France Recyclage News

A chinese lion statue

Avec l’accroissement constant de la demande intérieure de la Chine et de l’Inde, le secteur des matières secondaires est devenu un segment crucial, aux enjeux économiqueset environnementaux vitaux pour des pans entiers de notre industrie. Le monde change de centre de gravité ! Dans un contexte politique et économique qui ne s’annonce guère favorable, il faut rester attentif aux évolutions de l’Asie. Le moindre événement géopolitique, et même météorologique, provoque une variation des prix, des coûts de production d’une ampleur jamais vue dans le passé. Le secteur du recyclage a bien sûr les yeux rivés sur ce nouvel horizon qui dicte ses lois aux marchés.

Dans ce contexte, l’individualisme est synonyme de défense de son pré-carré. Il engendre agressivité et solitude. L’entreprise peut en payer le prix ! La société autocentrée, amoureuse de ses procédés, de ses techniques, de son esprit « maison », de son glorieux passé et de ses certitudes, n’a plus une once de chance de survie. Au cœur d’une bataille mondiale, dans laquelle les consommateurs ont dorénavant l’embarras du choix, face à une offre multipliée, ce n’est plus le chef d’entreprise qui dirige, mais son client. Face à cette complexité, dorénavant : « la modestie est révolutionnaire ! »

Jean-Paul DELBERT

 

INDRA élargie son réseau

Jean-paul Delbert 23 janvier 2012

A l’occasion de sa convention annuelle qui s’est tenue à Monaco les 15 et 16 janvier, INDRA a présenté son nouveau réseau de marque constitué de 170 concessionnaires dont l’objectif est d’organiser, de normer et de développer le commerce de la pièce de réemploi automobile sous les couleurs de la nouvelle marque commerciale d’INDRA AUTOMOBILE RECYCLING.
En parallèle, INDRA a constitué son réseau de 320 centres de Véhicules Hors d’Usage (VHU) dès le 1er octobre dernier, conformément aux dispositions du décret VHU n° 2011-153 du 4 février 2011 et à l’arrêté du 27 juin 2011. INDRA AUTOMOBILE RECYCLING s’est engagée à animer et à former les acteurs de ce réseau pour l’atteinte, en 2015,  des 95% de réutilisation et de valorisation des VHU. Durant cette convention , la stratégie et les enjeux d’INDRA sur les trois prochaines années ont été déclinés et la toute nouvelle identité visuelle dévoilée.
INDRA AUTOMOBILE RECYCLINGet son réseau ont réalisé en 2011 un chiffre d’affaires de 260 millions d’euros et comptent 3000 collaborateurs travaillant au service de la déconstruction automobile et du réemploi de pièces automobiles. En 2011, ils ont pris en charge 350.000 véhicules hors d’usage au travers de leurs 320 centres VHU agréés. Près de 200 magasins de pièces de réemploi sont répartis sur l’ensemble du territoire national afin de répondre à la demande des particuliers comme des professionnels.

ArcelorMittal Gandrage symbole politique

Jean-paul Delbert 18 janvier 2012

«Ici reposent les promesses de N. Sarkozy.» Ces mots gravés sur la stèle – mystérieusement volée il y a quelques jours – résument le symbole.

L’ancienne aciérie ArcelorMittal de Gandrange est devenu synonyme des «promesses non tenues» du président L’un des échecs du quinquennat en matière de politique industrielle, selon la gauche, mais aussi pour certains à droite. Tout aussi symbolique en pleine campagne pour la présidentielle de 2012 : François Hollande et Martine Aubry s’y sont rendus ensemble hier mardi, à la veille du sommet social convoqué pour aujourd’hui à l’Elysée. (AFP)

TK Bremen: fin de vie annoncée

Jean-paul Delbert 18 janvier 2012

ERDEVEN (Morbihan) (AFP) – Les opérations de découpage du cargo TK Bremen, échoué le 16 décembre sur la plage d’Erdeven (Morbihan) se déroulent plus vite que prévu et devraient s’achever en milieu de semaine prochaine « au plus tard », a-t-on appris mardi auprès de l’entreprise chargée du chantier.

