France Recyclage News

A chinese lion statue

Avec l’accroissement constant de la demande intérieure de la Chine et de l’Inde, le secteur des matières secondaires est devenu un segment crucial, aux enjeux économiqueset environnementaux vitaux pour des pans entiers de notre industrie. Le monde change de centre de gravité ! Dans un contexte politique et économique qui ne s’annonce guère favorable, il faut rester attentif aux évolutions de l’Asie. Le moindre événement géopolitique, et même météorologique, provoque une variation des prix, des coûts de production d’une ampleur jamais vue dans le passé. Le secteur du recyclage a bien sûr les yeux rivés sur ce nouvel horizon qui dicte ses lois aux marchés.

Dans ce contexte, l’individualisme est synonyme de défense de son pré-carré. Il engendre agressivité et solitude. L’entreprise peut en payer le prix ! La société autocentrée, amoureuse de ses procédés, de ses techniques, de son esprit « maison », de son glorieux passé et de ses certitudes, n’a plus une once de chance de survie. Au cœur d’une bataille mondiale, dans laquelle les consommateurs ont dorénavant l’embarras du choix, face à une offre multipliée, ce n’est plus le chef d’entreprise qui dirige, mais son client. Face à cette complexité, dorénavant : « la modestie est révolutionnaire ! »

Jean-Paul DELBERT

 

Paprec change de dimension

8 décembre 2016

Paprec annonce ce jeudi le rachat de Coved. Ce rachat permet à Paprec de grossir de 30% et  donne naissance à un groupe de 8000 personnes et 1,3 milliard d’euros de chiffre d’affaires.

Jean Luc Petithuguenin, Président Fondateur de Paprec

Jean Luc Petithuguenin, Président Fondateur de Paprec

Coved, filiale du gestionnaire d’eau Saur, est spécialisée dans la collecte et la valorisation des déchets ainsi que dans le nettoyage des espaces publics. Coved, acronyme de Collecte, Valorisation, Énergie, Déchets, traite 2,4 millions de tonnes de déchets par an. Présente en province et en milieu rural, elle dessert 5 millions d’habitants et a enregistré en 2014 un chiffre d’affaires de 330 millions d’euros, selon le site déchets-infos. Sa société mère, Saur, est le troisième acteur du traitement de l’eau dans l’Hexagone, loin derrière Veolia et Suez. Saur a été repris in extremis en 2013 par les banques créancières de ses anciens actionnaires, incapables de rembourser leur dette d’acquisition. Depuis, le groupe cherche à lever du cash en se recentrant sur son cœur de métier. Il a donc annoncé début 2016 son intention de vendre Coved.

En le rachetant, Paprec renforce son poids dans le recyclage en France, un marché également dominé par Veolia et Suez. Paprec, qui a réalisé une cinquantaine d’acquisitions depuis sa reprise en 1995 par Jean-Luc Petithuguenin, ex-cadre de la Générale des Eaux (Veolia), réalise un chiffre d’affaires de près d’un milliard d’euros avec 20.000 clients. Il investit en moyenne 100 millions d’euros par an et recycle 7 millions de tonnes de déchets – papiers, plastiques, bois, métaux, déchets dangereux ou verts, etc., sur une centaine de sites. « C’est une nouvelle ère pour Paprec Group qui va réaliser la plus grande acquisition de son histoire. Nous le ferons comme nous l‘avons toujours fait, en respectant les valeurs de Coved et de Paprec et en pratiquant une intégration respectueuse des personnes et des clients », indique Jean Luc Petithuguenin.

