel de Nantes de mai 2016.GDE

Cette décision du Conseil d’État annule le projet d’un centre de stockage de déchets et d’un centre de tri sur cette commune. Ce centre d’enfouissement de résidus de broyage automobiles GDE, situé à Nonant-le-Pin, à quelques encablures du haras du Pin, a été bloqué à partir du mois d’octobre 2013 par des opposants « anti-GDE ». Le site a fonctionné pendant trois jours, avant d’être arrêté par les manifestants, qui en ont barré l’entrée avec camions, tracteurs, tentes… Pendant 346 jours, les anti-GDE se sont relayés jour et nuit pour bloquer l’entreprise. Ils reprochent à GDE d’avoir fait construire cette décharge au-dessus d’une nappe phréatique. Alors que GDE assure qu’il n’y a aucun risque, une contre-enquête mandatée par les opposants estime que la zone est inondable. Pendant des années, le dossier s’est enlisé dans un véritable bras de fer judiciaire, opposant l’entreprise GDE aux associations anti-GDE : Nonant environnement et Sauvegarde des terres d’élevage.opposants

« Le Conseil d’État n’a même pas jugé, il a déclaré la demande de GDE non recevable », a précisé Noëlle Sandoz à nos confrères de Ouest-France. « Il n’y a donc plus aucune issue pour GDE » peut se satisfaire la présidente du « Front de résistance de l’Orne ». Réaction plus prudente du conseil juridique des « anti-GDE », Jacques Carles, au micro de Tendance Ouest : « C’est la première dans la République qu’un projet aussi dangereux est arrêté in extrémis avant même qu’il ne pollue toute une région. Mais attention, GDE est toujours propriétaire des terres. Il ne faut pas que GDE introduise dans quelques mois un nouveau projet un peu différent, qui aboutisse à une situation aussi critique. »
Le lieu choisi pour implanter cette décharge est une zone de culture et d’élevage, au milieu d’un site « pôle d’excellence de la filière équine », au bord d’un site Natura 2000.

Paprec change de dimension

8 décembre 2016

Paprec annonce ce jeudi le rachat de Coved. Ce rachat permet à Paprec de grossir de 30% et  donne naissance à un groupe de 8000 personnes et 1,3 milliard d’euros de chiffre d’affaires.

Jean Luc Petithuguenin, Président Fondateur de Paprec

Coved, filiale du gestionnaire d’eau Saur, est spécialisée dans la collecte et la valorisation des déchets ainsi que dans le nettoyage des espaces publics. Coved, acronyme de Collecte, Valorisation, Énergie, Déchets, traite 2,4 millions de tonnes de déchets par an. Présente en province et en milieu rural, elle dessert 5 millions d’habitants et a enregistré en 2014 un chiffre d’affaires de 330 millions d’euros, selon le site déchets-infos. Sa société mère, Saur, est le troisième acteur du traitement de l’eau dans l’Hexagone, loin derrière Veolia et Suez. Saur a été repris in extremis en 2013 par les banques créancières de ses anciens actionnaires, incapables de rembourser leur dette d’acquisition. Depuis, le groupe cherche à lever du cash en se recentrant sur son cœur de métier. Il a donc annoncé début 2016 son intention de vendre Coved.

En le rachetant, Paprec renforce son poids dans le recyclage en France, un marché également dominé par Veolia et Suez. Paprec, qui a réalisé une cinquantaine d’acquisitions depuis sa reprise en 1995 par Jean-Luc Petithuguenin, ex-cadre de la Générale des Eaux (Veolia), réalise un chiffre d’affaires de près d’un milliard d’euros avec 20.000 clients. Il investit en moyenne 100 millions d’euros par an et recycle 7 millions de tonnes de déchets – papiers, plastiques, bois, métaux, déchets dangereux ou verts, etc., sur une centaine de sites. « C’est une nouvelle ère pour Paprec Group qui va réaliser la plus grande acquisition de son histoire. Nous le ferons comme nous l‘avons toujours fait, en respectant les valeurs de Coved et de Paprec et en pratiquant une intégration respectueuse des personnes et des clients », indique Jean Luc Petithuguenin.