« Le cisaillage est allé beaucoup plus vite que prévu et s’achèvera en milieu de semaine prochaine au plus tard, peut-être dès ce week-end », a déclaré à l’AFP Peter Tromp, un des responsables de l’entreprise néerlandaise Euro Demolition, chargée du démantèlement du navire. Le moteur a été extrait le week-end dernier et une grande partie du château (la partie abritant les cabines) a été démantelée. « Les opérations vont plus lentement maintenant car nous abordons la chambre des machines, où nous devons procéder très prudemment pour éviter les écoulements d’huiles résiduelles », a détaillé M. Tromp. Sur les 2.000 tonnes de ferraille du cargo, 800 ont déjà été évacuées par camions. D’autres éléments, détachés de la coque, sont encore sur la plage où ils font l’objet d’une découpe plus fine en vue de leur transport, a indiqué Euro Demolition. Le cisaillage, entamé le 7 janvier, était prévu pour durer trois semaines, mais s’achèvera « avec plusieurs jours d’avance sur le programme », a souligné M. Tromp. Les semaines suivantes doivent être consacrées à la remise en état du site dunaire de Kerminihy, classé Natura 2000, qui doit être entièrement réhabilité au 6 avril, selon la préfecture. La semaine dernière, des associations écologistes comme Eau et Rivières de Bretagne ont relevé des irisations des eaux et dénoncé la rapidité « étonnante » avec laquelle était mené le chantier, jugeant que celle-ci « laisse des doutes sur une prise en compte correcte des incidences environnementales ». Le TK Bremen, cargo battant pavillon maltais, s’était échoué lors de la tempête Joachim mi-décembre.

Metaleurop Nord: plaidoiries au printemps

Jean-paul Delbert 13 janvier 2012

Dans le cadre de l’action en comblement de passif initiée par les liquidateurs judiciaires de Metaleurop Nord SAS, rejetée en première instance et dont la procédure d’appel est pendante , la Cour d’Appel de Douai a renvoyé l’affaire au 25 janvier prochain pour clôture de la mise en état et a fixé l’audience de plaidoiries au 12 avril 2012.

« Recylex prend acte de ce calendrier et reste concentré sur l’exécution de son plan de continuation, dont la sixième échéance, d’un montant total de 4 454 481,89 euros, a été payée le 24 novembre 2011. A ce jour, le solde des créances restant à payer jusqu’en 2015 dans le cadre du plan de continuation s’élève à 25 579 379,15 euros. » indique le Groupe dans un communiqué.

Encore un espoir pour la fonderie du Poitou

Jean-paul Delbert 11 janvier 2012

L’entreprise française Arche et la société américaine Aiken auraient déposé deux dossiers de proposition de reprise de la Fonderie du Poitou. Il y aurait aussi une offre de continuation d’activité par Montupet sur le bureau de l’administrateur, chargé du redressement de l’entreprise. En même temps, l’avenir de la Fonderie dépend fortement de son principal client, Renault et par conséquent de l’évolution de son carnet de commandes. Le tribunal de commerce de Nanterre a ordonné la poursuite de la période de redressement judiciaire de la fonderie jusqu’au 19 janvier. C’est à cette date que les offres de reprise seront révélées. Encore un espoir pour cette fonderie!

Renault va investir 420 millions d’euros dans son usine de Douai

Jean-paul Delbert 11 janvier 2012

Renault va investir 420 millions d’euros dans son usine de Douai, où le constructeur prévoit de rassembler la production de ses voitures moyen et haut de gamme, a annoncé mercredi le directeur général délégué du groupe.
« Nous allons investir dans notre usine de Douai pour l’ensemble de notre gamme moyenne et de notre gamme haute la valeur très importante de 420 millions d’euros qui seront consacrés au renouvellement des véhicules du segment C et du segment D », a déclaré Carlos Tavares, numéro 2 du groupe automobile, devant la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale.
Dans le cadre de son plan stratégique présenté en 2011, Renault a décidé de transférer la production de ses voitures haut de gamme de Sandouville à Douai, site spécialisé jusqu’ici dans les véhicules de taille moyenne. Sandouville se verra confier en échange la production du fourgon Trafic, assurée jusqu’ici par l’usine Nissan à Barcelone, en Espagne.

Découpage du TK Bremen échoué en Bretagne

Jean-paul Delbert 9 janvier 2012

Une puissante grue, équipée d’une cisaille hydraulique, a débuté samedi le découpage du TK Bremen, le cargo maltais échoué le 16 décembre pendant la tempête Joachim sur la plage d’Erdeven, dans le Morbihan.