Derichebourg confirme Bartin

1 décembre 2016

Le groupe Derichebourg confirme que la complète acquisition de la société Bartin Recycling, auparavant filiale du groupe Véolia, est intervenue ce mercredi 30 novembre 2016, toutes les conditions suspensives étant réalisées.  Bartin Recycling est spécialisée dans la collecte et le recyclage de métaux ferreux et non-ferreux. Elle assure sur une vingtaine de sites en France la valorisation des ferrailles. C’est un maillon majeur du secteur dans notre pays. L’entreprise valorise et recycle autour de 450.000 tonnes par an. Les sites  et activités de démantèlement et de déconstruction des matériels en fin de vie (aérien, maritime, ferroviaire) ne sont pas concernées par cette cession. Abderaman El Aoufir, directeur général délégué du groupe Derichebourg déclare :  » Cette acquisition s’inscrit dans une stratégie industrielle de long terme. Elle permet au groupe Derichebourg de développer son maillage territorial au niveau national et d’assurer l’approvisionnement de ses unités de recyclage par des volumes en provenance de ces sites récemment acquis.  »

Sous-marins nucléaires: on recycle!

3 novembre 2016

Sur les six sous-marins français de première génération entrés en service entre 1967 et 1985, cinq seront déconstruits sur un site spécialement aménagé au cœur du chantier de DCNS à Cherbourg.

Classée au titre de la protection de l’environnement (ICPE), la forme 5 du site DCNS de Cherbourg dans laquelle seront déconstruites les coques des cinq SNLE sera, dans un premier temps, remise à niveau. .

Classée au titre de la protection de l’environnement (ICPE), la forme 5 du site DCNS de Cherbourg dans laquelle seront déconstruites les coques des cinq SNLE sera, dans un premier temps, remise à niveau. .

Les premiers sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) développés par la France au lendemain de la Seconde Guerre mondiale vont être démantelés. La Direction générale de l’armement (DGA) a attribué ce marché de 100 millions d’euros à DCNS, le constructeur des SNLE. Sur les six bateaux de première génération entrés en service entre 1967 et 1985, cinq seront déconstruits sur un site aménagé au cœur du chantier de DCNS à Cherbourg. Le Redoutable, le tout premier SNLE porteur de la dissuasion nucléaire, a été transformé en musée à la Cité de la mer, à Cherbourg. Les cinq autres bateaux – Le Terrible, Le Foudroyant, L’Indomptable, Le Tonnant et L’Inflexible – seront démantelés par Veolia et désamiantés par Vinci, sous la maîtrise d’œuvre de DCNS.

Le sous-marin nucléaire lanceur d'engins Le Redoutable à la Cité de la Mer de Cherbourg

Le sous-marin nucléaire lanceur d’engins Le Redoutable à la Cité de la Mer de Cherbourg

Ces premiers SNLE ont été retirés du service actif entre 1991 et 2008. Leurs chaufferies nucléaires ont été placées en piscine de décontamination. Depuis, les sous-marins étaient parqués dans des bassins à Cherbourg. DCNS a entrepris les travaux d’aménagement du site, qui dureront vingt mois. Le démantèlement des SNLE durera jusqu’en 2027, à raison d’un bateau tous les deux ans. Les coques seront découpées, leurs ferrailles revendues et valorisés et les déchets traités. Ce contrat occupera 50 personnes chez DCNS et ses sous-traitants.

En pilotant le démantèlement des SNLE, le leader européen du naval militaire démontre «sa maîtrise de la totalité du cycle de vie des sous-marins, de la conception à la réalisation en passant par la maintenance et la déconstruction». C’est une bonne nouvelle pour le chantier de Cherbourg d’où sont sortis les quatre SNLE de deuxième génération – de type Le Triomphant – en service dans la Marine. À horizon 2020, DCNS espère engager la construction du premier SNLE de troisième génération en vue d’une mise en service dix ans plus tard.