Derichebourg confirme Bartin

1 décembre 2016

Le groupe Derichebourg confirme que la complète acquisition de la société Bartin Recycling, auparavant filiale du groupe Véolia, est intervenue ce mercredi 30 novembre 2016, toutes les conditions suspensives étant réalisées.  Bartin Recycling est spécialisée dans la collecte et le recyclage de métaux ferreux et non-ferreux. Elle assure sur une vingtaine de sites en France la valorisation des ferrailles. C’est un maillon majeur du secteur dans notre pays. L’entreprise valorise et recycle autour de 450.000 tonnes par an. Les sites  et activités de démantèlement et de déconstruction des matériels en fin de vie (aérien, maritime, ferroviaire) ne sont pas concernées par cette cession. Abderaman El Aoufir, directeur général délégué du groupe Derichebourg déclare :  » Cette acquisition s’inscrit dans une stratégie industrielle de long terme. Elle permet au groupe Derichebourg de développer son maillage territorial au niveau national et d’assurer l’approvisionnement de ses unités de recyclage par des volumes en provenance de ces sites récemment acquis.  »

Sous-marins nucléaires: on recycle!

3 novembre 2016

Sur les six sous-marins français de première génération entrés en service entre 1967 et 1985, cinq seront déconstruits sur un site spécialement aménagé au cœur du chantier de DCNS à Cherbourg.

Classée au titre de la protection de l’environnement (ICPE), la forme 5 du site DCNS de Cherbourg dans laquelle seront déconstruites les coques des cinq SNLE sera, dans un premier temps, remise à niveau. .

Classée au titre de la protection de l’environnement (ICPE), la forme 5 du site DCNS de Cherbourg dans laquelle seront déconstruites les coques des cinq SNLE sera, dans un premier temps, remise à niveau. .

Les premiers sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) développés par la France au lendemain de la Seconde Guerre mondiale vont être démantelés. La Direction générale de l’armement (DGA) a attribué ce marché de 100 millions d’euros à DCNS, le constructeur des SNLE. Sur les six bateaux de première génération entrés en service entre 1967 et 1985, cinq seront déconstruits sur un site aménagé au cœur du chantier de DCNS à Cherbourg. Le Redoutable, le tout premier SNLE porteur de la dissuasion nucléaire, a été transformé en musée à la Cité de la mer, à Cherbourg. Les cinq autres bateaux – Le Terrible, Le Foudroyant, L’Indomptable, Le Tonnant et L’Inflexible – seront démantelés par Veolia et désamiantés par Vinci, sous la maîtrise d’œuvre de DCNS.

Le sous-marin nucléaire lanceur d'engins Le Redoutable à la Cité de la Mer de Cherbourg

Le sous-marin nucléaire lanceur d’engins Le Redoutable à la Cité de la Mer de Cherbourg

Ces premiers SNLE ont été retirés du service actif entre 1991 et 2008. Leurs chaufferies nucléaires ont été placées en piscine de décontamination. Depuis, les sous-marins étaient parqués dans des bassins à Cherbourg. DCNS a entrepris les travaux d’aménagement du site, qui dureront vingt mois. Le démantèlement des SNLE durera jusqu’en 2027, à raison d’un bateau tous les deux ans. Les coques seront découpées, leurs ferrailles revendues et valorisés et les déchets traités. Ce contrat occupera 50 personnes chez DCNS et ses sous-traitants.

En pilotant le démantèlement des SNLE, le leader européen du naval militaire démontre «sa maîtrise de la totalité du cycle de vie des sous-marins, de la conception à la réalisation en passant par la maintenance et la déconstruction». C’est une bonne nouvelle pour le chantier de Cherbourg d’où sont sortis les quatre SNLE de deuxième génération – de type Le Triomphant – en service dans la Marine. À horizon 2020, DCNS espère engager la construction du premier SNLE de troisième génération en vue d’une mise en service dix ans plus tard.

Franck Supplisson quitte Ascométal

4 octobre 2016

Deux ans et demi après avoir repris Ascométal à la barre du tribunal de commerce, Franck Supplisson quitte la direction du spécialiste français des aciers spéciaux.fd

Il est remplacé par Alex Nick, directeur d’ArcelorMittal Luxembourg, comme le révéle « Le Républicain Lorrain ». En juin 2014, lorsqu’il reprend Ascometal, Franck Supplisson s’engage à conserver 1.820 salariés sur les 1.900 de l’entreprise, et à ne fermer aucune des six usines françaises. En 2015, Ascometal réalise un résultat de 66 millions d’euros pour un CA de 829 millions. « Nous serons à l’équilibre pour 2016!» indique Franck Supplisson. Après avoir annoncé en juillet le rachat de l’aciérie de Saint-Saulve (59) à Vallourec, le groupe a présenté à ses syndicats fin août une vaste réorganisation de ses sites, qui prévoit notamment l’arrêt de l’aciérie de Dunkerque-Leffrinckouke (59), employant 179 salariés.

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