Une première brèche de cinq mètres de haut sur huit de large a été pratiquée pour tester le matériel venu de Hollande en pièces détachées et assemblé sur place. Capables de couper des tôles d’une épaisseur de cinq centimètres alors que celles du cargo en font deux, les énormes mâchoires de l’engin vont d’abord détruire les superstructures du navire avant de le déchirer de la proue à la poupe. Les ferrailles seront ensuite redécoupées sur une plate-forme de travail aménagée en retrait puis chargées dans des conteneurs et évacuées par l’entreprise régionale, « les Recycleurs Bretons« . Le démantèlement du navire, confié à la société néerlandaise « Euro Démolition« , devrait durer environ un mois, selon Peter Tromp, responsable des opérations pour l’entreprise batave. Pour atteindre cet objectif, une équipe de dix personnes auxquelles s’ajoutent dix autres de l’entreprise sous-traitante bretonne se relaieront sur le chantier jour et nuit, sept jours sur sept, si les conditions météorologiques le permettent. « Ce chantier ne présente pas de difficulté particulière mais nous devons faire attention à l’environnement et prendre toutes les mesures pour le protéger », a ajouté Peter Tromp lors d’un point presse sur le site. Classé Natura 2000, cet espace dunaire protégé de 450 hectares au total devra avoir retrouvé son état initial le 6 avril prochain au plus tard, ont souligné les autorités locales. Après le pompage du carburant contenu dans les réservoirs, la première étape de ce chantier a consisté à retirer tout ce qui pouvait l’être du navire, notamment le mobilier et le matériel amovible. En début de semaine dernière, les pièces détachées de la grue , qui pèse plus de 250 tonnes, sont arrivées par semi-remorques aux abords de la plage pour y être assemblées. Des plaques métalliques ont été posées sur le site dunaire pour permettre l’accès des engins et des camions nécessaires au chantier en limitant autant que possible les dégradations. Le cargo, long de 109 mètres avec ses superstructures, ses mâts, sa passerelle et son moteur, représente plus de 2.000 tonnes de ferraille.

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L’action Derichebourg poursuit son repli

Jean-paul Delbert 12 décembre 2011

Oddo vient d’abaisser son objectif de cours sur la valeur Derichebourg à 2,3 euros, contre 2,5 euros auparavant, laissant sa recommandation « Neutre » inchangée.
La banque d’investissement fait remarquer que les « excellents résultats 2010/2011″ publiés le 8 décembre « ne constituent pas un indicateur avancé pour 2011/2012″. Il juge que la visibilité à court terme est réduite et anticipe un recul de près de 30% du résultat opérationnel courant du groupe pour le nouvel exercice. L’action Derichebourg a chuté de 55% depuis le début de l’année!
« Nous abaissons nos prévisions 2012 et 2013 pour intégrer les perspectives d’une dégradation plus prononcée qu’anticipé auparavant de l’environnement économique et de nouvelles hypothèses de prix des métaux et ferrailles », explique la banque. « Sur la base de nos nouvelles prévisions, la situation financière deviendrait à nouveau critique avec des covenants bancaires qui ne seraient plus respectés dès 2012″, a ajouté le spécialiste, dont le point de vue est partagé par d’autres analystes, qui soulignent les difficultés dans lesquelles se retrouverait le groupe si les prix de la ferraille venaient à baisser. « Si l’on devait connaître une situation similaire à celle d’il y a deux ans, le groupe sera très mal, d’autant que sa dette a déjà été restructurée plusieurs fois », a également indiqué un analyste tablant sur un marché de la ferraille difficile en cette fin d’année.

René Ricol coordonnera le soutien aux entreprises

Jean-paul Delbert 25 novembre 2011

L’ancien médiateur du crédit devient le grand ordonnateur de la politique de soutien aux entreprises. C’est une casquette de plus que René Ricol, le commissaire général à l’Investissement, accepte de porter. Mardi, François Baroin, ministre del’Economie, a annoncé sa nomination au poste de coordinateur de l’ensemble des dispositifs de soutien aux entreprises. Le contenu de cette mission sonne comme un aveu de la part du gouvernement. Avec CDC Entreprises, le commissariat général à l’Investissement (CGI), la banque publique Oséo, le Fonds stratégique d’investissement (FSI) et sa toute nouvelle déclinaison territoriale FSI Régions (La Tribune du 17 novembre) la médiation du crédit, la médiation des relations interindustrielles, France Investissement entre autres, la liste des dispositifs publics de soutien aux entreprises n’en finit pas. Il y a donc urgence à clarifier les responsabilités de chacun pour que l’action de l’Etat soit plus efficace. « Ma mission est simple, elle consiste à dépasser les individualismes pour que tous les outils à la disposition des entreprises leur permettent enfin de sortir de la crise et d’envisager l’avenir avec sérénité. Seul l’intérêt général doit primer », explique René Ricol au journal La Tribune. Ces « individualismes » se seraient traduits par d’âpres batailles pendant la phase d’élaboration de FSI Régions, l’ensemble des acteurs de ce projet souhaitant conserver leurs prérogatives… Même si François Baroin a annoncé sa nomination, René Ricol ne sera pas pour autant sous la tutelle de Bercy. Placé sous l’autorité de Matignon, comme dans sa fonction précédente au CGI, il n’aura de comptes à rendre ni à François Baroin, ni à Eric Besson, ministre de l’Industrie, ni à Frédéric Lefebvre, secrétaire d’Etat chargé des petites et moyennes entreprises. Ce n’est pas la première fois que René Ricol se voit proposer un costume sur mesure par le gouvernement. Expertcomptable, conseil-expert financier pendant sa carrière dans le privé, il inaugura la fonction de médiateur national du crédit en 2008 avant de devenir le premier commissaire général à l’investissement en 2010.

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