Franck Supplisson quitte Ascométal

4 octobre 2016

Deux ans et demi après avoir repris Ascométal à la barre du tribunal de commerce, Franck Supplisson quitte la direction du spécialiste français des aciers spéciaux.fd

Il est remplacé par Alex Nick, directeur d’ArcelorMittal Luxembourg, comme le révéle « Le Républicain Lorrain ». En juin 2014, lorsqu’il reprend Ascometal, Franck Supplisson s’engage à conserver 1.820 salariés sur les 1.900 de l’entreprise, et à ne fermer aucune des six usines françaises. En 2015, Ascometal réalise un résultat de 66 millions d’euros pour un CA de 829 millions. « Nous serons à l’équilibre pour 2016!» indique Franck Supplisson. Après avoir annoncé en juillet le rachat de l’aciérie de Saint-Saulve (59) à Vallourec, le groupe a présenté à ses syndicats fin août une vaste réorganisation de ses sites, qui prévoit notamment l’arrêt de l’aciérie de Dunkerque-Leffrinckouke (59), employant 179 salariés.

Cours du cuivre LME sur 12 mois

19 septembre 2016

cuivre

Le Dieselgate touche Renault

23 août 2016

Le « dieselgate » va-t-il toucher l’industrie automobile française? Renault était dans une mini-toumente boursière ce matin – plus forte baisse du CAC 40 – mardi 23 août à midi – après les révélations du « Financial Times » sur les tests d’émissions de la commission Royale.vw-dieselgate
Selon le quotidien britannique, le rapport final de cette commission indépendante sur les émissions polluantes d’automobiles en France, publié fin juillet, aurait omis des informations clés laissant supposer que des véhicules diesel de Renault émettent dix à onze fois plus de gaz toxiques en conditions réelles que lors des tests antipollution. Contactés par le journal « Le Monde », ni Renault ni le ministère de l’environnement, que dirige Ségolène Royal, n’ont fait de déclaration.
De son côté, Volkswagen estime désormais que son « dieselgate » va lui coûter 18,4 milliards d’euros. Le constructeur allemand avait déjà passé 16,2 milliards d’euros dans ses comptes 2015. Il vient de rajouter 2,2 milliards d’euros dans les comptes du premier semestre 2016, une provision «en grande partie liée à de nouveaux risques juridiques survenus principalement en Amérique du Nord» dans le cadre du scandale des moteurs diesel truqués.

La Terre vit à crédit

8 août 2016

La journée mondiale du « dépassement » ne se célèbre pas, elle résonne comme un cri d’alerte!  A partir du lundi 8 août, l’humanité va vivre à crédit, puisant au-delà de ce que la planète peut lui procurer comme ressources naturelles en une année.Earth-Overshootday-550x289

C’est la date – un peu approximative, mais édifiante – qu’a arrêtée, pour 2016, le Global Footprint Network (GFN). Cet institut de recherches international, basé à Oakland (Californie), aux Etats-Unis, mène régulièrement cette campagne d’information axée sur ce jour fatidique (Earth Overshoot Day). Ses experts estiment qu’au rythme actuel, les humains auraient besoin de l’équivalent de 1,6 Terre pour assouvir leur surconsommation globale annuelle.
Les Australiens et les Américains sont les champions de cette démesure : si tous les Terriens vivaient sur le même pied qu’eux, ils engloutiraient les bienfaits d’au moins cinq planètes.

Derichebourg avale Bartin

21 juillet 2016

À travers la signature d’un contrat de cession d’actions, en date du 19 juillet, Derichebourg annonce qu’il va acquérir Bartin Recycling, filiale du groupe Veolia, spécialisée dans la collecte et le recyclage des métaux ferreux et non ferreux.logo-bartin

Derichebourg financera cette acquisition à partir de lignes de crédit existantes. L’opération sera effective après l’obtention de l’autorisation au titre du contrôle des concentrations. Le groupe Bartin Recycling exploite en France 23 sites spécialisés dans le recyclage des ferrailles, non ferreux et déchets. Acteur majeur de ce secteur industriel, l’entreprise valorise et recycle 850 000 tonnes par an. Les activités de démantèlement et de déconstruction des matériels en fin de vie (aérien, maritime, ferroviaire, installations industrielles) de Veolia ne sont pas concernées par cette cession.  »Cette acquisition permet au groupe Derichebourg de développer son maillage territorial au niveau national et d’assurer l’approvisionnement de ses unités de recyclage par des volumes en provenance de ces sites récemment acquis », explique Abderaman El Aoufir, directeur général délégué du groupe Derichebourg. Dans une économie industrielle lourde, génératrice de chutes et déchets métalliques en berne, ce regroupement assure en effet à Derichebourg une augmentation significative de sa « production » et donc de son chiffre d’affaire.

UBS communique avec Bercy

5 juillet 2016

La banque suisse UBS va devoir transmettre des informations aux autorités suisses sur des clients français à la suite d’une demande d’assistance administrative internationale en matière fiscale émise par la France, a annoncé le groupe mardi 5 juillet.SWITZERLAND-BANKING-COMPANY- UBS

La demande concerne des comptes liés à des clients actuels ou à d’anciens clients domiciliés en France sur la base de données datant de 2006 et 2008, a fait savoir la banque dans un communiqué. Les autorités fiscales françaises ont déposé une demande d’assistance administrative internationale en matière fiscale auprès de l’Administration fédérale des contributions (AFC) sur la base de la convention de double imposition entre la Suisse et la France, a expliqué la banque. L’AFC a accepté cette demande et adressé une ordonnance à UBS.
« La banque a exprimé son inquiétude à l’AFC quant au fait que les bases légales sur lesquelles se fonde cette requête sont pour le moins ambiguës », a toutefois précisé l’établissement dans son communiqué.

Asco-Industries en lutte pour la reprise de Vallourec Saint-Saulve (Nord)

21 juin 2016

Ascométal, maintenant « Asco-Industries » depuis sa reprise, le 27 mai 2014, par l’industriel français Franck Supplisson, fonctionne à 40 % de sa capacité.  Les 478 salariés du site de Leffrinckoucke doivent donc chômer une semaine par mois.  La crise mondiale  de l’acier combinée à celle du pétrole provoquent un affaiblissement considérable des carnets de commande.vallourec_thierry_truck« Nous n’avons quasiment plus de livraisons sur ce marché (du pétrole) » dit-on du côté de l’aciériste nordiste! De plus, le dumping exercé par la Chine, qui écoule son excédent d’acier en Europe, provoque une baisse généralisée  des prix  de l’acier.

Dans ce contexte, Asco-Industries mise sur une nouvelle activité – la production de poudre d’acier –, et le rachat de l’aciérie de Vallourec-Saint-Saulve, qui cherche un repreneur depuis avril 2015. « Notre aciérie est vieillissante, alors que celle de Vallourec a obtenu un investissement de 110 millions ». Du côté de chez  Vallourec-Saint-Saulve une décision  devrait  tomber en juillet.  Mais Asco-Industrie devra compter sur deux autres repreneurs pour contrarier ses ambitions. En visite dans le Valenciennois début juin, le ministre de l’Économie Emmanuel Macron expliquait que plusieurs repreneurs étaient en lice. Et pas qu’Ascométal, qui tient pourtant la corde depuis plus d’un an. Une information confirmée aux organisations syndicales depuis par Denis Husson, directeur des Affaires sociales de Vallourec, et le directeur de l’aciérie de Saint-Saulve.1054431916_B975941335Z.1_20150630070004_000_G764P7OCA.3-0

Après Asco-Industrie, un second partenaire potentiel est entré sur la « plate-forme » de consultation des principaux documents d’information sur une société à vendre. Asco n’est donc plus le seul partenaire potentiel en lice . Vallourec espère même entrer en négociations exclusives avec l’un des deux partenaires avant fin juillet, avec, selon l’intersyndicale de l’aciérie, « une offre engageante ». Comme le ministre, Vallourec souhaite le partenaire qui « assurera la meilleure pérennité de l’aciérie ». À suivre…

(Reuters)

Entrées âgées »